I.N.G.

Les banques en bourse, exemple : I.N.G.

 ING figure parmi les grandes banques européennes. Elle est également active dans l’assurance. Basée à Amsterdam, elle a absorbé la banque de la poste néerlandaise en 1989 et la BBL belge en 1998. Elle est active partout dans le monde. Les actions du secteur bancaire fluctuent plus que ne le laisse supposer leur image de stabilité en Europe occidentale. Mais cette volatilité des cours ne présente aucun risque. J’appelle risquée une action qui, des années après une forte chute, n’arrive pas à retrouver un sommet antérieur et à le dépasser.

Prenons le même point de départ que pour les titres précédents, 1982. A ce moment-là, l’action I.N.G. (précédemment NMBK), valait 2390 francs belges soit 59,25 €. Ce titre a été divisé par cinq en 1989, chaque nouveau titre a été divisé par 2,5 en 1996. Une nouvelle division par deux est intervenue en 2001. Après vingt-six ans, l’action de 1982 a été remplacée par 25 actions actuelles. Si le prix de début 1982 n’avait pas changé (59,25 €), la valeur du titre actuel serait donc de 2,37 €. Or, fin février 2008, malgré le tassement important des cours, il vaut 24 €. En 26 ans, sa valeur a donc été multipliée par 10,125 soit l’équivalent d’un intérêt composé de 9,31 %, sans compter les dividendes, plutôt modestes, mais attribués sans faille. Début mars, à 21.7 € le titre offre 9.15 %.

Les pourcentages calculés dépendent du cours momentané de l’action et connaissent donc de légères fluctuations. L’année dernière, soit après 25 ans, le titre a valu plus de 30 € durant la plus grande partie de l’année. A ce prix-là, l’action aurait donné un peu plus de 10,2 % l’an. Cette constatation est similaire pour tous les titres dont le cours a été analysé. Il faut se reporter au tableau récapitulatif pour savoir si le rendement à long terme est momentanément grossi par un sommet du cours ou diminué par une période creuse de la cotation. Avec les actions analysées ici, la volatilité est variable mais le risque pratiquement nul. Avec ces titres, il faut vendre quand le cours est nettement au-dessus du cours moyen et acheter quand il est nettement en dessous. Le « nettement » est variable, il est précisé pour chaque titre, il varie selon les entreprises et l’atmosphère générale de la bourse.

Voici les indications pour I.N.G. De 1982 à 2001, ce titre a dépassé, par moment, 120 % au cours de dix années sur les vingt de cette période. Les creux se sont produits le plus souvent quelques mois plus tard. Ces tassements du cours ont eu lieu presque chaque année. Le cours descendait alors entre 99 et 90 %, mais à 83 % en 1984, 73 % en 1987, 79 % en 1990,  Il faut remarquer que, depuis 1998, des creux entre 70 et 50 % de la moyenne sont constatés au cours de cinq années différentes. De 2002 à maintenant, un sommet à 115-119 % a été atteint quatre années différentes.

Les moindres performances boursières des dernières années expliquent le rendement un peu moins généreux à long terme. Mais d’autre part, cette action offre de remarquables occasions  pour les amateurs d’achats et de ventes, en tenant compte des niveaux des creux et des sommets des dernières années.

Arrêtons-nous, comme chaque mois, au tableau de la situation actuelle des actions abordées dans les articles précédents.

Attention : il est particulièrement indiqué d’aller relire les commentaires généraux qui précédent les tableaux récapitulatifs des derniers articles. 2008 a mal commencé et continue dans la même voie. En comparant les cours moyens de fin janvier à ceux de début mars vous constatez qu’ils tendent à s’affaisser  plus fort qu’il y a quelques mois. Nous nous trouvons dans une dépression boursière prononcée comme il y en a eu quelques-unes depuis 1982 suite à des événements chaque fois différents. Sa longueur reste un mystère. Mais avec de bons titres il ne faut pas paniquer et, par exemple, vendre des Solvay ou des Bekaert à 75 € comme ce fut le cas en janvier. Dans les quelques semaines qui ont suivi, des acheteurs s’arrachaient les mêmes titres entre 87 et plus de 90 €.

Le modèle qui sous-tend cette série d’articles  n’est pas applicable à n’importe quelle société, même très grande. C’est, entre autres, le cas d’Alcatel-Lucent. Le cours de ce titre s’est écrasé il y a quelques années. Il ne s’est relevé que très partiellement et très momentanément. Il n’est pas impossible de gagner beaucoup avec ce titre. Il pourrait doubler en très peu de temps. Mais il ne s’agit pas seulement d’une grande volatilité. Le risque existe de ne pas pouvoir revendre avec bénéfice, même en faisant preuve de patience.

Titres                cours moyen               un cours le               cours/moyenne
                         le 04.03.08                  04.03.08                    le 04.03.08

Bekaert                   92,0 €                     87,9 €                          95,6 % 
General Electric        25,5 €                      21,6 €                          84,6 %
I.N.G.                     28,2 €                      21,7 €                          77,7 %    
Pfizer                      16,6 €                      14,5 €                          87,1 %
Procter & Gamble     47,4 €                      43,4 €                          91,6 %
Rio Tinto                 63,1 €                      73,3 €                        116,0 %  
Robeco                   27,6 €                      24,5 €                          88,7 %
Siemens                  92,9 €                      82,8 €                          89,0 %
Sofina                     80,3 €                      72,2 €                          89,9 %
Solvay                    97,0 €                      81,1 €                           83,6 %
Total                      53,7 €                       49,5 €                          92,1 %
Unilever                  22,3 €                       20,1 €                          90,4 %

F.G.

 

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Mercredi 5 mars 2008 — classé dans : Finance |
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