Pétrofina - Total
Evolution boursière de Pétrofina-Total.
Il était évidemment prévu d’aborder une première valeur du secteur du pétrole. Le choix de Pétrofina s’imposait. Les ne laissent pas insensibles, notamment. L’absorption de cette société belge par Total en 1999 met les événements concernant la Birmanie à l’avant-plan de l’actualité en Belgique. C’est l’occasion non pas de justifier un intérêt pour un placement dans les actions Total ou pour une exclusion de cette valeur, mais de rappeler que les articles de cette série laissent au lecteur le soin de faire son choix personnellement.
Mais avant cela, rappelons, comme chaque mois, le tableau récapitulatif actualisé des articles précédents.
Attention ! Le cours moyen évolue, avec lenteur mais il évolue. En relisant l’article explicatif (numéro entre parenthèses), vous constaterez que le titre Rio Tinto est arrivé à un niveau favorable à une opération de vente. D’autre part, dans le courant du mois de septembre, le cours du titre Solvay est descendu momentanément à 100,10 € soit un rien en dessous de 90 % de sa moyenne.
Titres cours moyen un cours le cours/moyenne
03.09.07 03.09.07
General Electric 27,8 € 29,3 € 105,2 %
Rio Tinto 49,1 € 61,6 € 125,3 %
Robeco 29,3 € 29,9 € 102,0 %
Siemens 90,0 € 98,9 € 109,8 %
Solvay 109,8 € 103,1 € 93,9 %
Total 55,3 € 57,0 € 103,0 %
Unilever 21,7 € 21,5 € 99,1 %
Venons-en au sujet du jour. Sur le plan strictement financier, Total, comme Pétrofina antérieurement, est une valeur sûre. L’évolution du cours le confirme tout comme la diversité de ses implantations dans le monde.
Procédons comme pour les titres précédents, suivons donc le cours depuis début 1982. Partons de Pétrofina. A ce moment-là, l’action valait 4505 francs soit 111,68 €. Dans les années quatre-vingts, à trois reprises une action nouvelle a été attribuée pour dix actions détenues. La Pétrofina de 1990 ne vaut donc plus que 75,1 % de celle de 1982, soit 83,88 €. Or en juillet 1999, le jour de l’absorption par Total, la Pétrofina fut cotée à 575 € soit 6,85 fois plus cher. Ce jour-là, deux Pétrofina donnèrent droit à 9 Total de 128 € chacune. En 2006, l’action Total fut divisée par 4, soit 32 €, or elle vaut 57€ aujourd’hui.
La valeur initiale a donc été multipliée par 12,2 en vingt-cinq ans. Cette performance équivaut à un intérêt composé de 10,5 % l’an, et cela sans compter de très bons dividendes Pétrofina. C’est moins le cas pour Total. Il faut encore y ajouter un droit de souscription à un prix inférieur au cours à l’époque Pétrofina.
La performance de Total est donc un peu inférieure à celles des entreprises qui ont fait l’objet des articles antérieurs, mais encore très intéressant par comparaison avec les diverses possibilités offertes sur le marché des placements dits sûrs. Les activités de Total en Birmanie malgré la situation dramatique du peuple provoquée par son gouvernement n’est très probablement pas étrangère à cette moindre performance.
Dans un avenir proche, la valeur du titre pourrait ne pas suivre avec la même ampleur le mouvement ascendant des autres grandes valeurs de la Bourse. Ce retard n’est pas dû à un risque accru de l’activité mais à l’aide financière apportée par Total au gouvernement birman. D’autre part, il ne faut pas oublier que l’Etat français, comme d’autres grands Etats, fait corps avec les grandes valeurs énergétiques et d’armement du pays au point qu’on peut se demander si c’est l’aspect économique ou l’aspect politique qui domine. La guerre froide est loin d’être finie et les populations d’une quantité de pays, généralement totalitaires, continuent à en souffrir très gravement. L’Occident est tiède dans cette affaire mais l’intervention en Irak est encore plus catastrophique. Et la Chine est voisine de la Birmanie.
Pour ceux qui seraient intéressés par des opérations d’achat et de vente, Total a généralement évolué entre 90 et 110 % de son cours moyen. Depuis 2001, les hausses n’ont dépassé que trois fois 110 % avec un sommet de 117 %. Pendant la période déprimée de 2001 à mars 2003, Total a connu trois moments creux (entre 85 et 80 % de la moyenne) qui n’ont chacun duré que deux à trois semaines.
F.G.



