Les sacrifices que l’on nous demande vont-ils être utiles ?

Depuis quelques temps, il ne se passe pas un jour sans qu’on nous parle des 11.3 milliards que notre futur gouvernement doit absolument trouver… Soit, si nous comptons bien, un peu plus de 1.000 euros par personne !

 

Ainsi, une famille moyenne, avec 2 enfants, verra ses moyens financiers diminuer de 4.000 euros, auxquels il faudra ajouter la hausse probable des taux hypothécaires et des frais de banque, et celles, tout aussi probables, de la poste, de belgacom ou de l’énergie…

 

Même si certaines familles, disposant de moyens largement suffisants, ne seront pas affectées par les effets des restrictions budgétaires, il n’en ira sans doute pas ainsi pour la grande majorité de nos compatriotes qui, eux, n’auront d’autres choix que de réduire leur train de vie et, de ce fait, leurs dépenses…

 

Certains nous rétorqueront que nous vivons au dessus de nos moyens et qu’il est donc normal de devoir procéder à des restrictions… En oubliant que ces dernières auront un effet multiplicateur… A l’envers !

 

En effet, quelque soit son origine, la diminution du revenu disponible des ménages a un effet direct sur la consommation de ces derniers et, donc, sur le chiffre d’affaires des commerçants… Qui, à leur tour, devront réduire leur consommation, ou leur personnel, ce qui alimentera automatiquement la spirale de la décroissance.

 

Non seulement, certaines familles seront paupérisées, avec toutes les conséquences que cela implique, mais, en plus, l’effet de ces mesures sur notre économie seront négatives ce qui, mathématiquement, entraînera une hausse de notre endettement… Soit l’inverse de ce qui est recherché !

 

Et, volontairement, nous nous sommes limités à 11.3 milliards, alors que d’autres dangers, comme Dexia, le Holding Communal ou Arco nous guettent et, visiblement, n’ont pas encore été pris en considération dans les chiffres… Tout comme, nous le craignons, les effets de la décroissance, la hausse probable du taux d’intérêt ou, encore, le déficit toléré de 3 % du PNB !

 

Cette analyse rapide nous amène à penser que ces mesures budgétaires ne nous permettront pas de nous sortir de la crise dans laquelle nous nous trouvons. Cette crise, qui a commencé en fait dans les années 1970, est structurelle et il y a, par conséquent, lieu de s’attaquer aux causes réelles de nos problèmes…

 

En sortant de la « pensée unique », il est pourtant possible de maintenir la force de notre économie tout en garantissant à tous des perspectives d’avenir enthousiasmantes… Mais, pour y arriver, il faut, entre autres, oser vaincre les réticences de certains et réformer le mode de financement de notre Sécurité Sociale comme nous l’avons proposé il y a déjà quelques mois.

 

VG

Share and Enjoy:
  • Digg
  • Sphinn
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Mixx
  • Google
Lundi 5 décembre 2011 — classé dans : Economie |
RSS 2.0
open menu
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.
open menu open menu open menu
Partager