Economie

En Wallonie, les TPE constituent la quasi-totalité de l’économie privée… 97 % de nos entreprises comptent moins de 10 salariés, 93 % moins de 5 et 75 % des entreprises n’en comptent aucun !

 

Cette situation est loin d’être une caractéristique propre à la Wallonie, Bruxelles, la Flandre et, sans doute, de nombreux autres pays Européens ayant des chiffres similaires.

 

Ces TPE constituent notre principal atout et il y a donc lieu de les préserver si on souhaite maintenir notre bien-être… Qui ne peut exister que si notre économie prospère et, par voie de conséquence, que si nos TPE disposent d’un cadre favorable à leur développement.

 

Or, on remarque que nombre de mesures ne sont adaptées ni à notre époque, ni aux très petites entreprises… Ainsi, des négociations interprofessionnelles qui piétinent parce que les représentants du grand patronat souhaitent que l’augmentation salariale soit inférieure de 1 % à ce que souhaitent les syndicats est sans aucun intérêt pour nos TPE… Dans le cas d’une entreprise, moyenne à ce niveau, comptant 3 employés, l’impact de cette différence de 1 % avoisine 1500 € par an, soit 125 € par mois… Soit quantité négligeable !

 

Par contre, d’autres mesures, peut-être indolores pour les grandes entreprises, sont dommageables pour les TPE et peuvent même les conduire à la faillite… Si, dans notre entreprise de 3 personnes, un travailleur tombe malade pendant 1 mois, la TPE devra prendre à son compte la totalité du salaire, ainsi que le précompte et l’ONSS, soit un coût supérieur à 4000 €, ce qui équivaut à 32 mois à 125 €… Et, en outre, l’entreprise verra son effectif diminuer de 33 %, ce qui n’est pas sans conséquences !

 

L’allongement du congé de maternité est aussi une mesure particulièrement dommageable pour nos TPE… Chez elles, toutes les personnes ont un rôle clé et l’absence prolongée d’une d’entre-elles a de grandes conséquences… Et il est rare qu’un intérimaire puisse reprendre la fonction au pied levé. Loin de nous l’idée de dire qu’il faudrait réduire cet avantage mais il y a lieu de prévoir des mesures d’accompagnement comme, par exemple, un versement d’une indemnité à la TPE pendant toute la durée du congé de maternité ou de maladie… Et, socialement, ce sera très bénéfique dans le sens où nos TPE n’hésiteront, alors, plus à engager des femmes susceptibles d’être enceintes.

 

La charge administrative constitue également un élément pénalisant particulièrement important pour les petites structures… Proportionnellement, cette charge est notablement plus conséquente que pour les plus grandes entreprises et il n’est, d’ailleurs, pas rare que les TPE ne parviennent pas à suivre notre réglementation tatillonne et bureaucratique… Savez-vous qu’il y a lieu de faire un avenant au contrat de travail si, pendant quelques jours, un travailleur commence et termine plus tard sa journée de travail ? C’est abusif et totalement contreproductif !

 

Le mode de financement de la Sécurité Sociale, outre son côté archaïque (il correspond, en fait, à une économie industrielle telle qu’elle existait au début du 20e siècle), constitue une des causes principales de notre économie et de notre emploi… Et la pire des choses est que nos dirigeants s’en sont rendus compte car ils ont créé les titres services et les emplois « win-win »… Au lieu de mettre en place ces régimes d’exception, dont la plupart de nos TPE ne peuvent pas bénéficier, ils auraient mieux fait de repenser complètement le financement de notre Sécurité Sociale afin de préparer notre économie aux défis auxquels elle doit faire face.

 

Il est donc grand temps que les TPE, de concert avec les personnes qui y travaillent, se regroupent pour défendre leurs intérêts qui sont également ceux de tous nos concitoyens… Car, actuellement, ellles ne sont pas représentées ou, pire, représentées par des personnes qui ont parfois des intérêts divergents… Ce qui est particulièrement dommageable dans le sens où les intérêts de nos TPE, et de leurs dirigeants, sont nettement plus proches celui de leurs travailleurs que de celui des grandes entreprises et des banques !

 

VG

5 mars 2011 - Publié dans Economie | Aucun commentaire »

La crise qui touche certains Etats de la zone Euro n’est pas un drame pour tout le monde… Elle est même une aubaine pour certains !

 

Voyons pourquoi…

 

Nous nous trouvons, en effet, dans une situation où, pour une même devise (l’Euro), les taux d’intérêts des dettes dites souveraines (emprunts d’Etat) ont des taux d’intérêts qui varient dans un rapport de 1 à 4… Ajoutons à cela, le fait qu’il est possible d’emprunter, en Euro, à des taux particulièrement avantageux et notablement inférieurs à ceux de certains Etats.

 

Le décor étant planté, prenons un exemple simple pour illustrer notre propos :

 

Actuellement, le taux d’intérêt de la dette de la Grèce dépasse les 10 % et un débiteur solvable peut facilement emprunter à un taux inférieur à 5 %. Supposons, donc, que notre financier ait 1 million d’euros à placer…

 

Vu qu’il est solvable, il pourra, par exemple, emprunter 3 millions d’euros au taux de 5 %, ce qui lui donnera un capital de 4 millions d’euros qu’il placera, par exemple, dans des titres de la dette Grecque rémunérés au taux de 10 %.

 

Au bout d’un an, notre financier touchera donc 400.000 € d’intérêts desquels il devra déduire les 150.000 € d’intérêts relatifs à son emprunt de 3 millions d’euros… En fin de compte, il aura touché un intérêt net de 250.000 € pour son capital de 1.000.000 €, ce qui fait un taux d’intérêt de 25 % !

 

Ce type de placement ne comporte, en outre, aucun risque de change vu que le placement et l’emprunt sont libellés dans la même devise… Qui plus est, tant que les Etats honorent leur dette, il est ainsi possible d’obtenir un taux d’intérêt élevé pour un placement sans risque.

 

Cette situation est, par contre, particulièrement dommageable pour l’économie réelle et le bien-être des citoyens car c’est eux, ainsi que les PME et TPE, qui paient la note !

 

Il est, d’ailleurs, symptomatique que, dans le cas de la Grèce et de l’Irlande, les mesures prises privilégient systématiquement les créanciers au détriment de l’économie réelle qui, elle, doit supporter seule les mesures d’austérité. Et, si on continue de cette façon, ces spéculateurs continueront leur jeu particulièrement lucratif et s’attaqueront à d’autres pays en veillant toutefois à garder quelques piliers qui leur permettront d’emprunter à des taux réduits…

 

Il est donc plus qu’urgent de changer de politique car cette dernière fera chuter les pays un à un et entraînera une destruction de notre économie réelle ainsi qu’une paupérisation de notre population… Et il existe des alternatives !

 

Une première solution consisterait à consolider la dette de tous les Etats membres de la zone Euro au sein de la BCE. De cette manière, la BCE, en sa qualité de débiteur unique, pourrait proposer un taux unique et réduit. En contrepartie de cette reprise, la BCE aurait des créances sur les Etats, créances dont elle pourrait allonger les délais et réduire les taux afin de relancer notre économie. Cette solution risque toutefois de se heurter à certains Etats qui ne verront que leur intérêt à court terme en oubliant que l’effondrement de l’économie Européenne finira par leur nuire.

 

Si cette solution d’unité n’est pas adoptée, il ne nous restera plus qu’une alternative : le défaut de paiement, organisé ou non, d’un Etat visé par ces spéculateurs !

 

Cette solution, salutaire, de secours nécessitera un grand courage de politiciens visionnaires qui devront oser s’opposer à la volonté du secteur financier auquel on a donné un pouvoir exagéré. Ils devront, en effet, aller à l’encontre des arguments et analyses que les milieux financiers ne manqueront pas de mettre en avant, et seront, sans doute, considérés dans un premier temps comme des « fous incendiaires » tellement les milieux financiers nous ont habitué à nous faire confondre l’intérêt général et ce qui leur était profitable.

 

Hier, le Grèce… Aujourd’hui, l’Irlande… Demain, le Portugal, l’Espagne et la plupart des autres pays… Il est grand temps d’arrêter cette œuvre destructrice du monde financier et de développer la seule chose qui en vaut la peine : notre économie réelle avec ses PME, TPE et citoyens !

 

VG

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5 décembre 2010 - Publié dans Economie | Aucun commentaire »

A partir du premier décembre 2010, les banques pourront être pénalisées si elles accordent des crédits à des débiteurs insolvables. Les sanctions seront, même, très importantes dans le sens où elles pourront atteindre 100.000 euros et 1 an de prison !

 

De prime abord, on pourrait penser qu’il s’agit d’une bonne chose dans le sens où cette mesure évitera les drames sociaux entraînés par le recours irréfléchi au crédit et la spirale que cela peut générer chez certains.

 

A l’analyse, la mesure pourrait toutefois avoir des effets néfastes nettement plus importants que les bienfaits qu’elle est supposée apporter. En effet, il n’existe aucune jurisprudence, ce qui, inexorablement, met en zone grise un nombre, sans doute particulièrement conséquent, de demandes de crédit… On pourra, bien entendu, se baser sur les discussions et textes préparatifs mais, leur force étant moindre, il est plus que probable que les banques aient une attitude frileuse et accordent encore plus difficilement des crédits aux citoyens et petites entreprises.
 
Cette attitude frileuse pourrait, en outre, être renforcée par le fait que les banques disposent d’autres possibilités que le crédit aux citoyens et entreprises pour rentabiliser les fonds qui leurs sont confiés : elles peuvent financer les pouvoirs publics, dont la dette ne cesse d’augmenter, investir sur les marchés, prêter aux grandes entreprises jugées, parfois à tort, solvables, …

 

Il est donc probable que cette mesure, louable, ait des effets pervers particulièrement conséquents en détournant le crédit au détriment des citoyens et petites entreprises qui, de ce fait, ne sauront plus faire face à leurs besoins ponctuels et financer leurs investissements. Tout étant lié, cette raréfaction du crédit aura des conséquences au niveau des commerçants et fournisseurs qui verront leur chiffre d’affaires diminuer et qui, peut-être, devront même licencier du personnel ou fermer leur entreprise.

 

Le timing de cette mesure est également susceptible d’avoir des conséquences importantes sur les entreprises qui vivent partiellement des cadeaux de fin d’année dans le sens où elles risquent de devoir faire face à une diminution de la demande alors qu’elles ont déjà effectué leurs commandes.

 

Il existe pourtant d’autres solutions pour éviter ces drames sociaux, tout en préservant la capacité de croissance de notre économie…  Mais la priorité absolue donnée à la stabilité des prix sur toutes les autres considérations empêche même de les envisager !

 

Break-Even

5 novembre 2010 - Publié dans Economie | Aucun commentaire »

Idéalement située au cœur de l’Europe, la Wallonie a toujours été en avance sur son temps…

 

Déjà, dans l’Antiquité, le peuple Wallon avait développé une agriculture performante à laquelle était venu s’ajouter la métallurgie, ce qui la plaçait à la pointe du progrès pour  l’époque.

 

Par la suite, durant le moyen âge, c’est de Tournai que le Roi Franc Clovis à bâti ce qui deviendra la France et, un peu plus tard, c’est la famille de Charlemagne, originaire de la région Liégeoise, qui construisit un Empire qui domina une bonne partie de l’Europe Occidentale.

 

Lors de la révolution industrielle, la Wallonie, avec ses mines et son industrie sidérurgique constituait un des pôles de développement les plus importants d’Europe et du Monde et c’est grâce à elle que la Belgique fut, pendant un certain temps, la quatrième puissance industrielle mondiale.

 

Culturellement ouverts sur le Monde, les Wallons ont également exporté leur savoir faire aux quatre coins de la planète, ce qui a contribué au développement du reste de la Belgique et de nombreuses régions en Europe et même au Etats-Unis. A cette époque, pas si lointaine, la Wallonie figurait parmi les régions les plus dynamiques du monde et était, industriellement, culturellement et technologiquement, en avance sur les autres.

 

Aujourd’hui, la Wallonie possède toujours les atouts qui ont fait sa réussite et il n’y a aucune raison qui pourrait expliquer qu’elle ne reprenne pas rapidement la place qui est la sienne…

 

En effet, la crise qu’elle a connue est le fait d’une mutation économique d’une ampleur comparable à l’industrie qu’elle avait développé. Assez logiquement, la Wallonie qui était entrée parmi les premières dans l’ère industrielle se trouve, également, parmi les premières à en sortir pour développer les nouvelles activités qui dessineront l’avenir de notre planète.

 

Les Wallons ont toutes les raisons d’être confiants dans l’avenir car ils se trouvent actuellement dans la même situation que celles des régions qui sont entrées les premières dans l’ère industrielle : une situation idéale, une main d’œuvre disponible et particulièrement bien formée ainsi qu’un foisonnement d’idées !

 

Le renouveau de la Wallonie est donc en marche et de nombreuses initiatives voient le jour comme « Made in Wallonia » dont un des objectifs principaux est de fédérer les énergies.

 

Break-Even

5 septembre 2010 - Publié dans Economie | Aucun commentaire »

Pour pouvoir fonctionner, une société a besoin d’énergie, et, pour s’en convaincre, il suffit de voir à quel point tout est paralysé lorsqu’il y a une panne d’électricité.

 

Nous disposons de différentes sources d’énergies qui, toutes ont leurs avantages et inconvénients comme le charbon, le pétrole, le gaz, l’énergie hydraulique, le soleil, le vent et l’énergie nucléaire… En outre, toutes ces énergies peuvent servir à produire de l’électricité qui constitue, ainsi, une énergie secondaire.

 

Le charbon et, encore plus, le pétrole sont des énergies faciles à utiliser mais elles ont l’inconvénient de produire de grandes quantités de CO2. En effet, il s’agit de composés basés sur l’atome de carbone qui, pour produire de l’énergie, sont combinés à de l’oxygène, ce qui donne du CO2. En outre, et cela est surtout vrai pour le pétrole, les réserves  ne sont pas inépuisables, ce qui finira, un jour ou l’autre, par poser problème.

 

Le gaz est, à ce niveau, fort similaire au pétrole mais contient, proportionnellement à son pouvoir énergétique, nettement moins de composant carbone, ce qui le rend moins producteur de CO2. Il en va de même, à des niveaux divers, pour les biocarburants et carburants de synthèse qui s’apparentent fort au pétrole et au gaz.

 

Les énergies dites renouvelables semblent moins polluantes et plus pérennes mais posent tout de même un problème essentiel : nul ne peut planifier le vent ou le soleil, ce qui rend leur rendement totalement aléatoire et non prévisible.

 

Enfin, le Nucléaire a l’avantage d’être peu polluant et particulièrement efficace pour produire de l’électricité. Il est, cependant, soumis à une opposition de certains qui est plus irrationnelle que basée sur des vérités scientifiques. Sa dangerosité supposée, qui provient sans doute de son utilisation pour les bombes atomiques, n’est, vraisemblablement pas plus importante que celle des autres sources d’énergie comme, par exemple, le gaz… On a bien eu la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, qui a marqué les esprits, mais le gaz en a produit nettement plus… Au cours de ces dernières années, dans notre pays, nous avons connu Ghislenghien, Liège et une multitude d’autres catastrophes de moindre incidence !

 

Le danger de prolifération constitue également une crainte mais, en ce qui concerne nos démocraties occidentales, cette dernière est totalement injustifiée… Il y a cependant lieu d’interdire à des pays dangereux et non respectueux de la vie humaine d’acquérir des connaissances dans ce domaine car ces régimes pourraient les utiliser pour fabriquer des bombes qu’ils pourraient utiliser.

 

La problématique des déchets constitue aussi un prétexte d’opposition mais ce dernier concerne toutes les opérations humaines et des solutions rationnelles et fiables existent.

 

Compte tenu des différents éléments que nous venons d’aborder, et de la volonté de réduire à la fois notre dépendance énergétique et la production de CO2, on ne peut que conclure que le nucléaire est absolument indispensable et que son rôle devra s’accroître dans l’avenir, ce que grand nombre de pays ont déjà compris.

 

En effet, si on abandonnait le nucléaire pour se tourner vers les énergies dites renouvelables, on se retrouverait rapidement dans une impasse car, d’une part, les moments où elles sont susceptibles de produire de l’électricité sont non planifiables et, d’autre part, le stockage de cette électricité est fort difficile. En optant pour ce choix, on devrait, soit compenser les baisses de production par des énergies productrices de CO2, soit imposer des restrictions à la population et aux entreprises.

 

En conclusion, une diminution, ou un abandon, de recours à l’énergie nucléaire aura pour effet induit probable d’imposer des restrictions importantes à la population. Ainsi, on pourrait arriver à un système de quotas d’énergie qui imposera aux personnes leur manière de vivre… Des parents, dont les enfants quittent la maison, pourraient, ainsi, être contraints d’aller vivre dans un logement plus petit, d’autres à déménager pour aller habiter sur le lieu de leur travail, … Bref, au nom de l’utilisation rationnelle de l’énergie et du refus idéologique de l’anergie nucléaire, on pourrait en arriver à imposer un régime liberticide !

 

VG

5 août 2010 - Publié dans Economie | Aucun commentaire »

La Présidence Belge de l’Union nous amène à évoquer L’Europe et le merveilleux idéal qu’elle représente…

 

En effet, en quelque sorte, l’Europe était destinée à devenir notre future nation, regroupant un certain nombre d’Etats qui ne partagent pas uniquement une localisation géographique mais également, et surtout, une manière de concevoir une société démocratique et libre dans laquelle tous les citoyens bénéficient d’une protection sociale digne de ce début de 21e siècle…

 

Ce beau projet politique aurait pu enthousiasmer la population toute entière mais, malheureusement, certains égoïsmes nationaux, ainsi que l’omniprésence des « marchés », combinée à la mondialisation, ont eu pour effet de transformer l’Europe en lui retirant tout idéal citoyen !

 

L’Euro aurait pu constituer, à l’instar de ce qui s’est passé lors de la constitution de l’Allemagne en 1870, un des éléments essentiels du sentiment d’appartenance à l’Europe, ainsi qu’un moteur puissant d’unification… Si on avait pensé à l’intérêt de la population !

 

En effet, sous le fallacieux prétexte de l’indépendance de la Banque Centrale Européenne, on en est arrivés à laisser piloter notre politique monétaire, dont l’importance est devenue, de facto, prépondérante, par des personnes qui ont plus à cœur la défense des intérêts des milieux financiers que ceux des citoyens…

 

Ceci est d’autant plus grave que, face à cette Banque Centrale Européenne, il n’existe pas un pouvoir politique, démocratiquement choisi, capable de faire le contrepoids comme cela est le cas aux Etats-Unis. Cet incapacité, peut-être voulue par certains, du politique vient de l’émiettement du pouvoir Européen qui se répartit entre une Commission, un Parlement (le seul organe élu mais dont peu de gens connaissent le nom de son Président), la Présidence Tournante et le Président de l’Union… Sans oublier les interférences permanentes de certains chefs d’Etats et de gouvernements !

 

On aurait pu espérer l’amorce d’un changement avec la désignation d’un Président de l’Union, même si les pouvoirs attachés à cette fonction ne sont pas spécialement importants mais, visiblement, il n’en est rien… Pour cela, il aurait fallu choisir un Président charismatique qui aurait su utiliser sa fonction symbolique pour fédérer les volontés et créer ainsi un mouvement de fond qui, à terme, serait devenu le moteur de la construction Européenne !

 

Il n’en est malheureusement rien, ce qui entraîne que la Banque Centrale Européenne, dont les dirigeants ne sont pas choisis démocratiquement mais bien issus des milieux financiers, joue un rôle particulièrement conséquent, sans que le citoyen n’ait son mot à dire…

 

Même si cela peut paraître impossible à certains, il est urgent d’inverser la vapeur en mettant en place un véritable pouvoir politique Européen, élu démocratiquement par tous les citoyens et en faisant primer l’intérêt de la population sur celui des « marchés » jusque dans les sphères dirigeantes de la Banque Centrale Européenne… Car, pour pouvoir continuer à exister, notre modèle de  société démocratique, qui allie liberté et solidarité, doit être défendu face aux poids lourds que sont la Chine et les Etats-Unis… Ce qui rend l’Union Européenne indispensable car les Etats qui la composent sont tous trop petits pour y arriver seuls !

 

VG

5 juillet 2010 - Publié dans Economie | Aucun commentaire »

Qu’on le veuille ou non, les questions institutionnelles sont omniprésentes dans la campagne électorale et constitueront, sans doute, le sujet principal des négociations pour former un éventuel gouvernement… Avec Bruxelles dans le rôle du « plat principal » !

 

Outre l’aspect symbolique, Bruxelles joue un rôle particulièrement important grâce à son statut de Capitale de l’Europe qui fait la richesse de la ville et des régions avoisinantes… Ce statut, qui constitue une chance unique pour une ville, doit absolument être conservé et il est, donc, absolument indispensable de mettre tous les atouts de notre côté pour garder et développer la capitale de notre Europe !

 

La situation actuelle de la ville, limitée à 19 communes, représente, à la fois, un frein et un danger dans le sens où cette étendue ne permet pas de profiter pleinement des possibilités de développement qu’offre l’Europe… L’espace est, en effet, trop restreint pour loger les institutions ainsi que toutes les sociétés et associations qui gravitent autour dans de bonnes conditions, sans oublier toutes les personnes qui y travaillent et qui devraient pouvoir disposer de logements suffisamment vastes et confortables…

 

Ce carcan pose également d’énormes problèmes de mobilité dans le sens où nombre de personnes qui travaillent à Bruxelles sont renvoyées dans la périphérie, notamment Francophone, avec toutes les difficultés qu’elles subissent pour se rendre le matin au travail. Et, avec une prise de décision qui implique l’accord de trois régions pour construire des voies d’accès, on n’est pas près d’aboutir à une solution efficace !

 

En plus, pour donner un avenir à Bruxelles, il y a lieu d’accroître ce rôle de Capitale Européenne et de profiter de toutes les opportunités qui se présentent. Si la Ville reste confinée aux 19 communes, on aura le choix entre renoncer au rôle Européen (ce qui serait catastrophique) ou transformer la Ville en un « Grand Monaco » réservé aux Institutions Européennes, aux sociétés et associations qui gravitent autour ainsi qu’aux personnes qui y travaillent !

 

Le maintien de la limite des 19 communes mènera, par conséquent, inexorablement à une impasse et ce n’est pas un petit élargissement aux 6 communes à facilités, ou un « corridor humanitaire » vers la Wallonie, qui va arranger les choses…

 

Il y a, en effet, lieu d’être nettement plus ambitieux pour Bruxelles, et ce, tant dans l’intérêt des Bruxellois que des Wallons et des Flamands…

 

La seule possibilité performante consiste à agrandir Bruxelles aux 2 Brabants pour lui donner l’espace nécessaire au développement de son rôle… Cette solution ne présente, à notre avis, que des avantages…

 

Psychologiquement, la Wallonie apportant le Brabant Wallon, les Flamands ne seront plus les seuls à devoir « céder du territoire ».  De plus, alors que les 19 communes actuelles ne comptaient qu’approximativement 10 % de Néerlandophones, la nouvelle entité constituée les mettra sur pied d’égalité avec les Francophones.

 

Au niveau économique et sociologique, ce « Brabant reconstitué » disposera de la surface nécessaire à son développement et à une répartition harmonieuse des activités… Par exemple,  l’aéroport fera également partie de la Ville, ce qui, au passage, évitera les tentations populistes dans la détermination des routes des avions, le ring autoroutier itou, de même que toute l’infrastructure de transport en commun… Et la Capitale de l’Europe aura une population de 2.482.215 habitants (Source : INS), ce qui la mettra sur pied d’égalité avec Washington !

 

Enfin, en acceptant cet agrandissement, les Néerlandophones permettront à leur langue devenir, grâce à sa position dans la capitale, la 5e langue de base de l’Union Européenne aux côtés du Français, de l’Anglais, de l’Allemand et de l’Italien !

 

VG

5 juin 2010 - Publié dans Economie | Aucun commentaire »

Bon nombre de Francophones semblent tenir à la Belgique et estiment que le prochain gouvernement devrait mettre la priorité sur l’économique et le social, quitte à remettre à plus tard les changements institutionnels…

 

Cette position, d’apparence logique, ne résiste cependant pas à une analyse plus fouillée de la situation… En effet, depuis maintenant plusieurs décennies, la Belgique est dirigée par des gouvernements de coalition qui deviennent, au fil du temps, de plus en plus hétéroclites et il est plus que probable que la prochaine équipe, si elle voit le jour, devra encore plus concilier l’eau et le feu tellement les différences seront prononcées !

 

En effet, si la NVA de Bart de Wever ne fait pas partie de la future coalition, il faudra, pour atteindre la majorité du côté Flamand, réunir 4 partis (CDV, VLD, SPA & Groen) qui auront, de surcroît, perdu les élections… Familles politiques aidant, on risque donc d’avoir, également, autour de la table gouvernementale, les 4 principaux partis Francophones (PS, MR, CDH & Ecolo), ce qui, au passage, réduira l’opposition à néant si les « petits partis » n’ont aucun élu.

 

Avec cet attelage à huit, nous amplifierons encore le problème de gouvernance dans le sens où les compromis devront être tellement nombreux et multiples qu’aucune ligne de conduite claire et ambitieuse ne pourra être tracée… En outre, chacun aura toujours la possibilité de rejeter la responsabilité des mauvais résultats sur les autres partenaires, ce qui fera tout sauf préserver le bien-être de la population…

 

Plus grave, certains équilibres entre régions ont mené à effectuer des dépenses peu opportunes (compensations de Zeebrugge, par exemple) ou à bloquer le développement d’entreprises (contrats Airbus, ventes d’armes, …).

 

Avec la Belgique telle qu’elle existe, nous allons donc nous enfoncer encore plus dans un immobilisme qui nous mènera tout droit à notre perte…

 

Une scission du pays, qui, dans les faits, prendra plutôt la forme d’une confédération, pourrait nous sortir de cette incapacité à décider, et ce, pour plusieurs raisons.

 

D’une part, le jeu électoral sera clarifié et, moyennant une évolution favorable de la constitution, on pourrait avoir un exécutif élu à l’instar de ce qui se passe en France ou aux Etats-Unis.

 

D’autre part, vis-à-vis de la population, les gouvernements des Etats Confédérés devront montrer des résultats et disposeront vraisemblablement de la cohésion nécessaire pour y arriver. Il ne sera plus possible de se retrancher derrière les compromis que l’on a dû faire pour expliquer les lacunes !

 

En outre, psychologiquement, le fait de prendre son avenir en main aura un effet positif et il est fort probable que ce dernier sera plus conséquent en Wallonie comme il l’a été en Slovaquie.

 

Certains tenants d’une Belgique Fédérale (à notre avis, totalement ingérable !) prédisent les pires malheurs en cas de scission à cause, principalement, de la dette publique. Cette manière de voir nous paraît exagérée dans le sens où, pour autant qu’elle ne reste pas dans la Confédération, le fait de diviser la dette en 3 ne l’augmentera pas et que rien ne prouve qu’un Etat Fédéral obtienne de meilleurs taux d’intérêts que les Entités Confédérées !

 

En conclusion, l’institutionnel sera le premier point à régler et, vu la situation, il sera nécessaire d’agir vite. Pour ce faire, il faudra définir les compétences de la Confédération qui, à notre avis, devraient être celles qui, ultérieurement, seront transférées à l’Union Européenne, ainsi que ses organes de gestion et leur mode de nomination. Plus délicat, mais ce point est inévitable même en cas d’Etat Fédéral, il faudra fixer les frontières des Etats Confédérés et la seule solution qui tient la route est d’agrandir Bruxelles aux deux Brabants afin de lui donner l’espace nécessaire à son statut de capitale Européenne tout en y ayant un équilibre entre Francophones et Néerlandophones…

 

VG

5 mai 2010 - Publié dans Economie | Aucun commentaire »

Pour certains, le Noir est une nuisance et tous les moyens devraient être mis en œuvre pour le faire disparaître…

 

Nous ne pouvons être d’accord avec cette opinion et nous pensons même que, dans un pays tel que le nôtre, le Noir est devenu indispensable à la survie d’une partie de nos concitoyens… Sans lui, la situation deviendrait sans doute invivable pour un grand nombre de personnes !

 

En effet, notre tissu économique est constitué majoritairement de TPE pour lesquelles engager un collaborateur à temps plein et sous statut employé est financièrement inaccessible.

 

Pour illustrer notre propos, prenons le cas, très répandu, d’un commerce tenu par une seule personne. Aux moments d’affluence, cette personne a besoin d’une aide ponctuelle pour faire face au travail supplémentaire mais ce dernier n’est présent que pendant quelques heures par semaine. Si notre commerçant devait engager un employé, il devrait faire face à des rigidités et à un coût qui rendrait l’opération inabordable… Et l’employé concerné n’y retirerait aucun avantage car son indemnité de chômage serait réduite à due concurrence !

 

Notre commerçant se retrouve, par conséquent, dans la situation où il doit choisir entre rester dans la légalité ou faire prospérer son commerce en recourant à un procédé illégal… Situation où il se trouve également s’il a le malheur de tomber malade ou le souhait de prendre quelques jours de congé !

 

Si on se place au niveau des travailleurs, la problématique est similaire. A l’heure actuelle, de plus en plus de personnes n’arrivent plus à boucler leurs fins de mois avec les allocations ou salaires qu’ils reçoivent. Ici aussi, le Noir sera leur sauveur en leur apportant les quelques centaines d’euros supplémentaires qui leur permettront de vivre décemment.

 

Ces deux exemples montrent que, sur le terrain, le Noir est le seul moyen qui permet à certaines activités de continuer à exister et à de nombreux ménages d’éviter une catastrophe financière avec toutes les conséquences que cela pourrait avoir sur leur vie actuelle et sur l’avenir de leurs enfants.

 

Dans les circonstances actuelles, la lutte contre le Noir ne peut avoir que des effets désastreux en acculant à la fermeture nombre de toutes petites entreprises et en fragilisant un grand nombre de ménages qui, de ce fait, tomberont dans la spirale du surendettement.

 

Le Noir n’est, en outre, pas le fait de « criminels » mais bien de tout un chacun… Qui n’a pas, au moins une fois dans sa vie, fait réaliser un travail « sans facture » ou effectué une petite prestation en omettant de la déclarer au fisc ?

 

S’il y a une chose à condamner, ce n’est pas le Noir mais bien la manière dont est financée notre Sécurité Sociale et le budget de notre Etat. En faisant porter cette charge sur d’autres revenus que ceux du travail, comme nous l’avons évoqué dans un article précédent, nos concitoyens et entreprises n’auraient plus besoin de recourir au Noir pour parvenir à envisager leur avenir sereinement.

 

VG

5 avril 2010 - Publié dans Economie | Aucun commentaire »

A cette problématique, d’aucuns ont une réponse simple et brutale et rejettent la faute sur les chômeurs… Pour eux, il y a du travail et ceux qui n’en trouvent pas sont fautifs et doivent, par conséquent, être sanctionnés. Les tenants de cette thèse sont donc partisans de contrôles accrus, de limitation des allocations dans le temps et d’obligations diverses pour les chômeurs comme le fait de devoir effectuer des corvées diverses…

 

Cette vision, et les mesures qui en découlent, qui stigmatise les chômeurs et les place au rang de citoyens avec des droits réduits, est humainement peu acceptable et économiquement contre-productive. En agissant de la sorte, ils démotivent totalement une partie de la population et mettent dans une situation de précarité permanente une grande partie de la population avec les effets que cela a, tant sur le moral des personnes concernées que sur la confiance dans l’avenir que leurs familles peut avoir.

 

Ces mesures sont d’autant plus vaines et inutiles que ce ne sont pas les chômeurs qui sont responsables de la situation mais bien les bases sur lesquelles notre économie est organisée. Le problème vient, en effet, de divers facteurs dont un des principaux est la manière dont la Sécurité Sociale est financée.

 

Avant toute autre chose, nous tenons à signaler qu’il est hautement souhaitable de conserver et même d’améliorer la protection sociale de tous les citoyens… Il serait cependant urgent de financer autrement cette dernière !

 

En effet, à l’heure actuelle, la Sécurité Sociale est, en Belgique, essentiellement financée par des cotisations portant sur les revenus du travail, ce qui a pour conséquence d’alourdir considérablement la charge des entreprises et de maintenir les salaires nets à un niveau tellement modique que beaucoup de personnes, qui, pourtant, travaillent,  ne disposent pas d’un revenu leur permettant de vivre décemment !

 

Prenons, à titre d’exemple, une personne isolée qui touche un revenu net mensuel, relativement modeste,  de 1.350 €. Quand on ajoute le précompte retenu et les cotisations sociales, on arrive à un coût mensuel pour l’employeur de 2.600 €, qu’il faut multiplier par 13.84, ce qui donne 35.984 € par an. A ce montant, il faudra encore ajouter l’Assurance-Loi  et divers frais administratifs, ce qui aura pour effet de monter l’addition à 40.000 € par an.

 

En tenant compte du fait que, vu les congés, une personne ne travaille que 11 mois par an, on a ainsi un coût mensuel réel pour l’employeur de 3.636 €. En transposant cela en tarif horaire, et en postulant 120 heures facturables par mois, on en arrive à un coût salarial de 30.30 € par heure auquel il faut ajouter les frais de locaux, de matériel, … Voila, au passage, la raison pour laquelle la moindre prestation vous est facturée un minimum de 50 € TVAC par heure !

 

A cela, il faut encore ajouter le fait que, en cas de maladie de la personne, la charge retombe souvent sur l’entreprise et non sur le budget de la Sécurité Sociale… Peu de gens le savent mais les entreprises sont tenues de supporter, sans aucune intervention de l’Etat, la charge totale, cotisations sociales incluses, pour les premiers 30 jours de chaque maladie donnant lieu à un congé. L’entreprise a donc, pour ce qui concerne notre exemple et dans le pire des cas, une charge de 3.636 €, qui peut, en outre, se présenter plusieurs fois.

 

La différence entre le net touché et le coût est important à ce niveau modique de salaire et cette différence va en s’accentuant fortement dès que la rémunération monte, ne fût-ce que de peu.

 

Voila donc une raison pour laquelle de nombreuses entreprises délocalisent et d’autres hésitent tellement avant d’engager le personnel qui serait, pourtant, si nécessaire à leur expansion. Les TPE, qui constituent la grande partie des forces vives de notre économie ont peur d’engager car, pour faire face aux coûts, il faut déjà que le nouveau collaborateur apporte un chiffre important, et ce, depuis le début de son engagement… En outre, depuis peu, notre législateur fédéral a encore mis plus de pression sur les entreprises (une grande majorité compte moins de 3 personnes) en rendant leurs gérants personnellement responsables du paiement des cotisations sociales et impôts.

 

Avec cet éclairage, on comprend facilement que tant les personnes sans emploi que les entreprises, et plus particulièrement les plus petites d’entre-elles, sont les victimes d’un système de financement de la Sécurité Sociale qui était peut-être adapté au début du 20e siècle mais qui ne l’est absolument plus actuellement.

 

Il existe pourtant des solutions de financement alternatif de la Sécurité Sociale et de l’Etat qui permettraient, à la fois, d’augmenter le salaire net tout en diminuant drastiquement le coût pour les employeurs. Ce changement serait, en outre, hautement souhaitable dans le sens où l’augmentation du salaire net dynamiserait la consommation et la diminution drastique du coût améliorerait notre position concurrentielle et rendrait de nombreuses activités, à nouveau, rentables avec l’effet conséquent  que cela aurait sur la diminution du chômage.

 

Ces solutions consistent à faire porter la charge de la Sécurité Sociale, d’une part, sur la consommation, via une hausse modique de la TVA et, d’autre part, sur les bénéfices financiers en augmentant de manière conséquente le précompte mobilier sur les intérêts versés, et, en particulier, sur les intérêts colossaux que nos pouvoirs publics paient sur leur dette.

 

VG

5 mars 2010 - Publié dans Economie | Aucun commentaire »
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