Interview

C’est en 1855 que tout a commencé pour la famille Leysen et ce n’est pas prêt de s’arrêter. Joailliers de père en fils, c’est ce qu’on est chez les Leysen, Maxime assure la relève. Nous l’avons rencontré…

 
BEP : Comment cela a-t-il commencé ?

 
M.L. : Très bon ouvrier artisan, en 1855, Louis leysen ouvrait un atelier de réparation et de transformation de bijoux puis une fabrique connue sous le nom d’ « Atelier de Bijouterie ». En 1872, Jules succédait à son père et ouvrait avec son épouse la firme Leysen-Persoons. Ce sont ensuite Louis, Henri et Charles, les trois fils de Jules, qui  amplifiaient le label Leysen et sa renommée à Bruxelles. Au décès de ses frères, Charles continuait avec Jacques et Pierre, fils d’Henri, qui ont doté la maison de l’esprit convivial que l’on connait encore aujourd’hui. Puis mon père, Henri qui est toujours en activité et qui a eu trois enfants.

 
BEP : Pas seul donc pour succéder ?

 
M.L. : La joaillerie si car mon frère a décidé de prendre un autre chemin et ma sœur, créatrice de bijoux, préfère se tourner vers une clientèle de luxe, bien sûr, mais disons plus accessible.

 
BEP : Et comment vous êtes-vous préparé à être successeur dans une dynastie de bijoutiers-créateurs au sommet de l’élégance et du luxe ?

 
M.L. : Audace et maîtrise dans la création et tradition, c’est dans le sang des Leysen…

 
BEP : Oui mais encore ? Quelles études ?

 
M.L. : Oui, bien sûr, Vesalius College (USA), Bachelor en Business Economics, Master en Finance… Une formation commerciale à Londres et une expérience internationale dans de grandes maisons de Haute Joaillerie…

 


BEP : Oui je vois, les langues et le business en gros mais en gemmologie aussi pour quelqu’un qui doit trouver, acheter et monter des pierres ?

 
M.L. : Effectivement au Conseil Supérieur du Diamant à Anvers et HRD Institute of Gemology mais pour le théorique principalement car connaître, reconnaître et acheter des pierres précieuses, cela s’apprend sur le terrain… La pratique en étant bien écolé voilà la manière.

 
BEP : Vous êtes donc prêt pour assurer la 6ème génération des Leysen ?

 
M.L. : Oui même si, suivant ce que je viens de dire, c’est une profession que l’on apprend et découvre tous les jours notamment en créations.

 
BEP : Tiens oui, comment un bijou est-il créé ?

 
M.L. : Suivant les désirs du client avec qui le contact est toujours privilégié, avec qui la plus grande écoute est de rigueur.

 
BEP : Sait-il vraiment toujours ce qu’il veut ?

 
M.L. : Dans ce cas, il y a des lignes à garder… Des assemblages et associations à faire et à ne pas faire, des normes qui existent depuis que le bijou est de ce monde mais nous voyons aussi toujours la personnalité du client pour que son bijou lui colle !

 
BEP : Du sur mesure en quelque sorte ?

 
M.L. : Certainement !

 
BEP : Vous êtes nombreux chez Leysen ?

 
M.L. : Non, 7 personnes à une adresse, ici, et deux ateliers propres et 2 en sous-traitance.

 
BEP : Pas d’autres boutiques en vue ?

 
M.L. : Chine peut-être et des discussions sont aussi à l’ordre du jour avec Harrods… Il faut suivre la mondialisation, nous aussi, mais il ne faut pas d’enseignes à chaque coins du pays… Le client vient chez-nous ou nous allons chez lui !

 
BEP : Je comprends vu le côté exclusif de  la joaillerie qu’est la vôtre… Tiens au fait, Fournisseur de la Cour… C’est un plus pour vous ?

 
M.L. : Ce titre est toujours un plus mais différent pour tous aussi… Chocolats et biscuits, par exemple, seront directement mieux vendus mais pas nos produits… Pour nous ce titre amplifie notre image à l’étranger.

 
BEP : Avez-vous quelques anecdotes ? Nos lecteurs en sont friands…

 
M.L. : De la famille ou des clients ? Concernant Leysen, j’ai une belle histoire… En ce qui concerne les clients c’est  délicat mais bon… Deux peut-être sans être trop précis…

 
BEP : Bien sûr, je comprends, allez-y…

 
M.L. : La guerre venant, les Leysen ont eu l’idée de cacher le stock de pierres et quelques pièces exceptionnelles dans des cylindres en acier enfouis dans les murs de la joaillerie située alors rue Marché aux Poulets afin que l’ennemi ne s’en empare… Très bonne idée qui permit de relancer l’affaire une fois la guerre terminée mais… Quelques cylindres ont été « oubliés » !
Les clients extravagants… 2 ans pour faire un service en or qui a servi… 1 x ! Et encore une : Nous avons fabriqué un train miniature en or et pierres précieuses … Il circulait  sur la table du salon avec dans les wagons les amuse-bouche pour l’apéro !

 
BEP : Pouvons-nous connaître votre chiffre d’affaire ?

 
M.L. : Non !

 
BEP: Joker ?

 
M.L.: Non, je ne  cache rien mais ne peut vous répondre car le chiffre d’une année peut dépendre d’une pierre bien ou mal achetée ou encore bien ou mal travaillée !

 
BEP : Le secret de la réussite des Leysen ?

 
M.L. : Passion et savoir-faire  avec comme force l’esprit familial…

 
Ainsi se terminait notre rencontre avec  Maxime Leysen qui ouvre la 6ème génération de la joaillerie Leysen, une maison belge de renom international qui mélange avec raffinement tradition et innovation en matière de bijoux pour le plaisir des têtes couronnées et autres et qui éblouit, lui, par sa simplicité en prouvant ainsi l’esprit familial fort de cette dynastie.

 

 

Raymond Euchamps

5 décembre 2011 - Publié dans Interview | Aucun commentaire »

Après avoir travaillé dans une fiduciaire comme gestionnaire de dossiers, Sébastien Bertrand a décidé de retrouver la terre qui a vu naître sa carrière professionnelle, Madagascar, pour y créer Polyoffice, une société spécialisée dans l’encodage et, plus particulièrement dans celui des factures et autres documents de gestion.

 

BEP : Monsieur Bertrand, pourriez-vous nous parler un peu de votre parcours professionnel.

 

SB : Bien sûr… Après mes études en Belgique et un premier emploi chez ING, je suis parti pour Madagascar et, pendant 2 ans, j’ai été directeur commercial chez un distributeur de médicaments … Par la suite, je suis revenu en Belgique où j’ai obtenu un diplôme de gradué en comptabilité à la CBC et j’ai travaillé pendant 5 ans dans une fiduciaire.

 

BEP : Pourriez-vous nous parler plus en détail de votre période « fiduciaire » ?

 

SB : Tout d’abord, j’ai eu l’occasion d’avoir un excellent patron qui m’a appris toutes les ficelles du métier. Avec lui, j’ai acquis la rigueur nécessaire à l’exercice de ce beau métier et je dois avouer que, sur ce point, je suis particulièrement exigeant tant avec moi-même qu’avec mes collaborateurs. Après quelques temps, je suis devenu gestionnaire de dossiers et on m’a confié des clients de plus en plus importants.

 

C’est durant cette période que je me suis rendu compte qu’une partie des tâches confiées à un bureau comptable avaient une faible valeur ajoutée et que, bien souvent, ces dernières étaient partiellement financées par les heures « supplémentaires » prestées par le patron et les gestionnaires de dossiers.

 

BEP : Pourquoi avez-vous quitté cette carrière qui s’avérait prometteuse ?

 

SB : Par envie de soleil (rires)… Non, plus sérieusement, je me suis rendu compte que, en combinant mon expérience Malgache avec celle que j’avais acquise en fiduciaire, il était possible d’apporter un service particulièrement utile aux Comptables et Experts-Comptables, ainsi qu’à leurs clients.

 

BEP : vous m’intriguez…

 

SB : Vous n’ignorez pas que, ces dernières années, l’informatique a fait d’énormes progrès. Ces progrès permettent, maintenant, de travailler sur base de documents scannés et de transmettre les informations partout dans le monde en quelques microsecondes. En appliquant ces nouvelles technologies à la comptabilité, j’ai mis au point une société qui propose de réaliser le pré-encodage des factures à Madagascar et de les renvoyer chez le client ou à son bureau comptable qui ont, ainsi, gagné un temps précieux.

 

BEP : En gros, vous proposez de délocaliser une partie du travail.

 

SB : Exactement…  A Madagascar, un gradué en comptabilité coûte entre 200 € et 300 € par mois. Comment voulez-vous qu’un Belge, qui coûte entre 3000 € et 4000 € par mois puisse encore concurrencer les prestations effectuées par nos amis Malgaches ?

 

Ouh la… Je vois votre regard… Avec ce salaire, le niveau de vie de nos employés est d’un bon standard et leur pouvoir d’achat s’approche du nôtre (hors produits importés - ndlr). Le niveau des prix à Madagascar est, en effet, très bas et, par exemple, un repas complet revient à 3000 Ariars, soit 1 Euro.

 

BEP : Mais le niveau de compétence est tout de même inférieur au nôtre…

 

SB : Détrompez-vous… J’ai eu l’occasion de former des stagiaires comptables en Belgique et je peux vous dire que mes employés Malgaches ont un tout aussi bon niveau. Qui plus est, ils sont nettement plus motivés, et acharnés comme de coutume chez les Asiatiques (bien que faisant partie du continent Africain, l’île est majoritairement peuplée d’une population d’origine Asiatique - ndlr)  et nous pouvons même leur offrir des primes qui renforcent cette dernière. Et les salaires que nous offrons nous permettent de choisir les meilleurs éléments !

 

BEP : Oui, mais… Au niveau informatique, cela ne doit pas être évident !

 

SB : Non, tout se passe pour le mieux… Nous avons eu recours aux services de AS-Concept, et, avec leur collaboration, nous avons mis au point des outils qui s’adaptent parfaitement à cette manière de travailler. Il faut dire que nous sommes, en quelque sorte, précurseurs et que, de ce fait, nous avons un rôle de partenaire de développement. Chaque jour, je vois que de nouvelles fonctionnalités sont disponibles et que les possibilités de ces nouveaux outils sont impressionnantes.

 

BEP : Votre investissement a dû être important.

 

SB : Effectivement, il a fallu mettre au point les outils, équiper les bureaux, sélectionner et former le personnel. Et je m’attends encore à devoir en faire pour offrir encore plus de services et de fonctionnalités mais la rentabilité commence à poindre… 2011 sera à l’équilibre et 2012 s’annonce déjà très prometteuse.. En outre, comme tout bon expatrié à Madagascar, j’ai investi quelques euros dans un des secteurs phares de l’île : les huiles essentielles. C’est, à la fois, moins risqué que la Bourse et nettement plus rentable !

 

Merci Monsieur Bertrand. Il ne nous reste plus qu’à vous souhaiter bonne chance et à inviter les Comptables et Experts-Comptables à vous contacter.

 

Break-Even

5 juillet 2011 - Publié dans Interview | Aucun commentaire »

Abelco confirme sa stratégie de communication en ligne par la réalisation d’un film d’entreprise et la refonte de son site Internet.

 
Break-Even (BEP) : Bonjour Monsieur Etienne. Vous êtes à la tête d’ABELCO. Pourriez-vous nous décrire votre activité en quelques mots ?

 
Abelco, Marc Etienne – gérant (ME) : Nous sommes un bureau spécialisé dans l’infiltrométrie et la thermographie infrarouge avec une expérience liée aux aspects énergétiques des bâtiments. Nous sommes actifs dans ce domaine depuis 1995.
Notre activité se développe selon 3 axes :
- Les expertises thermiques par caméra infrarouge dans le bâtiment pour déceler les défauts d’isolation, ponts thermiques, etc.
- Les tests d’étanchéité à l’air des bâtiments, appelé Blower Door test.
- Les expertises techniques du bâtiment par caméra thermique pour la recherche de fuite d’eau enfouie, de défauts de structure, de défectuosités électriques, etc.

 
BEP : Qu’est-ce qui vous a conduit à refaire votre site internet en 2010 ?

 
ME : Notre secteur d’activités est en pleine évolution et le développement de notre site internet nous permet de nous faire connaître et de mieux nous positionner sur notre marché.
Aujourd’hui, lorsque l’on cherche de l’information, le premier réflexe reste Google. Un site internet, pour autant qu’il soit bien fait, constitue donc une très bonne interface entre l’entreprise, ses prospects et ses clients.

 
BEP : À cette occasion, vous avez fait réaliser une vidéo d’entreprise. Qu’est-ce qui vous a motivé à entreprendre cette démarche ?

 
ME : Posséder une vidéo d’entreprise s’imposait pour nous comme une carte de visite dynamique. En deux minutes, elle permet au visiteur de parcourir les activités de notre entreprise et de les comprendre sans effort. Notre vidéo est bien sûr accessible sur notre site, mais aussi, depuis You Tube. Notre site internet et notre  vidéo se complètent idéalement.

 
BEP : Avez-vous pu mesurer l’effet favorable de la nouvelle présence en ligne de votre société sur vos affaires ?

 
ME : Oui, depuis que nous sommes présents de manière professionnelle sur le web, nous avons augmenté de manière significative nos prestations.

 
BEP : Avez-vous dû dégager un budget important pour disposer de ces deux outils qui, il faut le reconnaitre, sont d’allure très professionnelle ?

 
ME : Le budget pour le site et la vidéo a avoisiné les 3.000 euros, le temps que nous avons consacré à réaliser les textes et à les faire corriger non compris.

 
BEP : Voilà qui devrait motiver d’autres PME! Je vous remercie Monsieur Etienne et vous souhaite de bons développements dans Abelco.
J’invite nos lecteurs à visiter votre site internet et visionner la vidéo sur la page d’accueil.

 
ME : C’est moi qui vous remercie pour cette interview.

 

Break-Even

5 juin 2011 - Publié dans Interview | Aucun commentaire »

Santos Palace… Nous avons déjà tous bu ce café venant d’un paquet jaune décoré du petit mexicain!
Non, pas vous ? Mais si dans un établissement de la capitale à coup sûr!
Outre le petit mexicain qui est l’emblème de Santos Palace, cette PME bruxelloise a aussi un visage, celui de Christian Blondeel, le patron, que nous avons rencontré…

 

BEP: Santos Palace fête donc ses 100 cette année Monsieur Blondeel ?

 

CB: Non, pas vraiment Santos Palace mais la Compagnie Brésilienne oui.

 

BEP: Je pensais que c’était pareil !

 

CB: Oui et non, je vous explique… C’est en effet en 1911 que la Compagnie Brésilienne a commencé a torréfier ici en ces murs.
Santos Palace est pour sa part une société fondée par mon père en 1936 à La Panne mais cette affaire est devenue trop petite pour permettre a deux familles, celle de mon père et de son frère, de vivre.
En 1971 ils ont donc racheté ici…

 

BEP: Donc si pas exactement 100 ans, 40 ans tout de même ?

 

CB: Oui, si vous voulez ou encore 75 ans si on prend comme référence 1936 !

 

BEP: Oui, voici trois anniversaires qui prouvent que l’affaire marche…

 

CB: On a toujours tout fait pour et on le fait encore et suivant la bonne méthode qui est selon moi de privilégier la qualité et le service à l’agrandissement démesuré.

 

BEP: J’allais justement vous poser la question: Pourquoi Santos Palace n’est-il pas présent en magasins ?

 

CB: Il l’est ! Nous avons deux boutiques, l’une au n° 13 de la rue Paul Devaux / n° 3 rue Marché aux Poulets à Bruxelles et l’autre au n° 306 de l’avenue de la mer à Koksijde.

 

BEP: A la côte ?

 

CB: Oui et nous avons là aussi des bureaux et une torréfaction au n° 40 de la rue de Furnes… Santos Palace à la côte c’est mon cousin !

 

BEP: Santos Palace est donc une histoire de famille ?

 

CB: Oui en quelques sortes vu que mon cousin étant à la côte, ici à Bruxelles, rue de Manchester où l’on peut aussi acheter, c’est moi et mes trois fils pour un total de onze personnes.

 

BEP: Mais pour revenir à la question… Oui vous avez deux boutiques mais on ne voit pas votre café dans les autres magasins ni dans les grandes surfaces…

 

CB: Non, ce n’est pas notre rayon. Acheter du café et le torréfier est notre job mais nous avons aussi toujours vendu les machines, c’est pourquoi notre secteur est l’horeca et les sociétés… Comme je vous l’ai dit précédemment, il ne faut pas en vouloir trop, il vaut mieux la qualité et le service… C’est aussi pourquoi nous sommes surtout sur Bruxelles et environs car toute machine qui tombe en panne doit être réparée au plus vite… Quelques clients à Liège me demanderait impérativement un technicien spécialisé sur place… Non, il y a là bas  Café Liégeois pour ça. Et puis, nous avons tous notre maison, notre voiture et nos loisirs… Faut-il plus ?

 

BEP: Philosophie très louable… Mais dans votre secteur qu’est l’horeca, vous avez fort a faire avec la concurrence, italienne notamment !

 

CB: Justement ma façon de voir le business n’est pas qu’une philosophie de vie mais aussi et surtout un besoin du travail bien fait, d’un service impeccable… Si vous avez un problème avec votre machine et que vous téléphonez chez Illy, aurez-vous monsieur Illy en ligne ? Et si votre café ne répond pas en qualité à vos attentes et que vous sonnez chez Rombouts, aurez-vous le patron au bout du fil ? Ici oui, même si c’est pour m’engueuler quoique je préfère de loin une explication devant un bon café… Tout le monde est le bienvenu ici et le café toujours prêt !

 

BEP: Oui chers lecteurs, vous venez de voir d’où j’ai tiré mon titre: «Christian Blondeel: visage de Santos Palace» vu que chez Santos Palace, oui, on peut mettre un visage sur la société, celui de Christian Blondeel qui est a la tête d’une PME au sens propre du terme, terme que beaucoup trop oublient hélas en ne pensant qu’au profit à tout prix.
Mais l’odeur de café chaud qui torréfie nous rappelle que nous ne sommes pas là dans une entreprise quelconque mais bien chez Santos Palace, spécialiste du bon café et en demandons plus à Monsieur Blondeel qui adore parler de café, bien sûr…
C’est en visitant l’atelier que nous poursuivons…

 

BEP: 200 tonnes de café vert rentrent ici chaque année, d’où vient-il ?

 

CB: Du Brésil, du Vietnam, d’Amérique centrale, d’Indonésie, d’Afrique, des quatre coins du monde car le secret d’un bon café est le mélange afin qu’il garde une longueur que le pur ne possède pas… Il faut aussi assurer un goût constant quelque soit la qualité de la récolte.

 

BEP: Vous acheté comment pour réussir cela ?

 

CB: Un trader à Anvers s’occupe de cela avec New-York, place incontournable du café où celui-ci est traité en bourse… Quand j’achète «mon» café, il a déjà été vendu 7 fois ! Oui, cette denrée est soumise aux spéculations.
Il faut scruter les cotations, passer les ordres au bon moment et… Se tromper le moins possible !

 
BEP: Les prix varient fortement alors ?

 

CB: Ça peut arriver et c’est là aussi un point fort de la maison, j’augmente quand il le faut vraiment mais n’hésite pas a diminuer dès que c’est possible… Je joue le jeu toujours en pensant à ma clientèle.

 

BEP: Mis à part «le secret du mélange» qu’est ce qui différencie une maison comme Santos Palace des grandes sociétés de torréfaction ?

 

CB: Justement la torréfaction qui chez eux se fait à haute température, rendement oblige, qui fait que tout y passe or le grain de café est enrobé d’une pellicule qu’il faut enlever pour ne pas nuire au goût sans y remédier par des ajouts. C’est possible a basse température (200 au lieu de 1.000°) mais ça pend plus de temps et on a plus de perte… Regardez, voici les fameuses pellicules retirées.

 

BEP: Et bien j’en ai appris des choses aujourd’hui, je vous en remercie! Mais Monsieur Blondeel est intarissable sur le sujet et me propose de prendre un café, occasion pour moi de l’interroger sur une chose qui me tenait à cœur à moi grand amateur de café…
Pour un amateur de bon café, il faut une bonne machine ?

 

CB: Oui, il faut un bon café, certes, mais aussi une machine performante.

 

BEP: Onéreux ça ?

 

CB: Pour un célibataire, certainement, et pour un couple aussi mais pour une société, même petite, ça peut s’envisager…  J’en propose de 1899 € à 8500 € HTVA.
Le top, la machine espresso Plus 4 You , économique tant pour le consommateur que pour l’environnement, bénéficie d’une prime gouvernementale de 35 à 50 %… Dans la Région Bruxelloise actuellement, pas encore la Wallonie ni la Flandre !

 

BEP: Oui mais moi je fais quoi ?

 

CB: Vous avez une balance de cuisine à la maison ?

 

BEP: Oui pourquoi ?

 

CB: Pour un bon café au percolateur, oubliez vos doses et comptez 50 gr de café par litre d’eau et vous verrez !

 

«Santos Palace… Quel café !..» est le slogan de la maison et moi je conclurai par: «Christian Blondeel… Quel homme!..»

 

Raymond Euchamps

5 mars 2011 - Publié dans Interview | Aucun commentaire »

La créativité, l’expertise et le dynamisme sont des qualités régulièrement attribuées aux wallons.

 

S’il est vrai que certaines grandes entreprises ont autrefois été nos ambassadrices à l’étranger, elles sont à présent très peu nombreuses. C’est le savoir-faire d’une myriade d’entrepreneurs et de TPE/ PME qui porte actuellement notre Région et constitue sa richesse.

 

Car la Wallonie bouge, vit, se transforme. Que ce soit dans des domaines traditionnels ou dans des secteurs technologiquement pointus, il ne se passe pas un jour sans que je ne rencontre un entrepreneur porteur d’une idée intéressante et désireux de mener son projet à bien. Le jeune qui ose, la personne souhaitant se réorienter pour enfin vivre ses rêves, ou même l’entreprise voulant étoffer son activité, … Tous m’adressent le même message : « qu’il est long, lent et compliqué le chemin » !

 

Souvent, l’impression de solitude, le manque de temps, la sensation « d’être le nez dans le guidon » priment. Il est certes possible de trouver de l’aide, les structures sont nombreuses. Mais elles ne sont présentes que temporairement ou pour certains aspects. Le besoin d’être soutenu tout au long de ce parcours du combattant et de pouvoir bénéficier d’un « effet miroir » sont donc bien présents.
 
Avoir la possibilité de dialoguer « d’égal à égal »,  avec une personne qui a une expérience de terrain concrète est une notion également très régulièrement exprimée.

 

Enfin, la possibilité d’être respecté dans ses idées est primordiale.

 

Ayant, moi-même, été confronté à cette étape dans ma vie, il m’a semblé important de pouvoir apporter une réponse à ces demandes. C’est pourquoi j’ai créé Start & Invest et ai voulu miser sur les quatre valeurs fortes que sont l’écoute, le respect, la qualité et l’engagement dans l’approche d’accompagnement que j’ai mise en place pour les porteurs de projet et les entrepreneurs. Je suis fermement convaincu que ce sont les entrepreneurs qui constituent l’avenir de la Wallonie, encore faut-il qu’on leur tende réellement la main !

 

Bernard Tilkens

5 janvier 2011 - Publié dans Interview | Aucun commentaire »

Eva Luna, boutique de la rue du Bailli à Bruxelles, vous connaissez ?
Ah oui, le sex shop !
Non, pas du tout, le love shop!
La différence s’il vous plaît ?
Et bien nous avons rencontré Fabienne Ceciliot qui y a travaillé avant d’ouvrir une franchise de l’enseigne bruxelloise au n° 241 de la chaussée de Bruxelles à Waterloo et lui avons demandé et posé toutes les questions que l’on se pose sur le sujet…

 

BEP: Alors Fabienne, c’est quoi un «Love Shop Eva Luna» ?

 

Fabienne: Certainement pas un sex shop! Comme vous l’avez remarqué en entrant, il n’est pas question ici d’un entassement de boîtes et d’un comptoir avec un homme ne connaissant rien aux femmes qui attend à la caisse. Ici tout est déballé, peut être touché et est expliqué.

 

BEP: En effet, c’est très feutré mais ne me dites pas que tout le monde est accueilli comme moi qui vient vous interviewer ?

 

Fabienne: Si, tout à fait, si c’est sa première fois, chaque client est accueilli personnellement et un tour explicatif de la boutique est fait avec lui.
Si je vois qu’un couple a fait l’effort d’entrer mais que je constate qu’il n’est pas à l’aise, je lui propose de revenir à la fermeture sur rendez-vous pour une discussion apéro avec boutique fermée.

 

BEP: Votre clientèle est ?

 

Fabienne: Variée… Femme pour elle ou pour lui, homme pour lui ou pour elle, des couples, des habitués, des novices… Il n’y a pas que les vibromasseurs pour dames savez-vous… Voici par exemple un vibromasseur pour hommes mais il y a mieux… L’œuf contenant une membrane avec laquelle monsieur peut se satisfaire seul mais avec laquelle madame peut aussi s’occuper manuellement de lui… Sensations garanties, ça fait fureur dans les pays asiatiques !

 

BEP: Je ne vois pas ici de grands engins noirs, torsadés !

 

Fabienne: Non, sauf quelques modèles basiques pour celles qui le désirent réellement, nous n’avons que du sophistiqué. Du haut de gamme sobre, sûr et efficace. Je déconseille par exemple couramment aux jeunes femmes de se procurer de tels engins basiques qui ne leurs apporteront que déception et parfois douleurs… Si c’est une question de budget, je préfère leur dire d’attendre et de s’offrir cet appareil par exemple… Garanti 10 ans et 7 sensations différentes possibles… Pour le clitoris, pour le vagin, pour le point G…

 

BEP: Stop ! Vous me parlez là d’une chose que tout le monde cherche et que personne ne trouve !

 

Fabienne: Détrompez-vous, ce point G existe et toute femme sait savoir où il se trouve en écoutant simplement quelques réactions de son corps… Je vous explique: pendant l’acte, votre compagne a t-elle déjà ressenti une envie soudaine de…

 

BEP: Stop ! Non… J’ai laissé partir Fabienne dans ses explications mais vous comprendrez que je ne peux retranscrire tout ici mais je peux vous affirmer que oui, elle s’y connaît la Fabienne à qui je demandais donc: Vous en savez des choses, vous avez une spécialisation ?

 

Fabienne: Non, pas du tout, j’ai travaillé trois ans à la rue du Bailli avec les fondatrices qui sont des professionnelles du secteur psycho-social et licenciées en sexologie et j’aime le sujet, c’est tout.

 

BEP: Vous parlez à tout le monde comme vous le faites avec moi ?

 

Fabienne: Certainement, je suis là pour conseiller avant de vendre, tel est le concept… Je suis là pour conseiller madame ou monsieur pour leur plaisir propre et si monsieur vient pour un joujou pour madame, il m’arrive régulièrement de dire, surtout s’il n’en a pas parlé d’abord avec elle, qu’il revienne avec sa dame et que nous pourrons ainsi discuter ensemble des besoins.

 

BEP: Eva Luna a d’autre choses ?

 

Fabienne: Oui, outre le Love Shop qu’est la boutique, nous pouvons nous charger de Love Parties, c’est là Eva Luna qui vous accueille en privé le soir chez nous ou qui se déplace chez vous et aussi Love Events destiné aux événements en entreprises pour fêtes de fin d’année, Saint Valentin, fête des secrétaires, anniversaire, … En proposant défilé de lingerie haut de gamme, cours de cuisine aphrodisiaque, présentation de produits coquins, dégustation des vins de l’amour, …

 

BEP: Avez-vous des anecdotes ?

 

Fabienne: Oui plein et parfois pas marrantes du tout mais vous comprenez que je préfère ne pas vous dire si ce n’est que oui, en voici une… Une jeune femme de 24 ans me demandant de lui dire si elle était clitoridienne ou vaginale? Vous imaginez !

 

BEP: Pour une femme, c’est vraiment ignorer son propre corps ça !

 

Fabienne: Et oui et tellement de gens passent ainsi à côté de leur vie sexuelle… Quel gâchis !

 

BEP: Il y a pourtant des cours d’éducation sexuelle maintenant !

 

Fabienne: Quoi ? Où ça ? Quand il y en a ce sont des cours d’anatomie parfois poussés jusqu’à comment mettre un préservatif et c’est tout! Un vrai cours d’éducation sexuelle devrait comporter un passage ici car le sexe est très important pour l’épanouissement d’une personne… C’est le plaisir par excellence de la vie… Mieux qu’un bon resto qui fait jouir vos papilles, le sexe, bien pratiqué en connaissance des corps et parfois avec l’aide de petits artifices, fait vibrer tout votre corps et est gratuit !

 

BEP: Bien Fabienne je vous crois car moi-même je viens d’en apprendre encore en parlant avec vous! Tiens, avant de vous quitter, qu’y a t-il au rayon dernières nouveautés ?

 

Fabienne: Voici l’amour à distance…

 

BEP: Quoi ?

 

Fabienne: Oui, madame a son appareil et vous avez votre télécommande afin de vous retrouver à distance et si vos affaires vous ont amené à des milliers de kilomètres c’est par votre ordinateur que vous pouvez communier intimement avec votre compagne.

 

Sidéré là je suis resté, vous en conviendrez, et si vous voulez en savoir plus passez au n° 241 de la chaussée de Bruxelles à Waterloo où Fabienne se fera un plaisir de vous accueillir dans le luxe, sans rien de rébarbatif ni de vulgaire et vous évitera de passer à côté d’un pur plaisir de la vie !

 

Raymond Euchamps

5 décembre 2010 - Publié dans Interview | Aucun commentaire »

Pour en savoir plus sur « Made in Wallonia », nous avons décidé d’en parler avec son initiateur, Vincent Granville, qui pourra nous en dire plus sur cette nouvelle initiative.

 

BEP : Tout d’abord, quel est le but de « Made in Wallonia » ?
 
VG : « Made in Wallonia » a comme objectif principal d’amener non seulement les entreprises mais également d’autres forces vives de notre Wallonie à tisser des liens entre elles. Notre tissu économique est, en effet, principalement composé de petites sociétés qui ont besoin de cette entraide pour atteindre leurs objectifs.

 

BEP : Comment vous est venue cette idée ?

 

VG : Au cours des nombreux contacts que j’ai eu, non seulement avec des entreprises mais également avec des associations, des artistes, des sportifs ou, encore, des pouvoirs publics, j’ai remarqué qu’il y avait une réelle envie de faire avancer les choses. J’ai cependant remarqué que chacun travaillait dans son coin alors que tous ont intérêt à collaborer.

 

BEP : A qui s’adresse « Made in Wallonia » ?

 

VG : « Made in Wallonia » s’adresse, bien entendu, à toutes les entreprises mais également aux associations, aux artistes, aux sportifs et, même, à toutes les personnes qui vivent en Wallonie ou qui ont des liens avec elle. Tous, nous avons intérêt à nous entraider car c’est de cette manière que nous pourrons progresser tous ensemble…

 

BEP : C’est original… Mais, pensez-vous que cette entraide puisse donner les résultats escomptés ?

 

VG : J’en suis persuadé ! Si vous regardez l’histoire du peuple Juif, vous remarquerez que c’est grâce à l’entraide qu’il a pu atteindre une force sans aucune mesure avec son importance numérique… Quand un Juif crée une entreprise, d’autres viennent l’aider et y investir… Par la suite, cette entreprise engage d’autres Juifs qui, à leur tour, font avancer les choses. Il en va de même pour les artistes et sportifs qui, s’ils ont du potentiel, trouvent toujours des compatriotes pour les aider à progresser… Alors, pourquoi ne ferait-on pas la même chose en Wallonie ?

 

BEP : Si j’ai bien compris, c’est ce que vous avez appelé l’Action Solidaire…

 

VG : Tout à fait. Cette action peut se situer au niveau d’actions marketing communes mais, aussi, à d’autres niveaux… Au sein de ma société, j’ai eu l’occasion d’expérimenter ce marketing solidaire au travers d’événements réalisés en commun avec d’autres et je dois dire que ce fut chaque fois une réussite… Avec, en plus, un budget partagé entre les partenaires. Cette philosophie, qui a également d’autres application, est particulièrement bien adaptée à notre tissu économique, culturel et social composé principalement de petites, voire très petites, entités.

 

BEP : Vous parlez également des réseaux sociaux…

 

VG : Ces réseaux sont justement basés sur la solidarité et tout le monde a la possibilité d’y jouer un rôle… Vous aimez une entreprise, une association ou un artiste… Il vous suffit de publier des liens sur votre profil et, si beaucoup de gens agissent comme vous, l’initiative que vous soutenez va acquérir une notoriété sur le réseau. Cela a déjà marché à de nombreuses reprises – Barack Obama étant un des plus beaux exemples – et il me semble judicieux d’utiliser ce moyen gratuit pour promotionner les nôtres !

 

BEP : Concrètement, que propose « Made in Wallonia » ?

 

VG : Beaucoup de choses… En plus du site internet, nous venons de lancer un journal trimestriel dont le premier numéro commencera à être distribué ce 15 septembre en différents endroits de Wallonie ou lors de manifestations importantes comme, par exemple, la soirée de clôture du GPWE. Il va sans dire que les colonnes de ce journal sont ouvertes… Un logiciel de comptabilité et de gestion est également mis gratuitement à la disposition des entreprises et associations… Et ce n’est qu’un début !

 

BEP : La question est de plus en plus d’actualité : croyez-vous à l’avenir de la Wallonie ?

 

VG : Bien sûr, la Wallonie possède, en elle, une force considérable qui lui permet d’envisager l’avenir avec sérénité et sans devoir dépendre de qui que ce soit. D’ailleurs, tout au long de son histoire, la Wallonie a toujours été à la pointe du progrès et il n’y a aucune raison pour que ce ne soit plus le cas dans l’avenir.

 

BEP : Et en ce qui concerne « Made in Wallonia » ?

 

VG : Le projet vient, à peine, de voir le jour et nous avons déjà un grand nombre de réactions positives. Certains s’inscrivent comme sympathisants, d’autres proposent de nous aider… Cela me conforte dans l’idée que « Made in Wallonia » répond à un besoin, ou à un souhait, de voir les choses de manière positive et de collaborer entre nous… Je ne puis donc que vous proposer de nous rejoindre car, plus nous serons nombreux, plus nous aurons la possibilité de faire bouger les choses !

 

Merci… Ceci dit, nous ne pouvons que vous inciter à devenir sympathisant de « Made in Wallonia », ceci d’autant plus que c’est gratuit… Et, si vous souhaitez plus d’informations sur cette initiative, nous vous invitons à lire les autres rubriques de ce numéro ou à vous rendre sur le site internet de « Made in Wallonia ».    

 

Raymond Euchamps

5 septembre 2010 - Publié dans Interview | Aucun commentaire »

Alors que les politiciens tergiversent, Karima agit !

Voulant interviewer Karima Safia, présidente de l’ASBL Insoumise et Dévoilée, j’avais rendez-vous au Résidence Palace à Bruxelles le 03 juin où elle tenait une conférence de presse pour présenter le n° vert 0800- 23 243 «S.O.S. Mariage Forcé» attribué depuis le 01 juin à l’association.
L’interview étant programmée après cette conférence de presse, je décidais néanmoins d’y assister. M’y trouvant à 14h00 comme prévu, pas de Karima !
Patientant après que l’on nous aie dit qu’elle était dans les bouchons, j’examine la salle…
Une vingtaine de personnes attendent patiemment, des journalistes, bien sûr, des intéressés et curieux aussi mais pas un seul politicien !
D’un pas décidé, un petit bout de femme entre… C’est Karima ! Elle dit bonjour à toutes les personnes présentes… Un bonjour ponctué d’un bisou à tous individuellement et puis monte au podium et annonce: «Nous allons encore attendre un peu car des personnes sont dans le bouchon d’où je sors!»
Sûre d’elle, énergique, décidée, naturelle, ainsi est Karima, cette marocaine de 34 ans née à Anvers et habitant Verviers qui est fière d’être musulmane comme son compagnon et qui est, depuis deux ans, présidente de l’ASBL Insoumise et Dévoilée créée pour venir en aide aux femmes musulmanes qui veulent quitter leurs époux ou parents afin de… Vivre tout simplement !

 

BEP: Comment tout cela a t-il démarré ?

 

Karima: Ayant connu moi-même contraintes et sévices durant ma jeunesse, j’ai fuis et ai écris le livre «Insoumise et dévoilée». Les réactions et témoignages furent nombreux. Je me suis rendue compte que mon cas n’était pas isolé, que des violences intra-familiales liées à des traditions archaïques perduraient encore de nos jours et pas bien loin… Ici en Belgique ! J’ai créé alors l’ASBL pour aider ces femmes.

 

BEP: Ça n’a pas dû être facile ?

 

Karima: Oh que non ! Mis à part Monsieur J.F. Istasse qui m’apporta d’emblée son soutien et son appui total, j’avais certes beaucoup de sympathisants mais était seule sur le terrain avec mon portable… Je recevais un appel et je fonçais à la rencontre de la désespérée sans trop me poser de questions et sans savoir comment j’allais gérer !

 

BEP: Cela a évolué ?

 

Karima: Oui et même assez rapidement,,,  J’ai été rejointe par des personnes ayant vécu mariages forcés, séquestrations, maltraitances liées aux traditions ou même simplement obligation de porter le voile. Ces personnes se battent maintenant tous les jours avec moi pour aider ces filles et femmes a se relever.

 

BEP: Quel est votre travail concrètement ?

 

Karima: Venir en aide immédiatement aux filles et femmes qui en font la demande personnellement ou par le biais des autorités (police, hôpitaux) du moment qu’elles déposent plainte… Même contre X si elles ne veulent pas désigner directement un proche mais il faut une plainte officielle afin d’éviter que la famille ne signale officiellement sa disparition car là , vous en conviendrez, ce serait la cata pour elle !
Une fois la fille «libérée», nous la prenons complètement en charge car le travail ne fait en réalité que commencer… Il faut la cacher, la réconforter, lui apprendre ses droits, la guider pour entrer pleinement dans sa «nouvelle» vie de femme libérée… Nous avons actuellement 18 familles d’accueil pour nous aider dans notre tâche.

 

BEP: Mais il y a des maisons spécialisées pour cela !

 

Karima: Nous avons essayé à nos débuts avec les centres d’accueil pour femmes battues mais ça n’a pas marché, les filles ne voulaient plus y rester après quelques jours. Ce ne sont pas des cas sociaux et ce sont des musulmanes donc très famille. Oui, il leur faut un nouveau cocon familial pour bien les reconditionner et les faire démarrer dans la vie… J’en ai même une actuellement qui envisage l’université et… Nous allons le faire ! Qu’elle organisation ou centre peut faire ça ?

 

BEP: Oui mais ça coute! Comment faites-vous ?

 

Karima: Quelques dons (au compte 068-2500123-72 de l’ASBL Insoumise & Dévoilée, rue Lucien Defays, 10 à 4800 Verviers où les membres paient une cotisation annuelle de 20 €) , une aide de 3000 € de la Région Wallonne et nos deniers à nous, c’est tout !

 

BEP: Vous n’avez pas de subsides pour une telle œuvre ?

 

Karima: Nous pourrions peut-être en avoir mais il faut faire des dossiers, les présenter et attendre… Ma petite équipe et moi n’avons pas de temps pour ces démarches fastidieuses. Si vous connaissez quelqu’un qui peut s’en occuper pour nous c’est OK, mais nous, notre énergie et notre temps sont dédiés aux filles qui n’ont pas le temps d’attendre !

 

BEP: Et les politiciens ne font rien ?

 

Karima: Ah ceux-là ! Ils apprécient et certains, qui ont vu que notre truc marchait, veulent maintenant se l’accaparer pour faire belle figure.
C’est pour cela que cette conférence de presse a eu lieu aujourd’hui… J’ai eu vent, vendredi, qu’une association allait naître avec n° vert… Nous avons passé tout le week-end a travailler et surtout à chercher les fonds pour la garantie demandée pour l’ouverture d’un n° vert et voilà, c’est fait! On ne sait pas encore comment on va payer les factures mais, qu’importe, nous sommes les premiers officiels et tant mieux pour les filles !

 

BEP: Pourquoi ?

 

Karima: Si ils tentent de faire quelque chose, croyez-moi, il vont droit dans le mur ! Ce sont avant tout des musulmanes et qui veulent le rester… Il faut connaître leurs coutumes, leur religion et ne pas perdre de vue, encore une fois, que ce ne sont pas des cas sociaux au sens propres du terme. Non, ce sont des filles qu’il faut, bien sûr, sauver mais surtout suivre, aider, consoler et rediriger après, et ce, 24h00 sur 24… Qui d’officiel va s’engager dans un tel sacerdoce ?

 

BEP: Tu n’a pas été courtisée en vue des prochaines élections ?

 

Karima: Oh que si par plusieurs! Comme j’ai répondu à Madame Lizin: «Ça ne m’intéresse pas, j’ai autre chose de bien plus important a faire et si ça m’intéresse un jour, je ferai mon parti !»

 

BEP: Dans tes photos sur Facebook, on te vois pourtant aux côtés de personnalités de toutes les couleurs politiques !

 

Karima: Non! Ce sont eux qui sont à côté de moi! Que voulez-vous ? Ils sont friands de clichés en ma compagnie quand ils sont présents à un de mes meetings, mais, sachez-le, et eux aussi, Insoumise et Dévoilée est apolitique et le restera !

 

BEP: Ils n’y en avait pas aujourd’hui !

 

Karima: Bein non ! Et alors ?

 

BEP: Il n’y avait même qu’une vingtaine de personnes !

 

Karima: Je ne veux pas attirer les foules ni les simples curieux, je veux juste des convaincus de ma cause et il y avait même une journaliste venue de France… Pas beau ça ?

 

BEP: Si, tout à fait ! Et, outre financièrement, vu que là ils sont peu nombreux a vous aider, côté collaboration comment ça va ?

 

Karima: Parfait! Services de police, acteurs sociaux, psychologues, médecins, juristes, avocats, Madame Michèle Dupuis (Égalité des Chances), Madame Clérin (substitut du Procureur du Roi), Madame Wilret (Procureur du Roi) et même… Un Imam car, non, notre religion musulmane, le Coran, ne parle pas de toutes ces pratiques que beaucoup lient aux arabo-musulmans.

 

BEP: Des anecdotes ?

 

Karima: Là nous sommes partis pour la nuit ! Mais à mes débuts, j’ai téléphoné à 10 médecins de la région de Verviers en disant: «Je suis musulmane, ma fille ne peut pratiquer la gymnastique ni la natation, je voudrais un certificat pour l’année»… Le premier m’a demandé mon adresse pour me l’envoyer sans visite ni honoraire et 7 sur les 10 m’ont dit oui pour un certificat de complaisance refusé, donc, par 3 seulement dont 1 d’origine marocaine! J’ai signalé cela à l’ordre des médecins et n’ai jamais eu de réponse !

 

BEP: Une dernière question Karima: «Crois-tu à l’intégration ?»

 

Karima: Le problème est faux ! Nous en sommes à la 3ième génération présente ici, les filles dont je m’occupe sont nées ici… Il faut arrêter de laisser encore venir des restes de familles qui se recomposent en vase clos chez-nous et tout ira bien. Aussi simple que ça !

 

Nous aurions pu continuer encore mais il ne m’est même pas possible de retranscrire tout ce qui a été dit tant Karima a dit de choses et en a encore a dire! Une autre fois, peut-être, mais quittons pour cette fois ce petit bout de femme oh combien sympathique non sans qu’elle nous présente deux jeunes filles qui l’accompagnaient… Oui, deux des dernières des 184 que Karima a sauvées et qui nous racontent leurs histoires en pleurant… Séquestrée, attachée au sol, battue par son frère, violée, mariée avec son cousin ou avec un arabe en mal de papiers,… Oui, cela se passe encore journellement ici, en Belgique, en vertu d’une prétendue dictature familiale islamique archaïque et c’est contre cela que se bat et se battra toujours et encore Karima !

Raymond Euchamps

 

 

Lien vers le profil Facebook de Karima Safia (vous devez être connectés à Facebook)

5 juin 2010 - Publié dans Interview | Aucun commentaire »

Il n’est pas chef d’entreprise mais le sera peut-être un jour et nous l’avons dès lors rencontré…
Quitter son pays natal, royaume de la bonne bière et de la frite pour se retrouver sur les pistes de skis suisses, est-il facile?
Qu’est ce qui peut motiver à partir habiter dans ce pays souvent considéré comme tranquille?
Belgique pays à fuir ? Suisse pays de rêve ?
C’est ce dont va nous faire par un jeune belge, à peine âgé de 19 ans, Timothée, vivant depuis peu à Saint Sulpice dans le canton de Neuchâtel.

BEP: Peux-tu tout d’abord nous dire quelques mots à ton sujet?

 

T: J’ai 19 ans et suis originaire de Jemappes, près de Mons. C’est là que j’ai grandi, entouré de mes parents et de mes deux sœurs. J’ai toujours vécu simplement. J’ai fait mes primaires et secondaires à l’Institut Saint Ferdinand (toujours à Jemappes). Puis ai voulu devenir ingénieur l’année avant mon départ de Belgique.
Bref, j’ai passé 19 ans de ma vie dans la région du Borinage.

 

BEP: Depuis combien de temps vis-tu en Suisse?

 

T: J’ai emménagé en Suisse pendant les grandes vacances de l’année dernière, au début d’août.

 

BEP: Où exactement ?

 

T: J’habite à Saint Sulpice dans le canton de Neuchâtel à environ 30 km de la frontière française.

 

BEP: La région te plaît-elle ?

 

T: Oui, énormément! Je ne me promène jamais sans mon appareil photo. Les paysages sont tellement magnifiques que même lors d’un trajet vers l’école, je suis capable de m’arrêter pour tirer une ou deux photos.

 

BEP: Quelles sont les raisons de ton départ chez les Helvètes ?

 

T: Je suis parti là-bas tout d’abord parce que mes parents y partaient, mon paternel ayant trouvé un travail en tant qu’assistant social dans une maison pour toxicomanes.

 

BEP: Il y a donc du travail là-bas ?

 

T: Effectivement qu’il y a du travail ici… Il suffit de chercher dans le bon secteur d’activités.

 

BEP: Comment expliques-tu cela ?

 

T: Ici, s’il y a beaucoup de places à combler, les étrangers peuvent venir sans même avoir le diplôme requis. Si par contre un secteur commence -même tout doucement- a saturer en mains d’œuvre, les places sont alors données en priorité aux autochtones… Les suisses fonctionnent comme ça et je trouve ce système plutôt bien fait !

 

BEP: Et la crise ?

 

T: Concernant la crise, les suisses l’ont vue venir… A un certain moment c’était le grand sujet de discussion. Le matin comme réveil à la radio: “La crise est là!” et ce constamment pendant des semaines jusqu’à ce que d’un coup… “Aux oubliettes la crise!”
En réalité, ils ont tout de suite pris les mesures nécessaires afin de ne pas sombrer dans cette crise.
Alors, venant du Borinage où le taux de chômage est malheureusement très élevé, cela faisait un peu rire d’entendre parler de crise alors que le taux ici était dans le pire des cas de 4 ou grand maximum 5%.

 

BEP: Et ça se passe comment pour ces 4 à 5% de chômeurs ?

 

T: Il n’y a donc pas beaucoup de chômeurs mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de malheureux non plus. La Suisse n’est évidemment pas connue pour sa pauvreté mais bien pour sa richesse… Tout le monde n’est pourtant pas forcément aisé mais la constitution oblige l’État a donner un toit et le minimum pour vivre à chaque suisse. Donc dans les rues, on peut apercevoir un malheureux ou l’autre mais il s’agit en réalité là d’un choix de vie.

 

BEP: Oui mais le système chômage ?

 

T: Il est limité. Les étrangers doivent avoir un permis de séjour de type C pour y accéder et pour ceux qui y ont accès, suisses ou non, il n’est que provisoire.

 

BEP: La Belgique ne te manque pas?

 

Effectivement on peut dire que la Belgique manque. La petite amie, la famille, les amis, les frites, les bières, les soirées… Tout cela manque pas mal mais je suis tout de même de retour fréquemment au pays pour retrouver cette atmosphère.
Malgré ce manque je me plais énormément là où je suis en Suisse. Il y fait tranquille et je dois avouer que je me sens encore en vacances depuis mon déménagement… Agréable ! Non ?

 

BEP: Qu’est ce qui occupe dorénavant tes journées ?

 

T: Pour le moment les journées sont occupées surtout par les cours. Je commence à 8h30 ma journée mais dois prendre le bus à 7h34 le matin pour revenir chez moi vers 18h. Après cela je n’ai plus beaucoup de temps mais je suis surtout branché sur ma guitare et puis le soir le contact avec les gens sur le net.
Ces derniers temps, mon temps-libre était destiné au ski. En habitant à 20 minutes en voiture des pistes, je n’allais tout de même pas m’en priver.

 

BEP: As-tu connu des difficultés au départ de cette «nouvelle vie» ?

 

T: Le départ n’est effectivement pas sans difficultés. La famille, la petite amie, les amis, tout ce petit monde qui nous entourait se retrouve du jour au lendemain à 700km et on ne peut pas y faire grand-chose si ce n’est revenir durant les vacances.
Se faire des amis sur place n’est pas si difficile vu que le suisse aime généralement la mentalité belge.
Ceci dit, les petits coups de blues ne sont pas rares et je suis souvent tenté de prendre le prochain TGV.
Mais on s’y fait petit à petit et on est content à la fois de revenir dans notre région et de repartir aussi.

 

BEP: En parlant de culture, nous savons tous que comme la Belgique, la Suisse dispose de trois langues officielles. Pas de soucis pour la communication ?

 

T: Pas de soucis!  La Suisse est environ à 70% germanophone 20% francophone et 10% italophone. Je ne comprends pas un mot d’allemand mais je me trouve dans un canton francophone ce qui ne pose donc pas de problème.
Les documents officiels sont toujours fournis dans les trois langues pour éviter les problèmes de communication.

 

BEP: D’accord tu es en région francophone mais y a t-il, comme ici, une tension entre les communautés ?

 

T: Non, pas vraiment ! Déjà entre citoyens les gens s’entendent plutôt bien même si la tendance est un peu comme chez nous.

 

BEP: Tu veux dire ?

 

T: En Belgique, les flamands parlent bien le français au contraire des wallons qui ont une connaissance assez faible du néerlandais… Et bien en Suisse, les suisses allemands parlent plus le français que les suisses francophones ne parlent l’allemand.

 

BEP: Et tu dis qu’il y a pourtant moins de tension là-bas qu’ici…

 

T: Les tensions politiques ne sont à vrai dire pas comme chez nous. Pour les lois, l’équilibre est plutôt bien réalisé. J’explique en deux mots… Pour voter une loi, cette dernière doit passer par deux chambres. Dans les deux, l’équilibre y est différent. Dans la première, il y a autant de représentants d’un canton selon le nombre d’habitants de ce canton. Dans la seconde, chaque canton possède le même nombre de représentants. Les cantons ne sont donc ni grands ni petits, le système les met à égalité et si la loi ne passe pas dans les deux chambres, elle doit être retravaillée et revotée. Une loi peut donc mettre plusieurs années à être mise en place car après, le peuple peut encore décider de faire un referendum.

 

BEP: Qu’est-ce que tu apprécies le plus depuis ton installation en Suisse ?

 

T: Ce que j’apprécie le plus c’est surement le paysage mais aussi le fait que la région dans laquelle je me trouve est fortement connue pour ses montres de luxe et en tant que fan de ces belles choses, évidement ça attire.

 

BEP: Qu’est-ce qui te manque le plus de ton pays natal ?

 

T: Ce qui me manque le plus! Je dirais que ce sont mes proches mais du pays même, c’est certainement la nourriture… Une bonne frite belge mmmhh!!! Et puis les activités diverses que l’on pouvait y avoir avec les amis.

 

BEP: Au sujet de la culture locale, as-tu des informations ou une anecdote qui illustrent la manière de penser en Suisse ?

 

T: Et bien il n’y a pas si longtemps que ça a eut lieu effectivement … Le vote d’une loi pour savoir si les minarets pouvaient être construits ou non sur le territoire suisse ou alors une autres qui concernait le nom qu’allaient porter les habitants d’un village (comme à Jemappes les Jemappiens).
Bref, pour tout et n’importe quoi, si quelqu’un n’est pas d’accord avec une décision fédérale ou communale, on peut très bien organiser un referendum pour savoir ce que les gens autour en pensent.
Je pense que cette manière de faire reflète vraiment la démocratie. C’est le pouvoir au peuple et pour le peuple… A la fois l’État dirige mais ne fait pas tout ce qu’il désire.

 

BEP: Quels sont tes projets pour l’avenir ?

 

T: Des projets pour l’instant ? Tout d’abord réussir mes études… Étant comme dit précédemment dans la région horlogère, je me lance dans l’horlogerie. Je pars effectivement dans 4 ans de formation en entreprise chez Chopard à Fleurier. J’en suis très fier car c’est vraiment une chance pour moi de pouvoir faire cela. A savoir aussi qu’en Suisse on forme plus par la pratique que par des cours, des cours et des cours.
Après cela nous verrons bien de quoi l’avenir sera fait, à 19 ans, je ne m’en fais pas réellement pour cela.
Bien ! Merci Timothée, bon vent en Suisse et aux politiciens belges qui nous lisent… Prenez-en de la graine !

 

Johan Ximenes

5 mars 2010 - Publié dans Interview | Aucun commentaire »

Shopping-Attitudes.com est un site unique qui cartonne de jours en jours et aux commandes de ce précieux outils pour les boutiques de mode : Gérald Mahy et Jean-François de Bassompierre… C’est ce dernier que nous avons rencontré pour nous parler de ce tout jeune bébé belge qui grandit à pas de géant !

 

BEP : Shopping-Attitudes.com est un moteur de recherche belge 100% prêt-à-porter. Vous êtes donc du milieu de la mode ?

 

J-F de B : Pas du tout ! Après l’architecture d’intérieur au centre des arts décoratifs de Bruxelles, j’ai complété mon bagage au St John College de Cambridge en Angleterre.

 

BEP : Non, effectivement, rien à voir avec la mode ni le domaine informatique ! Et ces études vous ont mené à quoi ?

 

J-F de B : De retour en Belgique, j’ai géré l’importation du Whisky Cutty Sark au point de vue marketing et commercial mais j’avais encore envie d’apprendre et 5 ans plus tard, j’ai entamé des études d’œnologie et repris deux sociétés de distribution de vins.

 

BEP : Vous êtes un touche à tout ?

 

J-F de B : Tout à fait ! Pour preuve, je me suis lancé dans le même temps dans l’informatique.

 

BEP : Là nous nous rapprochons de notre sujet ?

 

J-F de B : Pas si vite ! J’ai, en ce domaine, créé des réseaux intranet. J’ai travaillé entre autres pour British Aérospace Belgium et ai vendu mes deux sociétés vinicoles pour en reprendre une autre spécialisée, elle, dans la construction de maisons en bois. Deux ans plus tard, je rencontrais Gérald Mahy qui me parlait de l’idée Shopping-Attitudes et je m’y suis directement investi.

 

BEP : Ah oui je vois ! Et lui, Gérald Mahy, était dans la mode !

 

J-F de B : Mais non, vous n’y êtes pas ! Gérald est un gestionnaire spécialisé dans le repositionnement d’affaires qu’il rachète… Diplômé en comptabilité et en gestion d’entreprises, à 20 ans, il reprenait un resto au bord de la faillite et le remettait sur pieds. Véritable passionné de l’HORECA, il revendait alors ses parts pour reprendre de petits restos en se concentrant sur le marché des vins. Gérald a aussi touché à l’événementiel en travaillant pour Cré-action.

 

BEP : Et comment en arrivons-nous à Shopping-Attitudes ?

 

J-F de B : Je vous l’ai dit, l’idée est venue de Gérald que je connais depuis une quinzaine d’année.

 

BEP : Et comment cette idée lui est-elle venue vu qu’encore une fois, lui non plus n’a visiblement rien à voir avec le monde de la mode ?

 

J-F de B : Le plus simplement du monde. On peut dire tout bêtement d’une histoire vécue comme il peut en arriver tous les jours à tous.

 

BEP : Oui mais encore…

 

J-F de B : La maman de Gérald avait pour habitude de lui acheter des vêtements d’une marque bien connue jusqu’au jour où sa boutique multimarques favorite lui signalait ne plus avoir la distribution de cette marque et ni lui ni sa mère ne trouvaient « sa » marque autre part… Coup de nerfs de Gérald qui plonge sur Google et dans les pages d’or mais n’y trouve rien pas plus que sur le site de la marque vu que là ne se trouvent que les enseignes de la marque mais pas les revendeurs multimarques. Pour lui, il y avait là un quelque chose à faire. Un trou a combler et c’est en octobre 2008 qu’il se l’est dit. Un mois plus tard il m’en parlait.

 

BEP : Et vous avez accroché à l’idée ?

 

J-F de B : Que oui et de suite ! En tant que père célibataire ayant en sainte horreur de faire les courses, j’ai trouvé le concept génial… Une idée pouvant simplifier la vie et à laquelle personne n’avait encore pensé. Oui, notre complémentarité (moi commercial, relations publiques et lui gestionnaire) ajoutée à cela et ce fut parti !

 

BEP : Que propose exactement Shopping-Attitudes aux magasins ?

 

J-F de B : De communiquer leurs collections vers une clientèle appropriée sans devoir faire face aux investissements considérables demandés pour ce faire par les médias traditionnels. Le vendeur multimarques apparaît en fonction des marques distribuées ou de la localisation. Il peut publier ses coordonnées complètes ainsi que les photos de son magasin et les marques pourront bientôt présenter leurs collections en ligne. Il peut accroître sa visibilité par la mise en ligne d’une page internet ou un lien vers son site. Il peut faire des promos ciblées, du couponing et des ristournes. Il peut aussi interagir avec la clientèle potentielle et même faire une recherche d’emploi ciblée.

 

BEP : Onéreux ce service ?

 

J-F de B : L’affiliation de base pour être référencé est de 400 €/an quelque soit le nombre de marques… Si vous vendez 25 marques, vous êtes référencé 25 fois ! La page perso est tarifiée à 120 € à la création, c’est tout ! La newsletter trimestrielle est gratuite.

 

BEP : Et à l’internaute, çà apporte quoi ?

 

J-F de B : Une mine d’infos… Trouver une marque ou une seconde main dans une localité définie. Avoir toutes les infos et l’itinéraire (bientôt par SMS, I-Phone et GPS) sur et pour un magasin. Etre informé des promos et aussi et surtout pour ceux que çà intéresse, les offres d’emplois dans le secteur de la mode.

 

BEP : Encore une question, assez directe, j’en conviens, mais… Ca fonctionne ?

 

J-F de B : Je n’ai rien a cacher… Le nombre d’adhérents augmente de jours en jours et nous envisageons d’étoffer en passant du prêt-à-porter à tout ce qui touche la mode. Plus concrètement, après 6 mois d’existence, ce sont déjà plus de 900 points de vente (3000 marques référencées) qui nous font confiance. Le site affiche une moyenne mensuelle de 40.000 visites avec une augmentation mensuelle de 100 à 150 %.  Et, toujours en chiffres, une marque qui a une banner sur notre home page qui est liée à son site a vu la fréquentation de son portail augmenter de 2200 visiteurs en septembre, de 5800 en octobre et de 11.000 en novembre.

 

Jean-François de Bassompierre et Gérald Mathy ont osé et, c’est évident, ont vu juste en créant Shopping-Attitudes basée en Brabant Wallon et qui a le soutien de la Région Wallonne.

Raymond Euchamps

5 janvier 2010 - Publié dans Interview | Aucun commentaire »
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