Comme vous vous y attendez certainement, nous allons devoir faire face à des augmentations considérables d’impôts que nous avons détaillées dans notre rubrique dédiée à la fiscalité… Nous ne manquerons, toutefois, pas de revenir sur ce sujet au cours des prochains mois afin d’apporter des précisions et de tenir compte des évolutions que nous connaîtrons certainement.

 

Nous nous sommes également posé la question de savoir si ces mesures d’austérité nous permettront de sortir de la crise…
 
Que cela ne vous empêche toutefois pas d’offrir des cadeaux pour les fêtes, de profiter d’un excellent restaurant ou de vous faire plaisir dans une bijouterie renommée… Et, peut-être, d’opter pour une voiture qui ne sera pas trop pénalisée par les décisions qui viennent d’être prises !

 

Raymond Euchamps, Rédacteur en chef

5 décembre 2011 - Publié dans Editorial | Aucun commentaire »

Combler un trou de 11.3 milliards d’euros ne se fait pas sans mal… Et, comme chacun s’en doute, les impacts sur la fiscalité seront particulièrement conséquents.

 

La mesure la plus visible est certainement celle qui s’appliquera aux voitures de société. L’avantage en nature sera, en effet, augmenté de manière conséquente et cela sera d’autant plus vrai que la voiture est chère ou fortement émettrice de CO2.

 

D’autres mesures, moins visibles ou moins médiatisées, auront un impact tout aussi conséquent, voire plus.

 

Une partie de ces dernières concernent les épargnes-pensions et les assurances-groupe.

 

En ce qui concerne l’épargne-pension, la déduction ne sera pas remise en cause, mais bien son taux qui, dorénavant, sera fixé à 30 % au lieu d’une fourchette allant de 30 % à 40 % à l’heure actuelle. Si cette mesure n’aura aucun effet pour les personnes ayant un revenu annuel brut inférieur à 28.000 euros, il en ira tout autrement pour ceux dont le revenu est supérieur.
 
Afin de maintenir l’équité, les assurances-groupe feront, elles aussi, face à une augmentation similaire d’impôt. De plus, le fait de racheter le capital avant terme sera taxé à un taux de 20 % (si 60 ans) ou 18 % (si 61 ans) au lieu des 16.5 % actuels.

 

D’autres mesures frapperont également l’épargne comme un relèvement du précompte à 21 % et même à 25 % au delà de 20.000 euros d’intérêts…

 

Les déductions pour remboursements de prêts hypothécaires seront également affectées via un taux de déduction maximum de 45 % au lieu des 50 % actuels.

 

A première vue, certains pourraient penser que ces mesures ne sont pas très douloureuses et ne touchent que des personnes qui ont un revenu suffisant pour pouvoir faire face à cette charge supplémentaire. S’il est vrai que ceux qui ne disposent que du minimum ne seront pas, ou peu, touchés, il faut tout de même noter que la plupart des personnes qui travaillent subiront un impact, parfois conséquent… Notre année « salariale » comportant 13.84 mois, un revenu de 28.000 euros par an équivaut, en effet, à un brut mensuel de 2.023 euros !

 

A l’analyse, on remarque que les nouvelles mesures visent à réduire à néant les systèmes que les employeurs et employés utilisent pour réduire la différence, particulièrement importante dans notre pays, entre le brut et le net… Et qui sont utilisés jusqu’à présent pour que les travailleurs aient une rémunération décente sans que le coût ne soit inabordable pour l’entreprise !

 

Break-Even

5 décembre 2011 - Publié dans Fiscalité | Aucun commentaire »

Depuis quelques temps, il ne se passe pas un jour sans qu’on nous parle des 11.3 milliards que notre futur gouvernement doit absolument trouver… Soit, si nous comptons bien, un peu plus de 1.000 euros par personne !

 

Ainsi, une famille moyenne, avec 2 enfants, verra ses moyens financiers diminuer de 4.000 euros, auxquels il faudra ajouter la hausse probable des taux hypothécaires et des frais de banque, et celles, tout aussi probables, de la poste, de belgacom ou de l’énergie…

 

Même si certaines familles, disposant de moyens largement suffisants, ne seront pas affectées par les effets des restrictions budgétaires, il n’en ira sans doute pas ainsi pour la grande majorité de nos compatriotes qui, eux, n’auront d’autres choix que de réduire leur train de vie et, de ce fait, leurs dépenses…

 

Certains nous rétorqueront que nous vivons au dessus de nos moyens et qu’il est donc normal de devoir procéder à des restrictions… En oubliant que ces dernières auront un effet multiplicateur… A l’envers !

 

En effet, quelque soit son origine, la diminution du revenu disponible des ménages a un effet direct sur la consommation de ces derniers et, donc, sur le chiffre d’affaires des commerçants… Qui, à leur tour, devront réduire leur consommation, ou leur personnel, ce qui alimentera automatiquement la spirale de la décroissance.

 

Non seulement, certaines familles seront paupérisées, avec toutes les conséquences que cela implique, mais, en plus, l’effet de ces mesures sur notre économie seront négatives ce qui, mathématiquement, entraînera une hausse de notre endettement… Soit l’inverse de ce qui est recherché !

 

Et, volontairement, nous nous sommes limités à 11.3 milliards, alors que d’autres dangers, comme Dexia, le Holding Communal ou Arco nous guettent et, visiblement, n’ont pas encore été pris en considération dans les chiffres… Tout comme, nous le craignons, les effets de la décroissance, la hausse probable du taux d’intérêt ou, encore, le déficit toléré de 3 % du PNB !

 

Cette analyse rapide nous amène à penser que ces mesures budgétaires ne nous permettront pas de nous sortir de la crise dans laquelle nous nous trouvons. Cette crise, qui a commencé en fait dans les années 1970, est structurelle et il y a, par conséquent, lieu de s’attaquer aux causes réelles de nos problèmes…

 

En sortant de la « pensée unique », il est pourtant possible de maintenir la force de notre économie tout en garantissant à tous des perspectives d’avenir enthousiasmantes… Mais, pour y arriver, il faut, entre autres, oser vaincre les réticences de certains et réformer le mode de financement de notre Sécurité Sociale comme nous l’avons proposé il y a déjà quelques mois.

 

VG

5 décembre 2011 - Publié dans Economie | Aucun commentaire »

Les propos tenus dans les plus hautes sphères de l’Union européenne emballent et effraient tour à tour les acteurs en bourse. Les mouvements parfois très forts continueront car il faudra autre chose que des intentions et des mots pour atténuer les difficultés et les incertitudes.

 

Les mouvements boursiers récents sont indépendants des activités économiques. Il suffit, en effet, que des nouvelles prometteuses soient exprimées sur le plan de l’euro pour que les bourses montent. L’activité économique se porte donc mieux que ce qu’indiquent les cotations boursières en Europe. Aux U.S.A., les cotations sont nettement plus élevées et correspondent à l’activité américaine. Le tableau récapitulatif met en évidence cette différence entre Europe et U.S.A.

 

Comment le petit investisseur peut-il réagir pour protéger son patrimoine dans ce contexte ?

 

Les placements en euros sont promis à la dépréciation. C’est, en effet, la seule façon d’atténuer le poids des dettes des Etats, principale cause des problèmes. Les marchandises et les services coûteront de plus en plus cher, ce que beaucoup appellent l’inflation. Pour de tels placements, il faut obtenir, actuellement, 4-4,5 % et ne pas dépenser les intérêts de manière à accroître le capital et sauvegarder ainsi la valeur de son placement.

 

L’immobilier est un bon placement à long terme mais il est difficilement négociable et un tassement des prix n’est pas exclu si la situation économique ne s’améliore pas. D’autres pays en ont souffert et en souffrent encore, même les U.S.A.

 

L’or et les autres métaux sont des placements très volatiles dont l’évolution est pour nous trop imprévisible. Actuellement, l’or et les mines d’or sont nettement au-dessus du cours moyen.

 

Les actions restent notre placement favori. Sans la prospérité des entreprises, tous les autres placements, de même que les rémunérations et les pensions, sont voués à la ruine. En Europe, les actions d’entreprises ont plutôt tendance à se tasser en bourse, sauf exception. Le moment est favorable pour augmenter peu à peu de tels placements. Mais tout ce qui descend n’est pas intéressant. En achetant sur une impression ou un commentaire, vous pourrez peut-être faire un coup formidable qui poussera à essayer de renouveler une telle opération avec une autre action. Et vous vous rapprocherez de plus en plus du casino.

 

Notre tableau reste notre base et sert à donner un exemple de façon d’agir et les résultats qui en découlent. Hors tableau, signalons néanmoins que quelques titres parmi les meilleurs ont atteint un niveau de cotation qui, selon notre modèle, encourage à alléger quelque peu ces postes pour replacer dans des titres fort dépréciés. Presque tous ces titres sont américains.
Altria (tabac) a dépassé, à 28,70 $, les 110 % de sa moyenne.
Biogen IDEC, secteur pharmacie USA, a dépassé, à 116,5 $, les 125 % de sa moyenne.
Google a dépassé, à 613,8 $, les 112 % de sa moyenne.
Home Depot (bricolage) a dépassé, à 39,30 $, les 115 % de sa moyenne.
I.B.M. a dépassé, à 189,5 $, les 113 % de sa moyenne.
Intel a dépassé, à 24,9 $, les 115 % de sa moyenne.
Kraft Food. a dépassé, à 36,5 $, les 110 % de sa moyenne.
Wal-Mart Stores dépassé, à 58,6 $, les 111 % de sa moyenne.
Volkswagen, a dépassé, à 127 €, les 116 % de sa moyenne.

 

Voyons le tableau récapitulatif. La nouvelle colonne (celle des décisions d’acheter ou de vendre) continue, bien sûr.

 

Titres
cours moyen
un cours
cours/moyenne
 
décison
d’achat (A) ou vente (V)

Le 02.12.11
Le 02.12.11
Le 02.12.11
 
du 6/12 au 30/12
         

11718
12020
102.6 %
 

8455
8909
105.4 %
 

Dollar us (en €)
0.7221
0.7412
102.6 %
(1)
 
         

48.3 €
53.4
110.6 %
 
(A) 54 T. à 33.80 € (70%)
12.1 €
12.1 €
100.1 %
 
(A) 190 T. à 8.50 € (70%)
13.3 €
14.1 €
105.6 %
 
(A) 153 T. à 12.00 € (90%)
45.6 €
48.1 €
105.4 %
 
(A) 86 T. à 56.80 $ (90%)
54.6 €
56.6 €
103.6 %
 
(A) 70 T. à 60.50 $ (80%)
55.7 €
57.4 €
103.1 %
 
(A) 68 T. à 61.70 $ (80%)
         

2485
2314
93.1 %
 





 

12.0 €
11.1 €
92.2 %
 
(A) 255 T. à 7.20 € (60%)
54.0 €
54.0 €
100.0 %
 
(A) 85 T. à 40.50 € (75%)
48.4 €
47.3 €
97.6 %
 
(A) 95 T. à 36.30 € (75%)
6.7
6.0 €
89.7 %
 
(A) 460 T. à 4.00 € (60%)
113.7 €
116.3 €
102.2 %
 
(A) 21 T. à 91.00 € (80%)
50.3 €
51.8
102.5 %
 
(A) 40 T. à 45.25 € (90%)
79.2
75.2 €
94.9 %
 
(A) 58 T. à 59.40 € (75%)
37.4 €
38.7 €
103.6 %
 
(A) 66 T. à 28.00 € (75%)
23.2 €
24.8 €
106.8 %
 
(A) 90 T. à 20.90 € (90%)
         

20.8
20.8 €
99.8 %
 
(A) 98 T. à 18.75 € (90%)


143.2 €
137.3 €
95.9 %
 
(A) 17 T. à 114.55 € (80%)
         

30.1 €
28.3
93.9 %
 
(A) 180 T. à 19.40 £ (75%)
46.6 €
28.9
62.1 %
 
(A) 100 T. à 18.65 € (40%)
49.3
44.6 €
94.5 %
 
(A) 54 T. à 34.50 € (70%)
53.2 €
47.8 €
89.8 %
 
(A) 58 T. à 31.90 € (60%)
41.3 €
41.2 €
99.6 %
 
(A) 50 T. à 37.15 € (90%)
42.5 €
41.0€
96.4 %
 
(A) 70 T. à 25.50 € (60%)
65.3 €
61.8 €
94.8 %
 
(A) 35 T. à 52.20 € (80%)
81.4 €
68.8
84.5 %
 
(A) 33 T. à 57.00 € 70%)
         

31.8 €
35.3 €
110.9 %
(2)
 
35.3 €
38.9 €
110.4 %
   
44.2 €
51.0 €
115.4 %
 

Once d’or
1617 €
1752 €
108.4 %
 

(1) Le cours du 02.12 correspond à 1.3492 $ pour un €.
(2) Coté sur Euronext.

 

Voici les titres entrés dans le portefeuille suite aux décisions prises le 6 novembre.
Le 22 novembre
210 AXA
à 8,62 €
soit 1.828,70 €
 
375 ING
à 4,90 €
soit 1.855,88 €
 
Le portefeuille contient donc :
 
41 Boeing
pour 1.743,50 €
 
 
150 General Electric
pour 1.667,00 €
 
 
67 Schlumberger
pour 3.487,54 €
 
 
68 United Technologies
pour 3.400,80 €
 
 
375 AXA
pour 3.452,65 €
 
 
70 BASF
pour 3.168,90 €
 
 
78 Bayer
pour 2.859,38 €
 
 
675 ING
pour 3.431,38 €
 
 
18 L.V.M.H.
pour 1.884,35 €
 
 
47 Siemens
pour 3.128,07 €
 
 
56 Total
pour 1.813,86 €
 
 
14 Unibail-Rodamco
pour 1.898,00 €
 
 
125 Anglo American corp.
pour 3.522,98 €
 
 
111 Bekaert
pour 3.592,00 €
 
 
38 Delhaize

pour 1.726,22 €

 
 
81 Michelin
pour 3.578,97 €
 
 
105 Rio Tinto
pour 3.755,12 €
 
 
30 Sofina
pour 1.851,50 €
 
 
46 Solvay
pour 3.563,70 €
 
       
Capital total mobilisé :
 
53.522,10 €
 

 

 

Remarque : pour réaliser un exemple d’investissement le plus objectif possible, tous les titres du tableau sont envisagés et pas seulement ceux qui nous paraissent les plus prometteurs. Un seul ordre est donné par titre par mois pour éviter de surcharger le tableau. Dans la réalité, deux ordres différents peuvent être donnés pour un seul titre.

 

F.G.

5 décembre 2011 - Publié dans Finance | Aucun commentaire »

Le premier pas a été fait vers l’harmonisation des statuts des ouvriers et des employés. Le gouvernement a établi de nouvelles règles devant assurer le rapprochement entre les deux catégories. La mise en place de règles communes sera réalisée en phases dont la première sera entamée le 1er janvier 2012.

 

Les “nouvelles règles” seront d’application aux employeurs et travailleurs qui s’engageront par un contrat de travail dont le début d’exécution se situe après le 1er janvier 2012.

 

C’est la date d’exécution du contrat de travail convenue par les parties qui sera décisive en matière d’applicabilité des “nouvelles” ou “des anciennes” règles et non pas la date de signature du contrat de travail.

 

Exemple : les parties signent un contrat de travail le 20 novembre 2011. L’entrée en service est prévue pour le 1er février 2012 : la “nouvelle” réglementation est d’application.

 

Si le début de l’exécution du contrat de travail se situe dans la période antérieure au 1er janvier 2012, “l’ancienne” réglementation reste d’application, c’est-à-dire le règlement de licenciement actuel applicable aux ouvriers et aux employés.

 

Contrats successifs conclus avec un même employeur

Il se peut que le contrat de travail d’un travailleur qui prend cours après le 1er janvier, soit  postérieur à un autre contrat de travail conclu entre les mêmes parties. Si une période de plus de 7 jours sépare ces deux contrats, les “nouvelles” dispositions seront d’application. Si le dernier contrat est immédiatement précédé par un autre contrat ou si une période de sept jours au plus sépare le dernier contrat du contrat précédent, l’applicabilité des “nouvelles” règles ou des “anciennes” règles sera conditionnée par la date à laquelle a pris cours le contrat précédent.

 

Donc, le contrat de travail précédent qui a pris cours avant le 1er janvier 2012 entraîne l’applicabilité des “anciennes” règles.

 

Exemple 1 : contrat de travail du 1er mai 2011 jusqu’au 28 janvier 2012 inclus + contrat de travail du 1er février  2012 pour une durée indéterminée : application de “l’ancienne” réglementation.

 

Exemple 2 : contrat de travail du 1er mai 2011 jusqu’au 31 janvier 2012 inclus + contrat de travail du 1er février  2012 pour une durée indéterminée : application de “l’ancienne” réglementation.

 

Exemple 3 : contrat de travail du 1er mai 2011 jusqu’au 23 janvier 2012 inclus + contrat de travail du 1er février  2012 pour une durée indéterminée : application de la “nouvelle” réglementation.

 

“Nouvelle” réglementation pour les ouvriers: délais de préavis à respecter pour mettre fin à un contrat de travail qui prend cours au 1er janvier 2012

Le préavis donné devra respecter les délais suivants: 

 

Durée de l’occupation 

 

Délai du préavis donnépar l’employeur

 

Délai du préavis donnépar le travailleur

 

moins de  6 mois 28 jours 14 jours
de  6 mois à moins de  5 ans 40 jours 14 jours
de 5 ans à moins de 10 ans 48 jours 14 jours
de 10 ans à moins de 15 ans 64 jours 14 jours
de 15 ans à moins de 20 ans 97 jours 14 jours
20 ans ou plus 129 jours 28 jours

 

NB : les délais de préavis ci-dessus sont les délais de préavis fixés par la CCT n° 75, multipliés par le coefficient 1.15.

 

Il est toujours possible de déroger aux délais de préavis normaux pendant les premiers six mois d’exécution du contrat pour autant que il soit respecté une durée minimale de 7 jours dans le chef de l’employeur et de 3 jours dans le chef du travailleur.

 

Les délais de préavis sectoriels dérogatoires fixés par arrête royal continuent à être d’application ! Les secteurs vont examiner eux-mêmes si leurs délais dérogatoires doivent être adaptés.

 

“Nouvelle” réglementation pour les employés : délais de préavis à respecter pour mettre fin au contrat de travail dont l’exécution prend cours à partir du 1er janvier 2012

1) Employés dont la rémunération < 30 535€ (2011) < 31 467€ (2012)

Les règles de licenciement ne changent pas.

 

La Règle générale, c’est-à-dire 3 mois de préavis par tranche de 5 ans entamée, reste d’application.

 

2) Employés dont la rémunération annuelle > 30 535€ (2011) > 31 467€ (2012)

Les durées des délais de préavis sont fixes. Il ne doit pas y avoir un accord.

 

Les préavis donnés, doivent respecter les durées suivantes: 

 

Durée de l’occupation Délai du préavis donné par l’employeur Délai du préavis donné par le travailleur
moins de  3 ans 91 jours 45 jours
de 3 ans à moins de  4 ans 120 jours 45 jours
de 4 ans à moins de 5 ans 150 jours 45 jours
de 5 ans à moins de 6 ans 182 jours 90 jours
au moins 6 ans 30 jours par année d’ancienneté entamée 90 jours
au moins 10 ans 135 jours
au moins 15 ans . 135 jours / 180 jours pour les employés ayant un salaire annuel > 61 071 € (>62 934€ à partir de 2012) 

 

Lorsque la rémunération annuelle excède 61 071€ (>62 934€ à partir de 2012) au moment de l’entrée en service, les délais de préavis à respecter par l’employeur peuvent également être fixés par un accord conclu au plus tard à l’entrée en service. Ces délais ne peuvent être inférieurs aux délais applicables aux employés dont la rémunération annuelle < 30 535€ (< 31 467€ à partir de 2012).

 

Indemnité de rupture

Lorsque les délais de préavis fixés ne sont pas appliqués, une indemnité de rupture sera due. La rémunération journalière qui sert à fixer l’indemnité de préavis qui est due, se calcule en multipliant par 3 la rémunération mensuelle actuelle de l’employé et en divisant le produit par 91. La rémunération mensuelle actuelle comprend les avantages obtenus en vertu du contrat. Si la rémunération mensuelle actuelle est partiellement ou complètement variable, la partie variable est calculée à l’aide de la moyenne des douze mois précédents.

 

Occupation en tant que travailleur intérimaire avant l’entrée en service

Pour autant que certaines conditions soient réunies, il devra être tenu compte dorénavant de l’ancienneté acquise par le travailleur à titre de travailleur intérimaire au service de l’utilisateur qui est devenu son employeur actuel.

 

Il s’agit des conditions cumulatives suivantes:

 

  • l’embauche suit immédiatement ou avec une interruption de 7 jours au plus à la période de travail intérimaire au service de l’utilisateur qui est devenu son employeur;
  • l’embauche se fait pour la même fonction que celle que le travailleur occupait antérieurement en tant que travailleur intérimaire;
  • les périodes de travail intérimaire antérieures doivent être ininterrompues. Les périodes d’inactivité d’une durée d’une semaine ou moins comptent pour une occupation en qualité de travailleur intérimaire.

 

Pour le calcul de l’ancienneté, les différentes périodes de travail intérimaire au service d’un utilisateur sont donc cumulées pour ce travailleur qui est engagé par la suite pour la même fonction par l’utilisateur qui devient son employeur actuel.

 

Pour le calcul de l’ancienneté, il n’est pas seulement tenu compte des périodes d’activité mais aussi des périodes d’inactivité entre deux contrats de travail intérimaire ou entre le dernier contrat de travail intérimaire  et le contrat de travail ordinaire pour autant que cette période d’inactivité n’excède pas 7 jours. C’est ainsi que le travailleur intérimaire qui a été occupé en tant que tel pendant trois mois, aura une ancienneté de trois mois.

 

L’ancienneté ainsi acquise en tant que travailleur intérimaire ne peut être supérieure à un an.

 

 

Source : Groupe S - www.groupes.be

5 décembre 2011 - Publié dans Juridique | Aucun commentaire »

La fin de l’année étant imminente, nous attirons encore une fois votre attention sur la norme salariale applicable pour les années 2011-2012. Vous devrez donc encore en tenir compte l’année prochaine, dans votre gestion des rémunérations.
La norme salariale pour les années 2011-2012 a été fixée par un arrêté royal du 28 mars 2011 qui est entré en vigueur le 1er avril 2011. Pour l’année 2011, la marge maximale de l’évolution du coût salarial était de 0 % et pour l’année 2012, elle sera de 0,3 %.

 

Toutefois, des questions continuent de se poser au sujet de son application concrète et des conséquences que cette norme salariale peut avoir, notamment en ce qui concerne la notion de coût salarial, le mode de calcul, l’entrée en vigueur.

 

Jusqu’à ce jour, le gouvernement, lui-même, n’a pas encore fourni suffisamment de précision pour permettre une application correcte de cette norme. C’est pourquoi nous passons à nouveau en revue toutes les informations dont nous disposons aujourd’hui à ce sujet.

 

1. La notion d’évolution du coût salarial

L’Arrêté royal du 28 mars 2011 a été pris en exécution de la loi du 26 juillet 1996 qui vise notamment la sauvegarde de la compétitivité. L’objectif de la loi était donc de limiter le coût salarial des entreprises belges afin de ne pas affaiblir leur compétitivité par rapport aux entreprises de nos pays voisins.

 

L’article 2 de cette loi définit la notion d’évolution du coût salarial comme suit “l’augmentation, en termes nominaux, du coût salarial moyen par travailleur dans le secteur privé, exprimé en équivalents temps plein et, le cas échéant, corrigé en fonction de modifications dans la durée annuelle moyenne conventionnelle de travail.” 

 

L’évolution du coût salarial est donc calculée comme une moyenne par travailleur, exprimé en équivalents temps plein. Etant donné qu’il s’agit d’une moyenne, elle ne doit pas être respectée sur un plan individuel. Il s’en suit que théoriquement, il est parfaitement possible d’augmenter le salaire d’un travailleur, à condition toutefois que le coût salarial total moyen ne dépasse pas la marge maximale autorisée. Mais en pratique, les augmentations de salaire individuelles donneront vite lieu à une augmentation du coût salarial moyen.

 

Maintenant que nous savons ce qu’inclut ‘l’évolution du coût salarial’, il est tout aussi fondamental de savoir ce qui est entendu par ‘coût salarial’. Cependant, la loi n’a nulle part défini cette notion. La doctrine est d’avis que ce sont les coûts patronaux qui accompagnent le paiement du salaire qui sont visés. Pour l’application de la norme salariale, la notion devra être interprétée le plus largement possible. Seront donc inclus : le salaire normal, les avantages de toute nature (utilisation privée de la voiture de société par exemple), tous types de bonus, primes, commissions, chèques-repas, voire même les remboursements de frais (ex. : frais de transport) étant donné que ceux-ci sont également supportés par l’employeur et sont donc susceptibles d’affaiblir sa compétitivité. Peuvent également être prises en considération les cotisations patronales légales ou conventionnelles de sécurité sociale qui sont versées à un fonds de sécurité d’existence ou à d’autres fonds sociaux.

 

La loi du 26 juillet 1996 énumère toutefois un certain nombre d’avantages que l’employeur peut octroyer à ses travailleurs et qui ne seront pas pris en considération pour évaluer l’évolution du coût salarial. Il s’agit notamment:

 

  • des participations aux bénéfices ainsi que le paiement en espèces ou en actions ou parts octroyés aux travailleurs en exécution de la loi relative à la participation des travailleurs au capital et aux bénéfices des sociétés (loi du 22 mai 2001);
  • des augmentations de la masse salariale résultant de l’accroissement de l’effectif du personnel en équivalents temps plein;
  • des cotisations versées dans le cadre de pensions sociales sectorielles, c’est-à-dire les cotisations devant financer le plan de pension pendant certaines périodes dans lesquelles l’ayant droit ne produit pas de revenus. Tous les autres plans de pensions sont imputés sur la norme salariale.
  • des primes uniques d’innovation.

 

Toutefois, il subsiste toujours certaines imprécisions. Par exemple, quelle attitude faut-il adopter par rapport à l’avantage non-récurrent lié aux résultats (cct n° 90) de la période 2011-2012? De tels plans de bonus n’existaient pas au moment de la promulgation de la loi du 26 juillet 1996. Sur base de la doctrine dont question ci-dessus, on pourrait avancer l’argument selon lequel ces avantages doivent être pris en considération en évaluant l’évolution du coût salarial. Toutefois, ce point de vue n’a encore été confirmé par aucune instance officielle. En outre, une proposition de loi récente propose de modifier la loi du 26 juillet 1996, afin que le bonus non-récurrent ne soit pas inclus dans le calcul de l’évolution du coût salarial. Mais il n’est pas certain que cette proposition soit approuvé. Par précaution, nous restons sur notre position selon laquelle nous vous recommandons de veiller à ce que l’application d’un nouveau plan de bonus n’augmente pas le coût salarial moyen par travailleur en 2011, par rapport à l’année précédente. Si vous n’avez pas octroyé d’avantage non-récurrent lié aux résultats les années précédentes, nous vous conseillons de ne pas le faire non plus en 2011. En ce qui concerne l’année 2012, vous devrez veiller à ce que l’augmentation du coût salarial moyen par l’application d’un plan de bonus n’excède pas 0,3%. Nous ne manquerons pas de vous tenir informé du sort qui sera réservé à la proposition de loi en question.

 

En plus, on peut s’interroger sur l’attitude à adopter par rapport à la prolongation des avantages existants. Le cas de figure par excellence en cette matière sont les écochèques qui ont été octroyés dans la période 2009-2010. Ces chèques sont également considérés comme étant des “coûts salariaux”. Il va de soi que la prolongation de cet avantage reste parfaitement possible à condition que la norme salariale ne soit pas dépassée. Exemple: des écochèques ont été octroyés en 2010 pour une somme de 250 EUR. Une nouvelle convention prévoit également pour l’année 2011 l’octroi d’écochèques pour une même valeur nominale. Le coût salarial moyen par travailleur n’aura donc pas augmenté.

 

D’autre part, comme déjà signalé précédemment, pour le calcul de l’évolution du coût salarial, il ne sera pas tenu compte des indexations et de l’octroi d’augmentations barémiques. Les salaires peuvent donc être indexés et les augmentations barémiques peuvent être appliquées même si ces opérations augmentent le coût salarial moyen par travailleur.

 

On entend notamment par augmentations barémiques, les augmentations de salaire ou l’octroi d’avantages supplémentaires liés à une modification de fonction en exécution de barèmes existants. Par ‘barèmes existants’, sont visés simplement les systèmes transparents et suffisamment prévisibles déjà en place avant l’entrée en vigueur de la norme salariale et sur base desquels le salaire d’un travailleur a été augmenté (par exemple, l’acquisition d’une certaine ancienneté, l’obtention d’un diplôme donnant lieu à une modification de la fonction, .). Toutefois, il vous incombera encore de démontrer l’existence d’un tel barème (par exemple, une stipulation du règlement de travail, des barèmes sectoriels, un usage au sein de l’entreprise, .).

 

En 2012 les augmentations salariales seront autorisées à condition bien entendu que le coût salarial moyen par travailleur à temps plein ne dépasse pas la marge de 0,3 %. Ces augmentations conventionnelles peuvent résulter de négociations menées sur le plan sectoriel ou au niveau de l’entreprise ou encore résulter d’un accord individuel.

 

Attention: de nombreux secteurs ont déjà appliqué une augmentation conventionnelle de 0,3% pour l’année 2012 (p. ex. la CP 218). Pour les entreprises appartenant à ces secteurs, il ne reste donc plus aucune marge d’octroi d’augmentation pour l’année 2012 au niveau de l’entreprise (en dehors des avantages autorisés). Afin de savoir si votre secteur a octroyé une telle augmentation sectorielle, nous vous recommandons de consulter le chapitre 0401 de notre documentation sectorielle.

 

2. Quid des augmentations des salaires octroyées unilatéralement?

Selon certaines informations, les augmentations de salaire octroyées par l’employeur unilatéralement sont autorisées étant donné que la norme salariale ne doit seulement être respectée que pour les augmentations de salaire prévues par convention collective ou individuelle. En effet, la loi du 26 juillet 1996 dispose que “les conventions” (individuelles ou collectives) ne peuvent pas déroger à la norme salariale. Un engagement unilatéral n’étant pas une convention, on peut, d’un point de vue strictement juridique , déroger effectivement à la norme salariale, par un octroi unilatéral.

 

Il convient toutefois d’émettre quelques réserves à ce propos. Ainsi, il sera malaisé de faire une distinction entre un accord verbal et un engagement unilatéral. En outre, il est possible que de par l’octroi d’une augmentation de salaire unilatérale l’employeur essaie de contourner la norme salariale. Si l’inspection estime que l’objectif ultime est de contourner la norme salariale, elle pourra en conclure qu’il y a infraction à la norme salariale. Plus précisément nous pensons aux augmentations de salaire qui ont été octroyées antérieurement toujours en exécution d’un accord (individuel ou collectif) alors que maintenant il s’agit d’une initiative unilatérale de la part de l’employeur.

 

Ainsi que vous pouvez constater l’octroi unilatéral d’augmentations de salaire ne vous garantit pas à cent pourcent d’échapper aux sanctions.

 

3. L’entrée en vigueur de l’arrêté royal

L’arrêté royal qui fixe la norme salariale pour les années 2011 et 2012 est entré en vigueur le 1er avril 2011.

 

Initialement, il avait été prévu de le faire entrer en vigueur avec effet rétroactif au 1er janvier 2011 mais le Conseil d’Etat s’est opposé à cette rétroactivité. A partir du 1er avril 2011, toutes les augmentations de salaires qui excèdent la marge maximale pour l’évolution du coût salarial, qu’elles soient octroyées avant ou après l’entrée en vigueur de l’AR, ne sont plus conformes au prescrit de l’AR ni de la loi.

 

Cette règle pose question pour l’année 2011. Par exemple, quelle est la suite à réserver aux augmentations octroyées au mois de janvier 2011? Ces augmentations ont en effet fait l’objet d’un accord conclu avant l’entrée en vigueur de l’AR. Selon le point de vue officieux de la Direction générale Inspection sociale du SPF ETCS, il est difficile d’interdire les augmentations de salaire octroyées avant l’entrée en vigueur de l’AR bien que ces augmentations puissent entraîner le dépassement de la norme salariale à la fin de 2011. Nous n’avons donc à ce jour aucune certitude sur la manière dont ces cas vont être traités. Nous attendons également un avis du Conseil Central de l’Economie sur cette même problématique.

 

Dans l’attente de clarifications, nous conseillons aux employeurs qui avaient promis une augmentation des salaires (collective ou individuelle) avant l’entrée en vigueur de l’AR avec un octroi effectif après l’entrée en vigueur (à partir du 1er mai par exemple) de ne pas appliquer cette augmentation pour le moment. Cette décision peut être justifié auprès du personnel par le renvoi à l’interdiction d’augmentation du coût salarial pour l’année 2011 et aux sanctions auxquelles l’employeur s’expose s’il contrevient à cette interdiction. L’augmentation promise pourra être reportée à l’année 2012 en respectant bien entendu la marge de 0,3 % et ce qui a déjà été convenu au niveau du secteur.

 

4. Sanctions

A quoi s’exposent les employeurs qui ne respectent pas la norme salariale?

 

La loi du 26 juillet 1996 prévoit l’application d’amendes administratives de 250 à 5.000 euros pour les employeurs qui, au-delà des indexations et augmentations barémiques, octroient des augmentations ou d’autres avantages qui dépassent la norme salariale. L’amende n’est due qu’une fois, lorsque la marge salariale autorisée de 0 % ou 0,3 % est dépassée.

 

Le contrôle du respect de la norme salariale est en principe effectué par la Direction Générale de l’Inspection des lois sociales. A ce jour, on ne voit toutefois pas encore clairement dans quelle mesure cette inspection entend contrôler le respect de la norme salariale. A l’occasion de la précédente fixation de la norme salariale par arrêté royal, à savoir en 1996, un nombre infime d’employeurs a été verbalisé pour avoir contrevenu à la norme.

 

5. Conclusion

La manière d’appliquer concrètement la norme salariale n’est pas encore parfaitement claire. Il en est de même pour les avantages à prendre en considération. C’est pourquoi nous vous conseillons de vous en tenir au strict respect de la norme salariale et de n’octroyer plus aucune augmentation de salaire cette année-ci. A partir de 2012, par contre, des augmentations seront autorisées, mais très limitées et à condition bien sûr que le secteur auquel vous ressortez, n’a pas encore réduit la marge disponible. Une précaution similaire s’impose également lorsque vous envisagez d’octroyer des augmentations de salaire unilatéralement. 

 

En ce qui concerne les augmentations déjà octroyées, il nous est difficile d’adopter une position ferme sur ce point car de grandes incertitudes existent en la matière. Bien entendu, nous continuons de suivre de près l’entièreté de la problématique et nous vous tiendrons informés des évolutions via notre site internet.

 

 

Source : Groupe S - www.groupes.be

5 décembre 2011 - Publié dans Social | Aucun commentaire »

C’est en 1855 que tout a commencé pour la famille Leysen et ce n’est pas prêt de s’arrêter. Joailliers de père en fils, c’est ce qu’on est chez les Leysen, Maxime assure la relève. Nous l’avons rencontré…

 
BEP : Comment cela a-t-il commencé ?

 
M.L. : Très bon ouvrier artisan, en 1855, Louis leysen ouvrait un atelier de réparation et de transformation de bijoux puis une fabrique connue sous le nom d’ « Atelier de Bijouterie ». En 1872, Jules succédait à son père et ouvrait avec son épouse la firme Leysen-Persoons. Ce sont ensuite Louis, Henri et Charles, les trois fils de Jules, qui  amplifiaient le label Leysen et sa renommée à Bruxelles. Au décès de ses frères, Charles continuait avec Jacques et Pierre, fils d’Henri, qui ont doté la maison de l’esprit convivial que l’on connait encore aujourd’hui. Puis mon père, Henri qui est toujours en activité et qui a eu trois enfants.

 
BEP : Pas seul donc pour succéder ?

 
M.L. : La joaillerie si car mon frère a décidé de prendre un autre chemin et ma sœur, créatrice de bijoux, préfère se tourner vers une clientèle de luxe, bien sûr, mais disons plus accessible.

 
BEP : Et comment vous êtes-vous préparé à être successeur dans une dynastie de bijoutiers-créateurs au sommet de l’élégance et du luxe ?

 
M.L. : Audace et maîtrise dans la création et tradition, c’est dans le sang des Leysen…

 
BEP : Oui mais encore ? Quelles études ?

 
M.L. : Oui, bien sûr, Vesalius College (USA), Bachelor en Business Economics, Master en Finance… Une formation commerciale à Londres et une expérience internationale dans de grandes maisons de Haute Joaillerie…

 


BEP : Oui je vois, les langues et le business en gros mais en gemmologie aussi pour quelqu’un qui doit trouver, acheter et monter des pierres ?

 
M.L. : Effectivement au Conseil Supérieur du Diamant à Anvers et HRD Institute of Gemology mais pour le théorique principalement car connaître, reconnaître et acheter des pierres précieuses, cela s’apprend sur le terrain… La pratique en étant bien écolé voilà la manière.

 
BEP : Vous êtes donc prêt pour assurer la 6ème génération des Leysen ?

 
M.L. : Oui même si, suivant ce que je viens de dire, c’est une profession que l’on apprend et découvre tous les jours notamment en créations.

 
BEP : Tiens oui, comment un bijou est-il créé ?

 
M.L. : Suivant les désirs du client avec qui le contact est toujours privilégié, avec qui la plus grande écoute est de rigueur.

 
BEP : Sait-il vraiment toujours ce qu’il veut ?

 
M.L. : Dans ce cas, il y a des lignes à garder… Des assemblages et associations à faire et à ne pas faire, des normes qui existent depuis que le bijou est de ce monde mais nous voyons aussi toujours la personnalité du client pour que son bijou lui colle !

 
BEP : Du sur mesure en quelque sorte ?

 
M.L. : Certainement !

 
BEP : Vous êtes nombreux chez Leysen ?

 
M.L. : Non, 7 personnes à une adresse, ici, et deux ateliers propres et 2 en sous-traitance.

 
BEP : Pas d’autres boutiques en vue ?

 
M.L. : Chine peut-être et des discussions sont aussi à l’ordre du jour avec Harrods… Il faut suivre la mondialisation, nous aussi, mais il ne faut pas d’enseignes à chaque coins du pays… Le client vient chez-nous ou nous allons chez lui !

 
BEP : Je comprends vu le côté exclusif de  la joaillerie qu’est la vôtre… Tiens au fait, Fournisseur de la Cour… C’est un plus pour vous ?

 
M.L. : Ce titre est toujours un plus mais différent pour tous aussi… Chocolats et biscuits, par exemple, seront directement mieux vendus mais pas nos produits… Pour nous ce titre amplifie notre image à l’étranger.

 
BEP : Avez-vous quelques anecdotes ? Nos lecteurs en sont friands…

 
M.L. : De la famille ou des clients ? Concernant Leysen, j’ai une belle histoire… En ce qui concerne les clients c’est  délicat mais bon… Deux peut-être sans être trop précis…

 
BEP : Bien sûr, je comprends, allez-y…

 
M.L. : La guerre venant, les Leysen ont eu l’idée de cacher le stock de pierres et quelques pièces exceptionnelles dans des cylindres en acier enfouis dans les murs de la joaillerie située alors rue Marché aux Poulets afin que l’ennemi ne s’en empare… Très bonne idée qui permit de relancer l’affaire une fois la guerre terminée mais… Quelques cylindres ont été « oubliés » !
Les clients extravagants… 2 ans pour faire un service en or qui a servi… 1 x ! Et encore une : Nous avons fabriqué un train miniature en or et pierres précieuses … Il circulait  sur la table du salon avec dans les wagons les amuse-bouche pour l’apéro !

 
BEP : Pouvons-nous connaître votre chiffre d’affaire ?

 
M.L. : Non !

 
BEP: Joker ?

 
M.L.: Non, je ne  cache rien mais ne peut vous répondre car le chiffre d’une année peut dépendre d’une pierre bien ou mal achetée ou encore bien ou mal travaillée !

 
BEP : Le secret de la réussite des Leysen ?

 
M.L. : Passion et savoir-faire  avec comme force l’esprit familial…

 
Ainsi se terminait notre rencontre avec  Maxime Leysen qui ouvre la 6ème génération de la joaillerie Leysen, une maison belge de renom international qui mélange avec raffinement tradition et innovation en matière de bijoux pour le plaisir des têtes couronnées et autres et qui éblouit, lui, par sa simplicité en prouvant ainsi l’esprit familial fort de cette dynastie.

 

 

Raymond Euchamps

5 décembre 2011 - Publié dans Interview | Aucun commentaire »

Le 10/12/2011 à Woluwé St. Lambert 
UCL 
Campus de Woluwé, 
Auditoire Pierre Lacroix 
Avenue Mounier, 51 
1200 Woluwé - Saint - Lambert 
début : 09:00:00 - Durée : 4h - Prix : 0EUR 

 
Avec la participation de : Monsieur Eric Vanrossomme, Comptable-fiscaliste agréé, Membre de la Commission du stage, Professeur à l’EPHEC 

 

 
Organisateur : Institut Professionnel des Comptables et Fiscalistes agréés (IPCF) 
Pour tout renseignement vous pouvez prendre contact avec Danielle Maligo 
Tél : 02.626 0380 - Fax : 02.626 0390 
E-mail : danielle.maligo@ipcf.be - Site internet

5 décembre 2011 - Publié dans Agenda | Aucun commentaire »

Le bon usage de la grammaire française est-il encore bien d’usage aujourd’hui ? Oui ! Plus que jamais sans nul doute…

 
Qui ne connaît « La grammaire Grevisse » ?

 
Nous avons tous été tenus d’utiliser les manuels de Maurice Grevisse dans nos études secondaires mais maintenant, avec l’évolution constante et de plus impertinente de la langue française, un tel ouvrage a-t-il encore sa place sur le coin de notre bureau ?

 
Oh que oui !

 
Plus que jamais, sans doute, car Le Bon Usage est certes une grammaire mais aussi un livre plein de découvertes, d’anecdotes et d’histoire…

 
Référence en grammaire française, Le Bon Usage naquit en Belgique il y a soixante-quinze ou, si vous préférez, il y a septante-cinq ans !

 


C’est en effet en 1936 que Maurice Grevisse, instituteur de formation devenu docteur en philosophie et lettres, réussissait à faire publier non sans mal  « Le Bon Usage » et à le faire admettre contre vents et marées comme grammaire française de référence.

 
Monsieur Grevisse, belge né en 1895, n’est évidemment plus de ce monde mais son ouvrage reste bien vivant tout comme la langue française, et ce, grâce, maintenant, à Monsieur André Goosse, son gendre, né à Liège en 1926 et qui en cette année 2011 a sorti la 15ème édition du Bon Usage qui est LA grammaire de la langue française…

 
Tout comme elle, Le Bon Usage évolue, ne se contentant pas de suivre des règles strictes mais œuvrant en nuances. N’imposant jamais mais suggérant toujours pour apporter à chaque fois des réponses à toutes les difficultés que l’on rencontre dans cette belle langue qu’est le français… Oui, des réponses car à chaque fois sont donnés les différents usages suffisamment courants pour être agréés.

 
Oui mais nous sommes à l’heure d’internet et donc…

 
Et donc les deux versions du Bon Usage sont proposées, le bon vieux livre et la version électronique et les deux se complètent admirablement…

 
S’il est bien plus évident et rapide de chercher à résoudre un problème grammatical en effectuant une recherche par mot clé sur la version électronique que dans un volume de 1680 pages en petits caractères, celui-ci offre l’avantage non négligeable de comporter à chaque fois des exemples et remarques mais aussi bon nombre de citations, notes historiques et bibliographies qui font que cette rébarbative grammaire d’antan est devenue un livre que l’on peut lire par plaisir en se laissant aller de découvertes en découvertes.

 
Le Bon usage en chiffres : plus de 40 000 exemples, plus de 2 500 auteurs cités, plus de 10 000 renvois internes et près de 6 000 notes complémentaires (notes historiques, remarques, exemples et bibliographies).

 
- Version imprimée (de Boeck/Duculot) : 1680 pages – Format : 18,5×26 cm (bloc papier) – Reliure : cartonné toilé cousu, dos rond, avec jaquette à 89 €.

 
- Version électronique : site interactif et intuitif offrant un puissant moteur de recherche, la possibilité de comparer des pages en les juxtaposant, de créer des PDF, le profil personnalisé et l’accès à la communauté d’utilisateurs (forum avec modérateur pour les abonnés), le transfert gratuit et sécurisé de contenu aux contacts de l’abonné, une lisibilité optimale sur tablettes numériques à 36 €.

 
- Le bundle : Version imprimée + 1 an d’abonnement à la version électronique : 99 €.

 

Raymond Euchamps

5 décembre 2011 - Publié dans Lecture | Aucun commentaire »

Nous avons d’abord essayé la 1.3i, idéale pour la ville, et ensuite la 1.4 MMT, capable de plus et même amusante à l’utilisation…

 
C’est début de cette année qu’est apparue en Europe la Subaru Trezia, commercialisée tout d’abord dans les pays du Benelux.

 
Oui, cette « petite » est une Subaru mais, non, ce n’est pas la fougueuse Impreza ! Les connaisseurs savent que Subaru est synonyme de puissance avec ses fabuleux moteurs « boxer » et d’intérieurs  luxueux n’ayant rien à  envier aux spécialistes que sont les allemands mais non, la Trezia n’est pas cela…

 
Elle est la réponse aux souhaits d’une clientèle cible en forte croissance qui recherche une petite compacte économique sans pour autant délaisser confort, équipement et plaisir de conduite… Relatif bien sûr !

 


Cette 5 portes « New Compact Smart Wagon », pouvant véhiculer 5 personnes, ne remplace donc rien chez Subaru mais vient compléter la gamme et même  la renforcer vu que la demande pour ces « petits monospaces » modulables à souhait et dans lesquels on a une position de conduite un peu surélevée est croissante.

 
Bien que typiquement « Subaru » de par sa  calandre avant et ses blocs optiques arrière, la Trezia a été développée en collaboration avec Toyota… Oui, voilà la Verso de Subaru !

 
La première essayée était la 1.3i, moteur essence à système de calage variable des soupapes d’admission avec boîte manuelle à 6 rapports, et la seconde, la 1.4, moteur diesel avec la MMT ( transmission Multi-mode) plus efficace en certaines circonstances et amusante à  la conduite.

 
Le châssis est sain, les suspensions de bonne facture, l’ensemble possède des qualités routières correctes, un confort certain et les freinages tant puissants que progressifs et ou répétés sont sans faille avec les freins à disques (ventilés à l’avant) aux quatre roues.

 
Sûre donc sur la route, la Trezia l’est aussi pour ses occupants, Subaru étant connaisseur en sécurité, nous n’en doutons pas au vu des autres modèles de la gamme et le niveau d’équipement peut être qualifié d’élevé au vu d’autres de la catégorie.

 
Oui, elle mérite vraiment d’être vue cette « petite » Subaru qui a sa place dans nos villes et campagnes et qui ne rechigne pas à aborder l’autoroute avec sa vitesse de pointe flirtant avec les 175 km/h…

 
Oh je sais, 120 maxi mais en certains cas on a grandement besoin d’en avoir un bref instant encore sous la pédale !

 

Raymond Euchamps

5 décembre 2011 - Publié dans Autos | Aucun commentaire »
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