Août est, traditionnellement, un mois calme…

 

Au Break-Even Point, nous en avons profité pour aborder certains sujets plus généraux comme le nucléaire, les voitures de société ou, encore, une nouvelle manière dont l’Etat dispose pour récupérer les créances qui lui sont dues.

 

Nous avons également abordé un problème auquel vous devez, peut-être, faire face : le ralentissement de la vitesse de fonctionnement de vos programmes informatiques.

 

A côté de cela, vous trouverez nous autres rubriques comme la comptabilité, la fiscalité ou, encore, la finance.

 

Raymond Euchamps, Rédacteur en chef.

5 août 2010 - Publié dans Editorial | Aucun commentaire »

Lors de l’utilisation d’un logiciel comptable, les débutants négligent souvent cette notion qui est, pourtant, primordiale…

 

Les exercices sociaux, ou comptables, sont, en effet, divisés en périodes qui servent de base à la comptabilisation des opérations.  Même si quelques logiciels plus anciens se basent encore parfois sur les trimestres, la plupart des programmes actuels font correspondre les périodes et les mois civils.

 

Il est donc nécessaire de positionner les encodages dans la période à laquelle ils se rapportent, faute de quoi les écritures générées ne se trouveront pas au bon endroit, ce qui aura pour effet de fausser les bilans, comptes de résultats et déclarations TVA. Cette règle souffre toutefois de dérogations comme nous pourrons le voir plus bas.

 

Prenons le cas d’un achat, avec TVA déductible, effectué en janvier 2010. Ce dernier devra être encodé dans la période « janvier 2010 », ce qui aura pour effet de le faire figurer dans le compte de résultats de janvier et de faire figurer la déduction de la TVA y afférent dans la déclaration de janvier 2010 si le déclarant est mensuel ou dans celle du premier trimestre s’il s’agit d’un assujetti trimestriel.

 

Cette règle, évidente, n’est pas la seule à jouer et il arrive que l’on soit obligé d’y déroger. En effet, pour conférer un rôle probant à la comptabilité, les pièces figurant dans un journal doivent être encodées de manière séquentielle et, à l’intérieur d’un journal comptable, il n’est pas possible de revenir sur une période antérieure pour un nouvel encodage. Concrètement, cela veut dire que si on a déjà encodé des achats en février, il ne sera plus possible d’encoder cet achat en janvier et qu’il faudra donc le comptabiliser en février, ce qui entraînera le fait qu’il figurera dans le compte de résultats de février (sauf si on comptabilise en janvier un achat avec facture à recevoir) ainsi que dans la déclaration TVA de février.

 

Il existe également un autre cas pour lequel, même si cela est encore possible, on n’a pas intérêt à encoder cette facture dans le mois auquel elle se rapporte. Supposons que cette facture soit reçue tardivement et que la déclaration TVA de janvier ait déjà été déposée… Si on encode la facture en janvier, elle modifiera la déclaration TVA dans le logiciel mais cela n’aura aucun effet au niveau de l’administration et on aura, donc, tout intérêt à l’encoder dans la période de février.

 

En résumé, nous ne pouvons qu’insister sur l’importance du respect et de la bonne gestion des périodes car il s’agit d’un point essentiel pour tous ceux qui sont amenés à encoder des opérations comptables. Ceux qui souhaitent en savoir davantage, et éventuellement effectuer des exercices, peuvent obtenir encore nettement plus d’informations en se rendant sur un cours de comptabilité en ligne qui aborde, entre autres, ce point particulier.

 

Break-Even.

5 août 2010 - Publié dans Comptabilité | Aucun commentaire »

Avec la crise actuelle, de plus en plus de sociétés se retrouvent en perte et il n’est pas rare, surtout dans les PME et TPE, que les dirigeants comblent cette dernière afin de permettre à leur entreprise de survivre et passer cette mauvaise période.

 

Le législateur a prévu cette situation mais, comme vous vous en doutez certainement, a mis certaines conditions pour autoriser la déduction de cette prise en charge au niveau de la personne physique.

 

Tout d’abord, pour pouvoir y prétendre, vous devez absolument bénéficier d’une rémunération périodique en provenance de votre société. Ensuite, il faut que vous versiez effectivement le montant de cette prise en charge à votre société et un jeu d’écritures comptables ne pourra, donc, pas faire l’affaire.

 

Une fois cette opération réalisée dans les règles, il y aura des effets au niveau fiscal, ainsi qu’a celui des cotisations sociales.

 

La personne physique aura la possibilité de déduire de ses revenus le montant de la prise en charge, ce qui diminuera sa base taxable. De ce fait, ses impôts seront réduits, ainsi que ses cotisations sociales, vu que ces dernières sont calculées sur base du revenu diminué des charges admissibles.

 

En ce qui concerne la société, la prise en charge aura pour effet de diminuer la perte à reporter sur les exercices ultérieurs du montant de la prise en charge.

 

Globalement, toutefois, l’impact « négatif » sur la société sera, dans la plupart des cas, moindre que l’impact « positif » au niveau de la personne physique.

 

Break-Even

5 août 2010 - Publié dans Fiscalité | Aucun commentaire »

Pour pouvoir fonctionner, une société a besoin d’énergie, et, pour s’en convaincre, il suffit de voir à quel point tout est paralysé lorsqu’il y a une panne d’électricité.

 

Nous disposons de différentes sources d’énergies qui, toutes ont leurs avantages et inconvénients comme le charbon, le pétrole, le gaz, l’énergie hydraulique, le soleil, le vent et l’énergie nucléaire… En outre, toutes ces énergies peuvent servir à produire de l’électricité qui constitue, ainsi, une énergie secondaire.

 

Le charbon et, encore plus, le pétrole sont des énergies faciles à utiliser mais elles ont l’inconvénient de produire de grandes quantités de CO2. En effet, il s’agit de composés basés sur l’atome de carbone qui, pour produire de l’énergie, sont combinés à de l’oxygène, ce qui donne du CO2. En outre, et cela est surtout vrai pour le pétrole, les réserves  ne sont pas inépuisables, ce qui finira, un jour ou l’autre, par poser problème.

 

Le gaz est, à ce niveau, fort similaire au pétrole mais contient, proportionnellement à son pouvoir énergétique, nettement moins de composant carbone, ce qui le rend moins producteur de CO2. Il en va de même, à des niveaux divers, pour les biocarburants et carburants de synthèse qui s’apparentent fort au pétrole et au gaz.

 

Les énergies dites renouvelables semblent moins polluantes et plus pérennes mais posent tout de même un problème essentiel : nul ne peut planifier le vent ou le soleil, ce qui rend leur rendement totalement aléatoire et non prévisible.

 

Enfin, le Nucléaire a l’avantage d’être peu polluant et particulièrement efficace pour produire de l’électricité. Il est, cependant, soumis à une opposition de certains qui est plus irrationnelle que basée sur des vérités scientifiques. Sa dangerosité supposée, qui provient sans doute de son utilisation pour les bombes atomiques, n’est, vraisemblablement pas plus importante que celle des autres sources d’énergie comme, par exemple, le gaz… On a bien eu la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, qui a marqué les esprits, mais le gaz en a produit nettement plus… Au cours de ces dernières années, dans notre pays, nous avons connu Ghislenghien, Liège et une multitude d’autres catastrophes de moindre incidence !

 

Le danger de prolifération constitue également une crainte mais, en ce qui concerne nos démocraties occidentales, cette dernière est totalement injustifiée… Il y a cependant lieu d’interdire à des pays dangereux et non respectueux de la vie humaine d’acquérir des connaissances dans ce domaine car ces régimes pourraient les utiliser pour fabriquer des bombes qu’ils pourraient utiliser.

 

La problématique des déchets constitue aussi un prétexte d’opposition mais ce dernier concerne toutes les opérations humaines et des solutions rationnelles et fiables existent.

 

Compte tenu des différents éléments que nous venons d’aborder, et de la volonté de réduire à la fois notre dépendance énergétique et la production de CO2, on ne peut que conclure que le nucléaire est absolument indispensable et que son rôle devra s’accroître dans l’avenir, ce que grand nombre de pays ont déjà compris.

 

En effet, si on abandonnait le nucléaire pour se tourner vers les énergies dites renouvelables, on se retrouverait rapidement dans une impasse car, d’une part, les moments où elles sont susceptibles de produire de l’électricité sont non planifiables et, d’autre part, le stockage de cette électricité est fort difficile. En optant pour ce choix, on devrait, soit compenser les baisses de production par des énergies productrices de CO2, soit imposer des restrictions à la population et aux entreprises.

 

En conclusion, une diminution, ou un abandon, de recours à l’énergie nucléaire aura pour effet induit probable d’imposer des restrictions importantes à la population. Ainsi, on pourrait arriver à un système de quotas d’énergie qui imposera aux personnes leur manière de vivre… Des parents, dont les enfants quittent la maison, pourraient, ainsi, être contraints d’aller vivre dans un logement plus petit, d’autres à déménager pour aller habiter sur le lieu de leur travail, … Bref, au nom de l’utilisation rationnelle de l’énergie et du refus idéologique de l’anergie nucléaire, on pourrait en arriver à imposer un régime liberticide !

 

VG

5 août 2010 - Publié dans Economie | Aucun commentaire »

Nous écrivions fin juin que l’Union Européenne s’enfonçait dans le marasme sans véritable sursaut. Banques et gouvernements paraissent soulagés par le redressement de l’euro. Les financiers s’en frottent les mains eux qui viennent déjà d’être rassurés par les avis favorables sur la capitalisation des banques. Les politiques, de leur côté, ne font aucun effort de remise en question. La bourse en souffre et n’est pas prête d’en sortir. Face à ces problèmes et à d’autres que nous subodorions déjà en juin, il est souhaitable d’adapter la stratégie de placements.

 
Les indications fournies depuis le premier des 42 articles sont axées sur des placements sûrs qui prospèrent peu à peu sur une longue période. Les titres suivis offrent toujours le même avenir mais cet avenir est devenu plus chaotique parce que nos dirigeants dépensent mal l’argent des impôts et des taxes. Les grandes entreprises internationales n’en souffrent guère actuellement mais le tissu économique régional, entreprises et particuliers trinquent de plus en plus. D’autre part, nos dirigeants favorisent outrancièrement les créanciers de l’Etat et quand ils se penchent sur les malheurs des acteurs économiques ils pensent à « subsides », la réponse inadéquate par excellence.

 

Dans ce contexte dont on n’est malheureusement pas près de sortir, il nous semble de plus en plus pertinent de vendre, peu à peu au fur et à mesure de la hausse, des actions dont le cours dépasse 120 % de leur moyenne, même 115 % pour les moins volatiles comme, par exemple, Solvay et Nestlé. Le niveau de 130 % deviendra probablement assez rare mais possible. Le cas de Bekaert, qui ce vendredi matin 30 juillet paraît s’emballer, en est une illustration.

 

Pour des rachats, il reste intéressant de ne racheter que peu à peu en dessous du cours moyen. Les occasions ne manquent pas. Il ne faut surtout pas croire que les cours ne descendront guère.

 

Faut-il préférer les titres de la zone euro ou ceux de la zone dollar ? Il en faut des deux sortes car les dirigeants de ces deux zones ont des politiques économiques et monétaires très différentes pour ne pas dire opposées. Les fluctuations des deux monnaies font fluctuer le cours des actions et créent des occasions d’achat et de vente. General Electric, très décevante lors la crise financière, a déjà offert de belles occasions. Cette action descendue à 40 % du cours moyen en 2009 est remontée à 120 % en 2010. Depuis lors, elle est redescendue entre 90 et 95 %. Actuellement elle remonte au-dessus de 100 % malgré un dollar qui vient de s’affaiblir.

 

La stratégie précédente (acheter et laisser prospérer) est peut-être encore bonne à longue échéance. Mais, dans le contexte actuel, être actif comme nous le proposons depuis plusieurs mois, est probablement plus indiqué pour celui qui veut voir prospérer son patrimoine peu à peu chaque année. Cette dernière façon d’agir offre, déjà à court terme avec les titres du tableau, un beaucoup meilleur rendement que les placements à revenu fixe. Le fait d’avoir un compte à vue bien garni doit être considéré comme une aubaine et non une erreur au point de vue des placements. Cet argent pourra être placé de manière très avantageuse. Les nouvelles actuelles sont trop flatteuses pour durer et maintenir tous les cours au niveau actuel.

 

Depuis les conclusions favorables sur la capitalisation des banques, la bourse française s’est bien redressée comme la plupart des titres de banques européennes et de compagnies d’assurance. Cette euphorie s’est plus ou moins propagée aux autres valeurs européennes. La bourse américaine a également progressé. Nous pensons que ce mouvement est dû aux meilleurs résultats des entreprises industrielles américaines. En comparant le Dow Jones en $ au même indice évalué en €, vous constatez que la hausse est actuellement annulée par l’affaiblissement du $ et que le niveau de l’indice n’a pas bougé depuis un mois.

 

Pour vous aider également dans ce domaine, nous communiquerons dorénavant aussi dans le tableau le cours du $ et son cours moyen évalué comme les actions, donc constamment mobile. Depuis l’utilisation de l’euro pour les cotations, le $us, évalué en €, a fluctué entre 90 % et 116 % de son cours moyen. Donc la cotation du $ n’est pas descendue de plus de 10 % par rapport au cours moyen, et il n’a pas excédé de plus de 16 % le cours moyen. De 1999 à fin 2002, le $ a fluctué en mouvements rapides d’une amplitude maximale allant de 91 à 111 % du cours moyen. C’était le début de la cotation du €. Depuis 2003, année du redressement des bourses  après deux très mauvaises années, les mouvements ont été plus longs mais d’une moindre amplitude : 2003 (91-101-90), 2004 (101-90), 2005 (92-105), 2006 (102-95), 2007 (93-97). A partir de 2008, année où la crise financière frappe l’ensemble du monde, les fluctuations du $us tendent à devenir plus amples vers le haut, 2008 (91-116-100), 2009 (109-94), 2010 (112-101). Le plancher paraît stable à +/- 90 %. Les sommets récents sont plus hauts. Ils peuvent s’expliquer par une longue glissade de 2003 à 2007. Les sommets comme les creux sont presque tous de très courte durée, moins d’un mois, parfois même moins d’une semaine. L’ensemble est plutôt réconfortant. Différents usages pourront être faits de cette nouvelle indication, notamment le placement de trésorerie et l’appréciation des titres américains. N’oubliez pas non plus qu’une forte appréciation du $ pénalise les entreprises américaines exportatrices comme une hausse de l’euro pénalise les entreprises européennes qui exportent hors de la zone euro. Les mouvements de l’action Delhaize, fort active aux USA, sont partiellement provoqués par ces mouvements du $.

 

Dans le tableau, les cours se sont généralement redressés par rapport au mois précédent. Il se confirme que des opérations de vente et d’achat sont possibles et rentables. Les mouvements n’ont normalement pas la même ampleur pour des titres comme Solvay, Sofina, Nestlé, Sanofi, Total, General Electric, Procter & Gamble qui commencent à être intéressants à l’achat à 95 %, et d’autre part les autres actions où il vaut mieux attendre 90 % avant de commencer à acheter en prévoyant des achats par palier. Il en est de même pour la vente. Attention, en ce domaine rien n’est absolu. En effet, fin avril, General Electric a atteint brièvement 125 % alors que le niveau 115 % paraît plus normal.

 

Titres cours moyen un cours le cours/moyenne  
  le 29.07.10 le 29.07.10 le 29.07.10  
gg gg gg gg  
Dow Jones $   10262 10467 102.0 %  
Dow Jones en € 7775 8009 103.0 %  
Dollar us (en €) 0.7576 0.7652 101.0 %
(1)
gg gg gg gg  
Boeing 47.9 € 51.4 € 107.3 %  
General Electric 12.2 € 12.4 € 100.9 %  
Pfizer 12.2 € 11.5 € 94.4 %  
Procter & Gamble 46.3 € 47.2 € 102.0 %  
Schlumberger 46.5 € 45.8 € 98.4 %  
United Technologies C. 51.4 € 54.4 € 105.9 %  
gg gg gg gg  
DJ eurostoxx 50  2741 2753 100.4 %  
         
AXA 14.6 € 14.2 € 97.5 %  
Basf 42.6 € 44.8 € 105.2 %  
Bayer 47.8 € 44.1 € 92.3 %  
I.N.G. 6.9 € 7.7 € 110.7 %  
L.V.M.H. 82.8 € 92.1 € 111.1 %  
Sanofi-Aventis 50.4 € 44.8 € 89.0 %  
Siemens 69.6 € 74.7 € 107.4 %  
Total 40.3 € 38.4 € 95.2 %  
Unilever 22.1 € 22.5 € 102.0 %  
gg gg gg gg  
Robeco 20.4 € 20.7 € 101.2 %  
Unibail-Rodamco 140.2 € 149.9 € 106.9 %  
gg gg gg gg  
Anglo American Corp. 29.0 € 30.4 € 104.8 %  
Bekaert 124.7 € 150.5 € 120.7 %  
Delhaize 58.7 € 56.6 € 96.6 %  
Nestlé 35.4 € 37.8 € 106.7 %  
Rio Tinto 37.0 € 40.1 € 108.2 %  
Sofina 65.5 € 66.4 € 101.7 %  
Solvay 72.0 € 75.8 € 105.3 %  
(1) C’est souvent l’euro qui est apprécié en $us considéré comme monnaie dominante. Mais dans ce cas, le pourcentage indiquerait le niveau de l’euro et non du $. Le cours du 29.07 correspond à 1.3069 $ pour un €.

 

FG

5 août 2010 - Publié dans Finance | Aucun commentaire »

Notre Gouvernement Fédéral démissionnaire ne manque pas d’idées quand il s’agit de faire rentrer de l’argent dans les caisses…

 

En effet, depuis peu, la Police peut, lors d’un contrôle routier, vérifier si vous avez payé votre taxe de circulation ou de mise en circulation… Et, si vous n’êtes pas en ordre de paiement, elle a la possibilité de vous en demander le paiement immédiat et, si vous ne vous exécutez pas, de bloquer votre voiture… Pire, si le paiement n’est pas effectué dans les 72 heures, votre véhicule sera saisi !

 

Certains trouveront sans doute qu’il s’agit d’une bonne mesure et que ceux qui ne sont pas en ordre de paiement doivent être rappelés à l’ordre de manière vigoureuse… Ce raisonnement, qui peut paraître sain, à, pour différentes raisons que nous allons détailler ci-dessous, des effets pervers particulièrement dommageables pour notre économie.

 

Déjà, avant cette mesure, l’Etat disposait de moyens pour récupérer ses créances que les entreprises et citoyens n’ont pas… En ce qui concerne les impôts et taxes, l’Etat n’a pas besoin d’intenter une action en justice avant d’effectuer une saisie, ce qui n’est absolument pas le cas des citoyens et entreprises qui doivent passer par une procédure qui peut durer des années… En outre, dans un certain nombre de cas, les administrateurs et gérants de sociétés sont responsables, personnellement, du paiement des seules créances publiques (impôts et ONSS) même si leur société est à responsabilité limitée.

 

Cette mesure va donc, encore plus, amener les sociétés et personnes en difficulté à privilégier le paiement des dettes qu’ils ont envers l’Etat, ce qui aura pour effet inéluctable de défavoriser encore plus les autres créanciers.

 

Pour s’en convaincre, il suffit de mettre en parallèle les différentes positions au niveau du recouvrement des créances :
- L’Etat (dettes fiscales) peut effectuer une saisie sans passer par une décision de Tribunal et dispose, maintenant, d’un moyen de pression supplémentaire.
- L’ONSS bénéficie d’une procédure plus rapide devant le Tribunal du Travail et peut se retourner contre les dirigeants des sociétés. En outre, une dette envers cet organisme aura pour effet de bloquer certaines soumissions ainsi que l’octroi d’un prêt bancaire.
- Les banques ont, généralement, des cautions et garanties réelles qu’elles peuvent activer rapidement. En outre, une dette impayée est, dans un grand nombre de cas, renseignée à la BNB, ce qui rend tout nouveau crédit absolument impossible.
- Un créancier ordinaire doit, lui, passer par une longue procédure judiciaire et il n’est pas rare que, quand il obtient, enfin et après de longues années, la possibilité d’effectuer une saisie, son créancier soit devenu insolvable…

 

En conclusion, cette mesure va encore rendre plus difficile la situation des entreprises car, in fine, cette disposition visant à faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’Etat s’effectue au détriment des entreprises… Qui plus est, si vous regardez bien votre avis de taxe voiture, vous remarquerez que le délai de paiement est, maintenant,  de 15 jours !

 

Break-Even

5 août 2010 - Publié dans Juridique | Aucun commentaire »

Un certain nombre d’utilisateurs se plaignent que leurs programmes deviennent de plus en plus lents et cela se manifeste principalement au niveau des grosses applications comme celles de gestion ou de comptabilité.

 

Etant donné que le phénomène est plus sensible au niveau de certaines applications, la tentation est grande d’incriminer ces dernières… Sont-elles, donc, vraiment responsables de cette lenteur ?

 

Bien souvent, les applications qui deviennent ou semblent devenir plus lentes n’ont pas, ou peu, changé depuis le moment où on considérait que leur vitesse était suffisante… Dès lors, si on les replaçait dans la situation initiale, il n’y a aucune raison pour qu’elles aient un comportement, et donc une vitesse, différent de celui qui était le leur à l’époque car les systèmes globaux seraient similaires, ce qui exclut toute différence de fonctionnement. De ceci, on peut conclure que ces applications qui ralentissent ne sont absolument pas responsables de leur lenteur.

 

Plusieurs causes peuvent toutefois expliquer le phénomène.

 

D’une part, la masse de données traitées avec ces applicatifs s’est accrue, sans que la mémoire et la capacité du système informatique n’ait suivi la même évolution. On est donc dans le même cas que celui de la voiture qui, chargée, n’a plus les accélérations qu’elle avait lorsqu’elle devait transporter un poids moins lourd.

 

Une autre explication peut provenir du fait que, au fil de son utilisation, un ordinateur, comme un réseau informatique, accumule des informations, cookies et autres processus qui vont, petit à petit, encombrer le système en consommant de la capacité. Dans ce cas, l’application devient plus lente car le système informatique, encombré, est devenu moins performant. En outre, lorsqu’on écrit et efface, le système ne va pas réellement effacer les données sur le disque dur et finit par transformer ce dernier en gruyère sur lequel tous les fichiers, et plus particulièrement les plus gros d’entre-eux, sont fragmentés, ce qui ralentit encore les applications vu que votre ordinateur doit combiner les petits bouts de vos fichiers.

 

Les anti-virus jouent également un rôle important dans le sens où, pour vous protéger de dangers de plus en plus virulents, ils effectuent nettement plus de contrôles. Parmi ces derniers, certains se déclenchent chaque fois qu’on lance un applicatif ou qu’on accède au réseau, ce qui a pour effet d’ajouter une consommation de capacité supplémentaire lors du lancement et du fonctionnement des programmes, consommation qui, inexorablement, ralentit le fonctionnement du logiciel concerné. Il n’est, d’ailleurs, pas rare de constater que, quand on désinstalle les anti-virus, les logiciels deviennent, tout à coup, plus rapides.

 

Le réseau constitue aussi une des causes du ralentissement. En effet, au fil du temps, certains câbles se sont dégradés ou ont été croqués et les contacts se sont oxydés, ce qui diminue la performance. Parfois, même, on a ajouté des postes de travail supplémentaire en créant, de ce fait une sollicitation additionnelle du serveur, ce qui se paie au niveau de la vitesse.

 

En conclusion, différents facteurs expliquent ce ralentissement qui se manifeste surtout au niveau des logiciels les plus consommateurs en ressources. Pour y remédier et diminuer ce phénomène, il convient d’entretenir correctement l’infrastructure informatique en vérifiant les contacts et en procédant périodiquement à des nettoyages et défragmentations. Il y a également lieu d’éviter les applications et utilitaires qui consomment inutilement des ressources. Si cette politique ne suffit pas, il faudra envisager le remplacement de l’infrastructure par une plus récente et performante en mettant en rapport son coût avec le temps de travail économisé.

 

On remplace fréquemment une voiture après 4 ou 5 ans car on considère qu’elle est devenue moins performante ou moins fiable… En bonne gestion, on devrait en faire de même avec un réseau informatique car il est encore plus soumis au vieillissement qu’une voiture !

 

Break-Even

5 août 2010 - Publié dans Informatique | Aucun commentaire »

Pour l’année des revenus 2010, l’éco-chèque est exonéré de cotisations sociales et fiscales lorsque le montant global ne dépasse pas 250 euros. Si cette limite maximum est dépassée, le montant global des éco-chèques octroyés sera imposé dans le chef du travailleur.

 

L’éco-chèque est exonéré dans le chef du travailleur ou du dirigeant d’entreprise, moyennant le respect de certaines conditions. L’éco-chèque n’est pas déductible dans le chef de l’employeur.

 

Une des conditions est que le montant total de l’éco-chèque par travailleur ou par dirigeant d’entreprise et par période imposable, ne soit pas supérieur à 125 euros (pour l’année de revenus 2009 - exercice d’imposition 2010) et à 250 euros (à partir de l’année de revenus 2010 - exercice d’imposition 2011). Ce montant s’applique quel que soit le régime de travail (temps plein ou temps partiel).

 

Si dans une période imposable, un montant supérieur aux seuils précités est accordé, les éco-chèques sont dans leur totalité considérés comme des avantages imposables.

 

Exemple: En 2010, un employeur remet des éco-chèques à un travailleur pour un montant de 370 euros, dont 120 euros d’éco-chèques se rapportant à l’année 2009 mais qui ne sont payés qu’en 2010, et 250 euros d’éco-chèques se rapportant à l’année 2010 et également payés en 2010.

 

Puisqu’au cours de 2010, un montant total de 370 euros d’éco-chèques a été accordé, le montant total est imposé dans le chef du travailleur.

 

Attention! Les éco-chèques constituent dans ce cas des frais professionnels déductibles dans le chef de l’employeur, mais uniquement à la condition que le montant figure sur une fiche fiscale !

 

Une lecture des CCT sectorielles sur les éco-chèques nous enseigne que les secteurs suivants peuvent dépasser le montant de 250 EUR pour 2010:

 

CP 220.00 employés de l’industrie alimentaire

 

CP 306.00 assurances

 

La CP 220 nous a informés que la question sera sans doute abordée lors d’une prochaine réunion de la commission paritaire. La CP 306 est également interrogée sur ce point.

 

 Source: Circulaire n° Ci.RH.242/604.311 (AFER 47/2010) du 25.06.2010.

 

SD WORX

5 août 2010 - Publié dans Social | Aucun commentaire »

Le 18/09/2010 à Woluwé St. Lambert

 
UCL - Auditoire Pierre Lacroix
début : 09:00:00 - Durée : 4h - Prix : 0EUR

 
Avec la participation de : Monsieur Stéphane Mercier, Comptable-fiscaliste agréé, Ingenieur commercial, Professeur à l’ULB et à l’EPHEC

 

Organisateur : Institut Professionnel des Comptables et Fiscalistes agréés (IPCF)
Pour tout renseignement vous pouvez prendre contact avec Daniëlle Maligo
Tél : 02.626 0380 - Fax : 02.626 0390
E-mail : danielle.maligo@ipcf.beSite internet

5 août 2010 - Publié dans Agenda | Aucun commentaire »

Ces derniers temps, on voit, dans la presse, de plus en plus d’article qui mettent en avant le fait que les voitures de société coûteraient 4 milliards à l’Etat…

 

Même si  ce n’est pas leur intention, on a l’impression d’assister à une campagne dont l’objectif est de supprimer, ou réduire fortement, les avantages liés aux voitures de société. Nous sommes, d’ailleurs, persuadés que certaines personnes trouvent injuste que d’autres puissent bénéficier de véhicules de société et, par conséquent, souhaitent que ce ne soit plus le cas.

 

Même si une partie de ces personnes ont des intentions louables, il faut tout de même dire qu’elles vont, encore plus, dégrader notre situation économique…

 

En effet, dans notre pays, les voitures sont fortement taxées avec une taxe de mise en circulation importante, une taxe de circulation annuelle conséquente, et une multitude d’autres taxes et cotisations qui affectent surtout les voitures de société. Si on renforce encore cette taxation dissuasive, on va détruire définitivement le segment de marché des voitures de société avec toutes les conséquences que cela aura au niveau de notre économie et de l’emploi.

 

S’il est devenu impossible, ou fort coûteux, de disposer d’une voiture de société, les personnes devront, soit renoncer à posséder une automobile, soit opter pour un modèle plus petit car leur budget sera devenu plus restreint.

 

D’aucuns, qui font primer des considérations écologiques, vont certainement se réjouir du fait que les citoyens opteront pour de plus petites voitures ou y renonceront… En oubliant qu’ils génèrent une catastrophe d’autant plus dommageable qu’elle n’aura servi à rien au niveau de la pollution…

 

Notre industrie automobile Européenne est, en effet, caractérisée par un niveau technologique d’un niveau particulièrement élevé par rapport à celle des autres pays, ainsi que par une main d’œuvre dont le coût est conséquent. Cet état de fait implique que notre industrie est particulièrement compétitive pour les voitures haut de gamme ainsi que pour celles qui possèdent des technologies à la pointe du progrès, les produits « basiques » étant défavorisés par un coût salarial élevé tout en ne bénéficiant pas de l’apport de la technologie avancée.

 

En adoptant une politique encore plus dissuasive au niveau des voitures, on va avoir comme seul effet de pousser les consommateurs vers des véhicules moins coûteux conçus et produits dans des pays à faible coût de main d’œuvre… Ce qui aura pour conséquence de détourner la clientèle de notre production Européenne et donc d’accroître les fermetures d’entreprises et les licenciements dans un des secteurs les plus importants de notre économie… En somme, on aura généré un gâchis épouvantable !

 

Au niveau écologique, on aura, sans doute, également raté le coche dans le sens où ces voitures, bien que plus petites, ne pollueront pas moins car leur niveau technologique sera nettement inférieur… Et, en plus, un certain nombre de personnes conserveront longtemps d’anciennes voitures, souvent plus polluantes, car elles leur sembleront, sans doute à juste titre, préférables à cette production de bas de gamme… Et que dire au niveau de la sécurité qui ne pourra que pâtir de ce nivellement par le bas !

 

En lieu et place d’attaques incessantes contre les voitures, on ferait mieux d’avoir une politique cohérente en taxant ce qui pollue réellement, à savoir la consommation de carburant, tout en favorisant l’expansion de nos constructeurs Européens ainsi que le bien-être de nos concitoyens qui méritent des voitures confortables, sûres et performantes.

 

Break-Even

5 août 2010 - Publié dans Autos | Aucun commentaire »
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