Economie

Une des plus belles réalisations des Pays Européens est leur système de Sécurité Sociale, un système unique au monde dont l’objectif principal est de protéger toutes les personnes, et plus particulièrement les plus faibles, contre les aléas de la vie…

 

Or, depuis quelques années, notre beau système est menacé de toutes parts et ses besoins en financement mettent en péril nos entreprises, ce qui a pour effet de générer un cercle vicieux qui détruira, à la fois, notre économie et notre protection sociale !

 

Cette catastrophe n’est toutefois pas inéluctable… Mais il y a lieu de prendre, d’urgence, les mesures systémiques qui s’imposent !

 

Contrairement à ce que d’aucuns essayent de nous faire croire, le problème n’est pas budgétaire mais bien structurel et les mesures prises actuellement sont inutiles et même contre-productives…

 

Notre système, et son financement, ont, en effet, été mis en place au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale et nos dirigeants de l’époque s’étaient basés sur la situation telle qu’elle existait au début du 20e siècle, avec, bien entendu, quelques petits correctifs pour tenir compte de l’évolution…

 

A cette époque, nous vivions dans une économie protégée par des barrières douanières et l’essentiel de l’activité se situait en Europe et aux Etats-Unis…

 

Techniquement, les moyens de transport n’étaient pas aussi développés qu’à notre époque et, de ce fait, les distances étaient nettement plus difficiles à franchir… En 1950, par exemple, se rendre au Brésil était une expédition aussi rare que coûteuse et peu accessible alors que, de nos jours, il suffit d’acheter un billet d’avion et de partir un ou deux jours plus tard…

 

L’informatique, à l’état embryonnaire, n’existait, elle, que dans des cercles restreints et ses possibilités étaient fort limitées… Il en allait de même pour la téléphonie internationale qui, dans les faits, ne concernait que quelques privilégiés…

 

Tout ceci pour dire que, au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, l’économie pouvait se développer en étant à l’abri d’une concurrence venant de l’extérieur… A l’époque, pour autant qu’on ait coordonné les politiques avec les voisins directs, on avait une grande liberté et cela ne posait absolument aucun problème d’augmenter le coût du travail en faisant supporter le financement de la Sécurité Sociale aux employeurs !

 

Cette situation n’a plus du tout cours de nos jours… Se rendre à l’étranger, ou importer des produits en provenance des quatre coins du monde, est d’une facilité déconcertante…  Les communications téléphoniques et informatiques sont immédiates et peu coûteuses grâce au développement d’internet… Et, pour corser le tout, l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) nous a fait accepter des règles qui permettent une libre circulation des services et marchandises…

 

Notre économie, autrefois protégée de la concurrence extérieure, doit maintenant faire face à l’arrivée de productions émanant de pays dans lesquels les coûts sont notablement plus faibles car, dans ces derniers, il n’existe aucune Sécurité Sociale et, par conséquent, aucun coût de ce type pour les employeurs.

 

Qui plus est, la politique d’Euro fort, chère à Madame Merkel, accentue encore notre désavantage concurrentiel face à ces pays qui, souvent, à l’instar de la Chine, pratiquent une politique de dévaluation compétitive.

 

Ainsi, on se trouve directement en concurrence, non protégée, avec des pays dont le coût salarial mensuel avoisine les 150 € (Vietnam, Madagascar, …)… Et, on doit, nous, se battre avec un coût, pour un travail identique, de 3000 € par mois, dont moins de 1400 € reviennent au travailleur !

 

Avec notre système actuel de financement de la Sécurité Sociale, on se retrouve dans une situation impossible et nos entreprises fermeront les unes après les autres ou délocaliseront leur production…

 

Il est donc, dans l’intérêt de notre merveilleux système de Sécurité Sociale, des entreprises et de tous les travailleurs, de changer son mode de financement afin de réduire cette différence de coûts, tout en maintenant, à la fois, la protection sociale et le pouvoir d’achat des travailleurs.

 

Pour y arriver, il n’existe, en fait, qu’une seule solution : faire porter le coût de notre Sécu sur la consommation, ce que certains appellent TVA sociale, les revenus d’intérêts et diverses taxes visant les activités polluantes ou utilisatrices de ressources naturelles épuisables… Cela est possible et la réduction de coût salarial obtenue (dans notre exemple, le coût serait réduit de moitié, à 1500 € par mois) redonnerait à nos entreprises un avantage concurrentiel, l’écart avec les pays à bas coût étant comblé par une proximité, une diminution des frais de transport et une productivité plus importante !

 

VG

5 janvier 2012 - Publié dans Economie | Aucun commentaire »

Depuis quelques temps, il ne se passe pas un jour sans qu’on nous parle des 11.3 milliards que notre futur gouvernement doit absolument trouver… Soit, si nous comptons bien, un peu plus de 1.000 euros par personne !

 

Ainsi, une famille moyenne, avec 2 enfants, verra ses moyens financiers diminuer de 4.000 euros, auxquels il faudra ajouter la hausse probable des taux hypothécaires et des frais de banque, et celles, tout aussi probables, de la poste, de belgacom ou de l’énergie…

 

Même si certaines familles, disposant de moyens largement suffisants, ne seront pas affectées par les effets des restrictions budgétaires, il n’en ira sans doute pas ainsi pour la grande majorité de nos compatriotes qui, eux, n’auront d’autres choix que de réduire leur train de vie et, de ce fait, leurs dépenses…

 

Certains nous rétorqueront que nous vivons au dessus de nos moyens et qu’il est donc normal de devoir procéder à des restrictions… En oubliant que ces dernières auront un effet multiplicateur… A l’envers !

 

En effet, quelque soit son origine, la diminution du revenu disponible des ménages a un effet direct sur la consommation de ces derniers et, donc, sur le chiffre d’affaires des commerçants… Qui, à leur tour, devront réduire leur consommation, ou leur personnel, ce qui alimentera automatiquement la spirale de la décroissance.

 

Non seulement, certaines familles seront paupérisées, avec toutes les conséquences que cela implique, mais, en plus, l’effet de ces mesures sur notre économie seront négatives ce qui, mathématiquement, entraînera une hausse de notre endettement… Soit l’inverse de ce qui est recherché !

 

Et, volontairement, nous nous sommes limités à 11.3 milliards, alors que d’autres dangers, comme Dexia, le Holding Communal ou Arco nous guettent et, visiblement, n’ont pas encore été pris en considération dans les chiffres… Tout comme, nous le craignons, les effets de la décroissance, la hausse probable du taux d’intérêt ou, encore, le déficit toléré de 3 % du PNB !

 

Cette analyse rapide nous amène à penser que ces mesures budgétaires ne nous permettront pas de nous sortir de la crise dans laquelle nous nous trouvons. Cette crise, qui a commencé en fait dans les années 1970, est structurelle et il y a, par conséquent, lieu de s’attaquer aux causes réelles de nos problèmes…

 

En sortant de la « pensée unique », il est pourtant possible de maintenir la force de notre économie tout en garantissant à tous des perspectives d’avenir enthousiasmantes… Mais, pour y arriver, il faut, entre autres, oser vaincre les réticences de certains et réformer le mode de financement de notre Sécurité Sociale comme nous l’avons proposé il y a déjà quelques mois.

 

VG

5 décembre 2011 - Publié dans Economie | Aucun commentaire »

La Grèce est critiquée de toutes parts et d’aucuns souhaitent l’exclure de l’Euro et même, pour les plus radicaux, de l’Union Européenne…

 

Cet acharnement contre ceux qui sont, en fait, les premières victimes – nous ne parlons pas, ici, des quelques profiteurs mais bien du peuple Grec – est particulièrement malsain car cela consisterait à faire payer à une population entière les frais d’une crise financière qui la dépasse et dont elle n’est pas responsable.

 

En outre, cette position est suicidaire dans le sens où, chacun à notre tour, nous finirons par subir le sort actuellement réservé au peuple Grec… Les Irlandais, Portugais et Espagnols ont déjà connu des accès de fièvre, l’Italie est en bonne voie pour le subir et notre pays est, sans doute, le suivant sur la liste…

 

En essayant d’apporter une solution budgétaire à un problème qui ne saura être résolu qu’avec des politiques monétaires, nos gouvernants génèrent une décroissance des produits nationaux, ce qui a pour effet d’augmenter encore le poids de la dette en rendant, au passage, sa charge insoutenable pour l’économie… En agissant de la sorte, ils font entrer nos pays dans la spirale vicieuse de la décroissance !

 

Certains pourraient, bien sûr, se croire à l’abri mais, même les plus forts, comme l’Allemagne, ont des faiblesses et subiront, en outre, les effets de la décroissance de leurs partenaires. La dette Allemande dépasse, en effet, les fameux 60 % et certains émettent l’idée que, dans quelques décennies leur dette publique, actuellement classifiée AAA, deviendra spéculative comme celle de la Grèce !

 

En outre, si une décroissance au niveau de la Grèce n’a que peu d’effet, vu la petitesse de son économie, le même phénomène, s’il affecte l’Italie ou l’Espagne, aura des conséquences particulièrement dommageables pour les entreprises, et l’économie, des autres pays, en ce compris l’Allemagne.

 

Il est, par conséquent, plus que temps de changer notre fusil d’épaule pour adopter une politique visant à restaurer la compétitivité de notre économie Européenne, même si, pour cela, il faut déplaire à Madame Merkel…

 

Cette politique devra utiliser les instruments à caractère monétaire, de manière à combler au plus vite les déficits publics et, par la suite, il faudra veiller à ce que les Etats ne puissent plus s’endetter en établissant des règles strictes.

 

Nous ne nions pas que, d’une certaine manière, cette politique monétaire générera de l’inflation et diminuera la valeur de l’Euro mais cette situation ne pourra être que bénéfique car l’inflation diminuera automatiquement le poids des dettes et la baisse de la valeur de l’Euro donnera un coup de fouet à nos exportations. Le maintien d’un Euro fort est, en fait, un dogme nocif, et la meilleure preuve est constituée par le fait que nos dirigeants demandent en permanence, mais sans succès, à la Chine de réévaluer son Yuan !

 

Au niveau de la population et de l’économie intérieure, dont un des principaux déterminants est la consommation, la situation ne créera que peu d’inconvénients si on maintient l’application de l’indexation intégrale des salaires… L’inflation aura, alors, pour effet technique de diminuer le poids des dettes des entreprises et ménages et l’indexation maintiendra le pouvoir d’achat des citoyens et leur confiance en l’avenir !

 

VG

5 novembre 2011 - Publié dans Economie | Aucun commentaire »

Il ne faut pas se voiler la face : de plus en plus d’entreprises délocalisent leur production et, de ce fait, nous perdons, à la fois, des emplois et la valeur ajoutée que ces derniers généraient.

 

Comme vous l’aurez certainement compris, cette situation est particulièrement dommageable pour notre économie et entraine, au niveau social, des drames humains. Il est, donc, temps de trouver les causes de ce mal et d’y remédier…

 

De bonne foi, certains rendent l’Europe et la Mondialisation responsables de cette situation mais, à l’analyse, ce jugement doit être fortement nuancé et même réformé.

 

En effet, ce n’est pas la Mondialisation, concept assez abstrait, mais bien une de ses composantes qui nous pose problème et l’Europe n’est pas un danger mais bien le seul rempart possible contre cette menace qui pèse sur nous.

 

Nos problèmes sont, en fait, générés par l’effet conjugué de la libre circulation des biens et services et du coût élevé du travail dans notre pays. En conséquence, si on désire lutter contre ces délocalisations destructrices, il faudra, à la fois, rendre moins avantageuses les importations et diminuer le coût du travail tout en ne diminuant pas le pouvoir d’achat des travailleurs.

 

Une solution pour atteindre cet objectif consiste à opérer un glissement du financement de la Sécurité Sociale vers ce que certains appellent la TVA Sociale. Comme nous l’avons déjà exposé dans le Break-Even Point, cette modification structurelle permettrait de diminuer le coût du travail, tout en maintenant le salaire net, ainsi que son pouvoir d’achat, et de faire porter le financement de notre Sécurité Sociale sur les importations au prorata de ce qu’elles représentent dans notre économie.

 

Cette « révolution Copernicienne » présente l’avantage de permettre une réduction du coût du travail qui pourrait aller jusqu’à 25 %, ce qui, inévitablement, réduirait nos prix de revient et rendrait, donc, les entreprises établies chez nous plus concurrentielles. De plus, ceux qui délocalisent n’échapperaient plus au financement de la Sécurité Sociale, ce qui aurait comme effet de réduire l’attrait de cette politique.

 

VG

5 octobre 2011 - Publié dans Economie | Aucun commentaire »

Bien que critiquée et remise en question par certains, l’Union Européenne est, pourtant, la seule institution réellement indispensable à notre bien-être.

 

Dans une société mondialisée, seule l’Union Européenne possède la taille et la puissance nécessaire pour défendre nos intérêts et notre mode de vie face aux Etats-Unis ou à la Chine.

 

 

Pris individuellement, les pays Européens ont perdu toute influence sur l’évolution du monde et, de ce fait, sur le contexte dans lequel ils doivent se développer… Même d’anciennes grandes puissances, comme la France, n’ont plus la possibilité de mener seules des actions d’envergure tant au niveau économique que politique ou militaire.

 

Il est donc plus que temps que tous prennent conscience qu’il est nécessaire de nous unir pour préserver notre mode de vie, nos intérêts et les acquis de notre démocratie, faute de quoi nous ne pourrions qu’être les larbins des Américains.

 

Actualité oblige, prenons l’exemple de l’Euro. Si nous n’avions pas eu cette monnaie unique, tant la crise de 2008 que l’actuelle auraient généré un chaos sur le marché des changes avec toutes les conséquences que cela implique au niveau économique et social. En outre, comme les prix internationaux auraient été libellés exclusivement en dollars, nous aurions connu des fluctuations importantes et incontrôlables qui auraient mis à mal les particuliers et entreprises.

 

Ce n’est, donc, pas l’Euro mais bien la politique de la Banque Centrale et de certains grands Etats qu’il faut remettre en question. Au lieu de veiller à la croissance et au bien-être de la population, ils ont préféré privilégier les intérêts des milieux financiers…

 

Il en va, malheureusement, de même dans d’autres domaines comme le commerce international ou la diplomatie où le moins que l’on puisse dire est que nous sommes peu unis.

 

Ainsi, nous n’avons pas su nous opposer aux réglementations issues de l’Organisation Mondiale du Commerce qui favorisent outrageusement les multinationales et les pays à faible coût de main d’œuvre. Cette faiblesse est, sans aucun doute, une des causes majeures des délocalisations et des problèmes économiques que nous connaissons actuellement.

 

Au niveau diplomatique et militaire, la situation est encore pire… La grande majorité des armées européennes fait partie de l’OTAN, une organisation qui, dans les faits, est dominée par les Etats-Unis. Cette absence de bras armé, couplée à  un manque de convergence des politiques, réduit notre diplomatie à peu de choses… Qui plus est, au lieu d’une Ambassade Européenne influente, nous disposons, dans la plupart des pays étrangers, de 27 ambassades, ce qui, au niveau du rapport coût/efficacité est loin d’être l’idéal.

 

Il est donc grand temps d’intensifier la construction Européenne afin que notre Union devienne ainsi l’égale des grands de ce monde et puisse défendre nos intérêts et notre modèle de démocratie. Et, dans cette optique, la Wallonie et la Belgique ont l’occasion de jouer un rôle central grâce au rôle de Capitale Européenne de Bruxelles… Une belle manière de voir positivement nos problèmes actuels et de créer une perspective d’avenir enthousiasmante !

 

 

Source : Made in Wallonia - Dossier Spécial

5 septembre 2011 - Publié dans Economie | Aucun commentaire »

La plupart des gens répondront par l’affirmative à cette question…

 

A la réflexion, toutefois, il y aurait lieu d’être nettement plus dubitatifs… Un Gouvernement est, bien entendu, nécessaire, et même souhaitable, mais il faut également que son but soit de servir les intérêts de la population…

 

En suivant l’actualité récente, on a la nette impression que les négociateurs se sont remis autour de la table sous la pression des marchés financiers. Cela pourrait être anecdotique si les politiques envisagées visaient à privilégier la population et les entreprises de chez nous mais, à l’analyse, il apparaît plutôt que le souhait soit d’appliquer une rigueur budgétaire afin de pouvoir honorer les intérêts et remboursements que les marchés exigeront.

 

Afin d’éviter tout malentendu, nous tenons à réaffirmer que nous pensons qu’il est indispensable d’avoir un équilibre budgétaire et, même, en période de haute conjoncture, de dégager des marges afin de pouvoir faire face à des années plus difficiles.

 

Cependant, il existe plusieurs manières d’atteindre cet équilibre et les choix effectués vont, irrémédiablement privilégier certains…

 

Et nous avons l’impression que, à l’heure actuelle, les banques et les marchés seront privilégiés dans le sens où, à aucun moment, on ne remet en question la charge de la dette ainsi que la fiscalité qui affecte les intérêts de la dette publique. Si cette impression se vérifie, le nouveau Gouvernement aura comme action principale d’augmenter les impôts et de réduire les dépenses au profit de la population afin de garantir que les intérêts des financiers seront intégralement préservés.

 

Cette complaisance des Gouvernements envers les banques s’est, d’ailleurs, déjà manifestée lors de la crise de 2008 lorsqu’ils ont comblé les déficits sans demander de réelles garanties et des changements conséquents… Alors qu’ils auraient pu récupérer le patrimoine immobilier des banques (dont une partie est louée par l’Etat) en compensation des sommes injectées et exiger que les banques soient scindées entre banques commerciales (gestion des comptes, …) et banques d’affaires (placements, private banking, …), ce qui aurait évité la réédition de cette crise.

 

Il existe pourtant une autre manière d’arriver à l’équilibre qui ne porte pas préjudice à la population et aux entreprises (principalement des PME et TPE) qui font notre prospérité. Au lieu de faire payer la crise aux citoyens et aux petites entreprises, on pourrait aisément soumettre les intérêts que les banques touchent sur la dette publique à des taux d’imposition similaires à ceux qui affectent les revenus du travail. Cette mesure, couplée à la modification du mode de financement de notre sécurité sociale, permettrait pourtant de faire redémarrer notre économie et assurer, ainsi, le bien-être de notre population.

 

Espérons donc que nos politiques prennent conscience du fait que les intérêts des banques et des marchés sont totalement opposés à ceux des autres acteurs économiques et sociaux et osent se mettre du côté de la population et des petites entreprises qui sont les artisans de notre prospérité !

 

Break-Even

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5 août 2011 - Publié dans Economie | Aucun commentaire »

Qu’on le veuille ou non, notre bien-être repose exclusivement sur la prospérité de nos entreprises et leur capacité à créer de la valeur ajoutée… Nous avons, donc, tout intérêt à ce qu’elles puissent se développer et, pour y arriver, il faut leur donner un cadre adéquat.

 

Or, force est de constater que, dans notre pays, tout comme dans la plupart des pays d’Europe Occidentale, ce cadre favorable, tant nécessaire, n’est pas réellement présent.

 

Une des explications pourrait provenir du fait que nos décideurs politiques sont nettement plus en contact avec des banques, des groupes de pression et des fédérations professionnelles dont les intérêts sont fort écartés de ceux de notre tissu entrepreneurial qui, rappelons-le, est constitué quasi-exclusivement de TPE.

 

En effet, les besoins du secteur financier et des grandes entreprises ne sont pas ceux des TPE qui, elles, nécessitent un système simple, souple et peu coûteux.

 

Simple car les formalités administratives représentent, dans une TPE, une charge de travail proportionnellement très conséquente et, donc, particulièrement coûteuse… En outre, cette obligation n’apporte, dans la plupart des cas, rien à l’entreprise, ce qui en fait un coût économiquement inutile.

 

Il y a donc lieu de simplifier la fiscalité au maximum, en réduisant, par exemple, l’impôt des sociétés à un pourcentage du bénéfice comptable, ce qui permettra de réduire la déclaration fiscale à sa plus simple expression. Les procédures d’autorisations doivent, également, être drastiquement simplifiées et accélérées et, idéalement, un seul contact à un guichet spécialisé devrait permettre de solutionner 99 % des demandes…

 

En matière d’emploi, notre système est particulièrement lourd et paralysant et, dans bien des cas, les TPE préfèrent brimer leur croissance plutôt qu’engager du personnel… Qui plus est, le coût salarial est particulièrement important (sans que le net perçu ne soit, lui, exagéré) et les contraintes sont peu compatibles avec la situation réelle de nos TPE. Alors que, en finançant autrement notre Sécu, on pourrait disposer d’un système performant et dynamisant car l’engagement d’un travailleur pourrait se faire aussi facilement que s’il était « en noir » et, pour un salaire identique voire supérieur, le coût pour l’entreprise serait réduit d’un quart !

 

A côté de cela, il y a, également, lieu de réduire les privilèges indécents dont disposent l’Etat et les banques au niveau des récupérations de créances impayées et d’arrêter de pénaliser lourdement les entrepreneurs qui échouent en mettant à leur charge personnelle les dettes envers l’ONSS et le fisc, même si la société possède la responsabilité limitée.

 

Il est grand temps que nos politiciens s’intéressent à nos TPE et que ces dernières osent leur montrer la triste réalité des choses et la manière, négative, dont la plupart perçoivent les contraintes administratives, les banques, le fisc et l’ONSS… Faute de quoi nous aurons de plus en plus de fermetures et de délocalisations avec, comme conséquence ultime, une régression économique et sociale !

 

Break-Even

5 juillet 2011 - Publié dans Economie | Aucun commentaire »

Depuis quelque temps, on ne compte plus les entreprises qui ferment ou délocalisent leurs activités… Avec toutes les conséquences que cela a sur notre économie et nos emplois !

 

Cette situation est particulièrement dommageable pour notre économie et il y a lieu de pallier à cette hémorragie, faute de quoi le phénomène continuera à s’amplifier et nous connaîtrons, tous, un appauvrissement conséquent.

 

Contrairement à ce que certains pourraient penser, l’imposition de contraintes aux entreprises ne servira à rien car le problème auquel nous avons à faire face les dépasse complètement. Pire, en agissant de la sorte, on rendra encore plus difficile la vie de nos TPE et PME, ce qui, inexorablement, augmentera encore le nombre de faillites et de pertes d’emplois. Il en va de même pour un certain nombre de mesures prises « en faveur de l’emploi » comme les contrats « win-win » ou les « titres-services »… Ces mesures ont, effectivement, permis de créer, ou plutôt officialiser, des emplois mais ce ne sont que des palliatifs coûteux et, économiquement, il aurait mieux valu que ces activités continuent à être pratiquées « en noir ».

 

Au lieu de multiplier les « mesurettes » coercitives ou palliatives, dont le seul avantage est de ne pas toucher au système et à ses privilégiés, il y a lieu de prendre des mesures structurelles car le problème auquel nous devons faire face est de cet ordre.

 

En effet, sous l’impulsion de l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce), nous avons été amenés à ouvrir nos frontières aux produits et services émanant de l’étranger… Et nous nous retrouvons face à des concurrents dont les coûts de production sont tellement inférieurs aux nôtres qu’il est impossible de les concurrencer.

 

Notre handicap a, en outre, encore été renforcé par deux autres facteurs : la force de l’euro et le coût important de la main d’œuvre par rapport au net perçu par les travailleurs.

 

La réponse, structurelle, doit donc atteindre les objectifs suivants :
- Diminuer le coût de la main d’œuvre tout en augmentant le net et donc le pouvoir d’achat des travailleurs
- Diminuer la valeur de l’euro afin de rendre nos produits et services plus compétitifs
- Augmenter le prix des produits extra-européens importés
- Augmenter de manière raisonnable le taux de l’inflation, ce qui aura pour effet de diminuer l’endettement des entreprises, des ménages… Et de l’Etat !
- Dynamiser notre économie en favorisant l’entrepreneuriat et en rendant moins attractive la thésaurisation

 

Il est donc urgent de sortir de notre politique actuelle, faite de petits arrangements, faute de quoi nous irons, comme les Grecs, de restrictions budgétaires en augmentations d’impôts, sans aucune possibilité de sortir de ce cercle vicieux…

 

C’est la raison pour laquelle nous vous invitons à lire le dossier préparé par « Made in Wallonia » et à signer leur pétition afin de montrer à nos dirigeants que nous voulons des actions concrètes en faveur de nos entreprises et de notre emploi.

 

>>> Pour accéder à la pétition, cliquez sur ce lien (ne pas oublier de confirmer votre signature dans le mail que vous recevrez)

 

Break-Even

5 juin 2011 - Publié dans Economie | Aucun commentaire »

Il est très facile de proposer de financer notre Sécurité Sociale sans avoir recours aux prélèvements de cotisations, patronales et personnelles, sur les rémunérations… Encore faut-il pouvoir disposer d’une alternative financièrement crédible.

 

On pourrait, bien entendu, se baser sur l’exemple du Danemark qui, tout en maintenant des prestations sociales au moins équivalentes aux nôtres, parvient à se passer de ces prélèvements… Mais, il y aura toujours des contradicteurs qui diront que ce qui marche là-bas n’est pas transposable chez nous.

 

Pour les convaincre, nous allons donc étayer notre raisonnement.

 

En Belgique, les prélèvements ONSS se montent approximativement à 48.5 milliards d’euros (chiffres 2009), dont 26.3 milliards en Flandre, 13.5 milliards à Bruxelles et 8.7 milliards en Wallonie. Si, au lieu d’effectuer le calcul en fonction du siège social, on l’effectue selon le domicile des travailleurs, on remarque toutefois un transfert particulièrement important de Bruxelles vers la Flandre (4.1 milliards d’euros) et vers la Wallonie (3.2 milliards d’euros). Pour être complets, il faut toutefois nuancer ces transferts en tenant compte de sièges d’exploitation distincts.

 

La suppression de ces 48.5 milliards de cotisations sociales entraînera, donc, la nécessité de trouver, ailleurs, ce montant.

 

La première source de financement alternative découle directement de la suppression des cotisations personnelles qui entraînera automatiquement une augmentation de la base imposable qui, de surcroit, fera l’objet d’une taxation à l’IPP aux taux marginaux les plus élevés. Le montant de ces cotisations atteignant les 13 milliards d’euros, l’effet technique se montera, approximativement à 6.5 milliards d’euros.

 

De la même manière, les entreprises verront leurs charges salariales diminuer de 35.5 milliards d’euros, ce qui générera un effet technique positif, au taux normal d’imposition, de 12 milliards d’euros.

 

Cette mesure pourrait, en outre, être sécurisée et renforcée en supprimant les avantages fiscaux, comme les intérêts notionnels ou les RDT, dont, en pratique, ne bénéficient, presqu’exclusivement, que les grandes entreprises et les sociétés du secteur financier.

 

La TVA constitue la troisième voie de financement alternatif. En augmentant, comme au Danemark, le taux normal en le faisant passer de 21 % à 25 %, et en veillant à ce que seuls les biens et services de première nécessité puissent bénéficier de taux réduits, il est possible d’augmenter la recette de cet impôt de plus de 10 milliards d’euros.

 

En veillant, parallèlement, à ce que l’indexation des salaires soit complètement appliquée, on pourra tabler sur 15 milliards d’euros sans que cette opération ne soit douloureuse, ou déstabilisante, pour les travailleurs qui verront leur rémunération augmenter en proportion.

 

Enfin, le précompte mobilier, et plus particulièrement celui s’appliquant sur les revenus d’obligations et titres de la dette publique, pourra combler, avec d’autres taxations applicables au secteur financier, les 15 milliards restants. Au cours des dernières décennies, le secteur financier a bénéficié d’un régime fiscal particulièrement favorable, ainsi que d’aides importantes destinées à le sortir de la situation dans laquelle il s’était, lui-même, mis en 2008… Le fait de le faire participer à l’effort collectif n’est, par conséquent , qu’un juste retour des choses.

 

Certains argueront que s’attaquer à ce secteur fera fuir les capitaux mais, à l’analyse, leur position ne tiendra pas longtemps : les plus gros débiteurs d’intérêts sont les pouvoirs publics et il leur est donc très facile d’appliquer une retenue à la source.

 

A côté de ces apports, qui couvrent entièrement le financement souhaité, plusieurs effets secondaires amélioreront encore la situation.

 

Parmi ces derniers, nous pouvons citer la baisse drastique des coûts salariaux, qui augmentera l’emploi et diminuera le chômage, l’augmentation des revenus des ménages qui dopera la consommation, et l’orientation de l’épargne vers des investissements en lieu et place de placements peu productifs pour l’économie réelle.

 

VG

5 mai 2011 - Publié dans Economie | Aucun commentaire »

En Wallonie, les TPE constituent la quasi-totalité de l’économie privée… 97 % de nos entreprises comptent moins de 10 salariés, 93 % moins de 5 et 75 % des entreprises n’en comptent aucun !

 

Cette situation est loin d’être une caractéristique propre à la Wallonie, Bruxelles, la Flandre et, sans doute, de nombreux autres pays Européens ayant des chiffres similaires.

 

Ces TPE constituent notre principal atout et il y a donc lieu de les préserver si on souhaite maintenir notre bien-être… Qui ne peut exister que si notre économie prospère et, par voie de conséquence, que si nos TPE disposent d’un cadre favorable à leur développement.

 

Or, on remarque que nombre de mesures ne sont adaptées ni à notre époque, ni aux très petites entreprises… Ainsi, des négociations interprofessionnelles qui piétinent parce que les représentants du grand patronat souhaitent que l’augmentation salariale soit inférieure de 1 % à ce que souhaitent les syndicats est sans aucun intérêt pour nos TPE… Dans le cas d’une entreprise, moyenne à ce niveau, comptant 3 employés, l’impact de cette différence de 1 % avoisine 1500 € par an, soit 125 € par mois… Soit quantité négligeable !

 

Par contre, d’autres mesures, peut-être indolores pour les grandes entreprises, sont dommageables pour les TPE et peuvent même les conduire à la faillite… Si, dans notre entreprise de 3 personnes, un travailleur tombe malade pendant 1 mois, la TPE devra prendre à son compte la totalité du salaire, ainsi que le précompte et l’ONSS, soit un coût supérieur à 4000 €, ce qui équivaut à 32 mois à 125 €… Et, en outre, l’entreprise verra son effectif diminuer de 33 %, ce qui n’est pas sans conséquences !

 

L’allongement du congé de maternité est aussi une mesure particulièrement dommageable pour nos TPE… Chez elles, toutes les personnes ont un rôle clé et l’absence prolongée d’une d’entre-elles a de grandes conséquences… Et il est rare qu’un intérimaire puisse reprendre la fonction au pied levé. Loin de nous l’idée de dire qu’il faudrait réduire cet avantage mais il y a lieu de prévoir des mesures d’accompagnement comme, par exemple, un versement d’une indemnité à la TPE pendant toute la durée du congé de maternité ou de maladie… Et, socialement, ce sera très bénéfique dans le sens où nos TPE n’hésiteront, alors, plus à engager des femmes susceptibles d’être enceintes.

 

La charge administrative constitue également un élément pénalisant particulièrement important pour les petites structures… Proportionnellement, cette charge est notablement plus conséquente que pour les plus grandes entreprises et il n’est, d’ailleurs, pas rare que les TPE ne parviennent pas à suivre notre réglementation tatillonne et bureaucratique… Savez-vous qu’il y a lieu de faire un avenant au contrat de travail si, pendant quelques jours, un travailleur commence et termine plus tard sa journée de travail ? C’est abusif et totalement contreproductif !

 

Le mode de financement de la Sécurité Sociale, outre son côté archaïque (il correspond, en fait, à une économie industrielle telle qu’elle existait au début du 20e siècle), constitue une des causes principales de notre économie et de notre emploi… Et la pire des choses est que nos dirigeants s’en sont rendus compte car ils ont créé les titres services et les emplois « win-win »… Au lieu de mettre en place ces régimes d’exception, dont la plupart de nos TPE ne peuvent pas bénéficier, ils auraient mieux fait de repenser complètement le financement de notre Sécurité Sociale afin de préparer notre économie aux défis auxquels elle doit faire face.

 

Il est donc grand temps que les TPE, de concert avec les personnes qui y travaillent, se regroupent pour défendre leurs intérêts qui sont également ceux de tous nos concitoyens… Car, actuellement, ellles ne sont pas représentées ou, pire, représentées par des personnes qui ont parfois des intérêts divergents… Ce qui est particulièrement dommageable dans le sens où les intérêts de nos TPE, et de leurs dirigeants, sont nettement plus proches celui de leurs travailleurs que de celui des grandes entreprises et des banques !

 

VG

5 mars 2011 - Publié dans Economie | Aucun commentaire »
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