Pfizer
Evolution boursière de Pfizer.
Depuis des années, les sociétés pharmaceutiques, dont Pfizer est un représentant majeur, sont l’objet de toutes sortes de critiques. Il faudrait que ces entreprises vendent leurs produits meilleur marché mais qu’elles relâchent leurs dépenses de recherches pour sauver les populations des fléaux qui menacent la santé. A long terme, font-elles plus de bénéfices que d’autres ?
Mais avant de voir ce qu’il en est, résumons, comme chaque mois, dans un tableau, la situation actuelle des actions abordées dans les articles précédents.
Attention ! Le cours des actions tend à fluctuer de plus en plus fort, vers le bas, face aux incertitudes du proche avenir. Les banques sont en première ligne dans ce mouvement à cause de la quantité excessive de prêts immobiliers risqués aux USA. Une partie des sicav pourraient être entraînées dans ce tassement. En relisant l’article explicatif (numéro entre parenthèses), vous constaterez que le titre Rio Tinto reste à un niveau favorable à une opération de vente.
Titres cours moyen un cours le cours/moyenne
le 30.10.07 30.10.07 le 30.10.07
General Electric 27,9 € 27,7 € 99,2 %
Pfizer 18,5 € 16,7 € 90,1 %
Rio Tinto 51,4 € 63,5 € 123,5 %
Robeco 29,4 € 29,8 € 101,5 %
Siemens 90,7 € 93,7 € 103,2 %
Solvay 108,6 € 102,8 € 94,7 %
Total 55,4 € 56,5 € 102,1 %
Unilever 21,8 € 22,8 € 104,5 %
Venons-en au sujet du jour. Sur le plan strictement financier, Pfizer, comme les autres titres du tableau, est une valeur sûre. C’est une très grosse entreprise américaine disposant de produits très variés en rapport avec la santé. Ses laboratoires sont à la mesure de sa taille.
Procédons comme pour les titres précédents, suivons donc le cours depuis début 1982. A ce moment-là, l’action valait 3355 francs soit 83,17 €. En 1983, l’action fut divisée en deux. La période 1990 à 1999 fut particulièrement faste pour Pfizer et les pharmaceutiques. A trois reprises (1991, 1994, 1996), l’action fut divisée par deux. Elle fut même divisée par trois en 1998. Si bien que l’action actuelle, cotée à 16,70 € le 30 octobre, ne représente que le 48e de l’action de début 1982. Pour établir une comparaison, il faut donc diviser les 83,17 € par 48, soit 1,733 €.
La valeur initiale a donc été multipliée par 9,64 en vingt-cinq ans. Cette performance équivaut à un intérêt composé d’à peu près 9,5 % l’an, et cela sans compter des dividendes parfaitement réguliers et en croissance sur cette longue période. Ce rendement est obtenu malgré une forte dépréciation du dollar qui a perdu un peu plus de 35 % de sa valeur comparé à 1982.
Dans de telles conditions , la performance de Pfizer, évaluée dans une période déjà longue de six ans de creux, est donc très honorable, inférieure à celles des entreprises qui ont déjà fait l’objet des articles antérieurs, mais encore très intéressante par comparaison avec les diverses possibilités offertes sur le marché des placements dits sûrs.
Pour ceux qui seraient intéressés par des opérations d’achat et de vente, Pfizer n’évolue pas vraiment comme les actions déjà abordées. Bien sûr, ce titre n’échappe pas aux grands mouvements de la bourse. Mais les mouvements amples peuvent être beaucoup plus longs. Il en était déjà ainsi avant 1982. La découverte de médicaments très prometteurs et la déconvenue dans la recherche ne sont pas étrangères à ce genre de fluctuation. Depuis 2001, Pfizer évolue, le plus souvent, en dessous du cours moyen qui, de ce fait, a été ramené de 45 € à 18,5 € actuellement.
Les hausses au-delà de 130 % de la moyenne se sont produites en 1982 (142 %), 1991 (143 %), 1997 (144 %), 1998 (150 %) et 2000 (131 %). De tels sommets ont tous été très brefs. Les creux en dessous de 80 % de la moyenne se sont produits en 1987 (64 %), 1990 (78 %), 2001 (79 %), 2002 (68 %) et 2004 (74 %). Ils furent souvent aussi brefs. Lors d’une prédominance du tassement du cours, celui-ci a toujours fini par descendre à 90 % mais cela peut prendre des mois. Vers le haut, la variété est la règle. Il ne faut pas compter sur un sommet à 110 % chaque année.
F.G.



