Pour pouvoir fonctionner, une société a besoin d’énergie, et, pour s’en convaincre, il suffit de voir à quel point tout est paralysé lorsqu’il y a une panne d’électricité.
Nous disposons de différentes sources d’énergies qui, toutes ont leurs avantages et inconvénients comme le charbon, le pétrole, le gaz, l’énergie hydraulique, le soleil, le vent et l’énergie nucléaire… En outre, toutes ces énergies peuvent servir à produire de l’électricité qui constitue, ainsi, une énergie secondaire.
Le charbon et, encore plus, le pétrole sont des énergies faciles à utiliser mais elles ont l’inconvénient de produire de grandes quantités de CO2. En effet, il s’agit de composés basés sur l’atome de carbone qui, pour produire de l’énergie, sont combinés à de l’oxygène, ce qui donne du CO2. En outre, et cela est surtout vrai pour le pétrole, les réserves ne sont pas inépuisables, ce qui finira, un jour ou l’autre, par poser problème.
Le gaz est, à ce niveau, fort similaire au pétrole mais contient, proportionnellement à son pouvoir énergétique, nettement moins de composant carbone, ce qui le rend moins producteur de CO2. Il en va de même, à des niveaux divers, pour les biocarburants et carburants de synthèse qui s’apparentent fort au pétrole et au gaz.
Les énergies dites renouvelables semblent moins polluantes et plus pérennes mais posent tout de même un problème essentiel : nul ne peut planifier le vent ou le soleil, ce qui rend leur rendement totalement aléatoire et non prévisible.
Enfin, le Nucléaire a l’avantage d’être peu polluant et particulièrement efficace pour produire de l’électricité. Il est, cependant, soumis à une opposition de certains qui est plus irrationnelle que basée sur des vérités scientifiques. Sa dangerosité supposée, qui provient sans doute de son utilisation pour les bombes atomiques, n’est, vraisemblablement pas plus importante que celle des autres sources d’énergie comme, par exemple, le gaz… On a bien eu la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, qui a marqué les esprits, mais le gaz en a produit nettement plus… Au cours de ces dernières années, dans notre pays, nous avons connu Ghislenghien, Liège et une multitude d’autres catastrophes de moindre incidence !
Le danger de prolifération constitue également une crainte mais, en ce qui concerne nos démocraties occidentales, cette dernière est totalement injustifiée… Il y a cependant lieu d’interdire à des pays dangereux et non respectueux de la vie humaine d’acquérir des connaissances dans ce domaine car ces régimes pourraient les utiliser pour fabriquer des bombes qu’ils pourraient utiliser.
La problématique des déchets constitue aussi un prétexte d’opposition mais ce dernier concerne toutes les opérations humaines et des solutions rationnelles et fiables existent.
Compte tenu des différents éléments que nous venons d’aborder, et de la volonté de réduire à la fois notre dépendance énergétique et la production de CO2, on ne peut que conclure que le nucléaire est absolument indispensable et que son rôle devra s’accroître dans l’avenir, ce que grand nombre de pays ont déjà compris.
En effet, si on abandonnait le nucléaire pour se tourner vers les énergies dites renouvelables, on se retrouverait rapidement dans une impasse car, d’une part, les moments où elles sont susceptibles de produire de l’électricité sont non planifiables et, d’autre part, le stockage de cette électricité est fort difficile. En optant pour ce choix, on devrait, soit compenser les baisses de production par des énergies productrices de CO2, soit imposer des restrictions à la population et aux entreprises.
En conclusion, une diminution, ou un abandon, de recours à l’énergie nucléaire aura pour effet induit probable d’imposer des restrictions importantes à la population. Ainsi, on pourrait arriver à un système de quotas d’énergie qui imposera aux personnes leur manière de vivre… Des parents, dont les enfants quittent la maison, pourraient, ainsi, être contraints d’aller vivre dans un logement plus petit, d’autres à déménager pour aller habiter sur le lieu de leur travail, … Bref, au nom de l’utilisation rationnelle de l’énergie et du refus idéologique de l’anergie nucléaire, on pourrait en arriver à imposer un régime liberticide !
VG