Restos

Nous n’avons pas poussé la porte d’un resto mais feuilleté l’encyclopédie du chocolat et ainsi parcouru plus de 400 pages de pur bonheur…

 

C’est sous la direction de Frédéric Bau, Chef exécutif Directeur de la création à l’Ecole du Grand Chocolat Valrhona qu’il fonda en 1989, que cette encyclopédie du chocolat est née chez Flammarion (ISBN : 978-2-0812-3724-7).

 

Cet ouvrage essentiel et résolument pédagogique, destiné tant aux amateurs débutants ou confirmés qu’aux professionnels ou futurs professionnels que sont les apprentis, est richement illustré des splendides photographies de Clay McLachlan et accompagné d’un DVD avec séquences vidéo.

 

L’ouvrage traite bien sûr des pâtisseries au chocolat mais n’est pas un livre de recettes, non, il est bien plus et le terme d’encyclopédie est donc loin d’être usurpé avec des recettes évidemment mais aussi le matériel et les différentes techniques sans oublier le cahier théorique vous initiant aux secrets d’un bon chocolat, à sa dégustation et à sa conservation.

 

Cette encyclopédie a pour but de permettre à tous les amateurs passionnés de cultiver leurs talents de pâtissiers en s’appuyant sur les savoir-faire des grands chefs qui y donnent pas à pas les clés des techniques professionnelles du travail du chocolat pour arriver aux créations gourmandes.

 

En quelques mots et chiffres, cette bible du chocolat renferme plus de 100 techniques de la pâtisserie (tempérage, ganaches, mousses, décors, glaçages,…) pour tout savoir sur le chocolat ainsi que tous les gestes expliqués en photos pour réussir facilement les desserts, les secrets des plus grands chefs pâtissiers (Christophe Michalak du Plaza Athénée, Gilles Marchal de la Maison du Chocolat, Christophe Adam de chez Fauchon, Jean-Paul Hévin, Christophe Felder, Frédéric Cassel, Eric Léautey, …) et leurs recettes emblématiques mais aussi plus de 150 recettes classiques et tendance ainsi que 1h30 de DVD, véritable cours de pâtisserie afin de maîtriser les réalisations les plus délicates et enfin et non des moindres, tous les savoir-faire de l’Ecole du Grand Chocolat Valrhona qui attire les professionnels du monde entier comme le grand public dans 5 laboratoires de formation.

 

Indispensable à tous les gourmets, l’Encyclopédie du Chocolat peut aussi être un cadeau pour madame car l’amour est en partie dans ce livre… L’amour du chocolat, la passion de la gourmandise !

 

Raymond Euchamps

5 janvier 2012 - Publié dans Restos | Aucun commentaire »

Dans un cadre magnifique, le Raphaël vous ouvre ses portes pour une cuisine bien de chez nous…

 
L’Ilot Sacré est un endroit incontournable de Bruxelles en ce qui concerne ses demeures et la restauration mais là, en ce domaine, même s’il existe quelques enseignes de renom, il est triste de constater que la rue des Bouchers attire certes pour son décor mais bien moins pour la gastronomie…

 
Situé au n° 76 de la rue du Marché aux Herbes, le Raphaël tourne le dos à cette rue pour faire face à la Grand Place et vous offrir le meilleur dans le plus beau !

 
Une salle toute en profondeur avec quelques escaliers à descendre pour se retrouver à une petite table pour un « yeux dans les yeux » est fabuleux pour un couple et cette intimité des tête-à-tête est faisable sur plusieurs niveaux, reliés par escaliers et plans inclinés, offrant toujours une salle en longueur pouvant accueillir tant les familles ou bandes de copains que les hommes d’affaires pour dîner de travail dans un cadre élégant et rassurant.

 


L’accueil y est amical, le chef de salle sait y faire… Loin d’être avare en paroles, il l’est encore moins en explications et conseils mais toujours sans imposer ni s’imposer et sait se retirer quand il le faut. Oui, on s’y trouve directement bien et d’emblée en confiance au Raphaël.

 
Produits frais et de qualité travaillés dans la simplicité, telle est la cuisine du Raphaël qui propose une carte bien belge…
En entrée, outre les escargots de Bourgogne, une spécialité du chef à seulement 9,90 €, les scampis ou encore les croquettes aux crevettes de la mer du Nord, un grand choix de salades toutes plus appétissantes les unes que les autres sont proposées avec le summum à 14,90 € pour celle aux fruits de mer.

 
Pour la suite, vous avez le choix entre le waterzooï (15,20 €), les carbonnades flamandes (14,90 €) ou encore le lapin à la gueuze à 14,90 € tandis que votre rejeton choisira sans nul doute le « cheese bacon burger XXL » qui avec accompagnement à 14,90 € n’a certes pas un prix XXL !

 
Qui dit Belgique dit « Moules frites » et le choix proposé est des plus complets entre les marinières à quelques 18,90 plus que raisonnables et les « Champagne » à 25,50 €…

 
Mais qui dit Raphaël dit Grillades et là vous serez au paradis de la viande du pavé de bœuf à 15,90 à la côte à l’os à 25,50 en passant par le filet pur ou encore l’entrecôte… Et si votre rejeton opte aussi pour une grillade, pourquoi pas le blanc de poulet à 13,90 € ?

 

 
Vous êtes « grillades » mais pas viandes… Alors la sole meunière grillée est toute indiquée.

 

 
Desserts chocolatés et incontournables gaufres de Bruxelles vous attendent évidemment avant de sortir de table !
Moins belge est la carte des vins, bien sûr, mais toute aussi abordable et surtout très bien achalandée… Un conseil, laissez-vous guider par le chef de salle qui s’y connait, je vous l’assure… Et de plus, il est tellement agréable de parler du divin breuvage comme de cuisine avec lui… Et même de café mais ça c’est entre lui et moi !

 

Raymond Euchamps

5 décembre 2011 - Publié dans Restos | Aucun commentaire »

Au départ, il y avait un endroit délicieusement vert. Un étang de pêche blotti dans un de ces coins de verdure encore aujourd’hui nombreux à Bruxelles mais qui, en ce tout début de XXème siècle, étaient innombrables, surtout dans ce coin quasi paradisiaque pour l’époque qu’était l’actuelle commune de Watermael-Boitsfort.

 
Sur les bords de l’étang s’était ouvert un type d’établissement en ces temps là fort courant, que l’on appelait un café laiterie. Ce nom ne venait pas d’une consommation particulièrement abondante de produits laitiers -auxquels les clients de l’époque préféraient nettement des boissons plus corrosives issues de l’art brassicole- mais bien de ce que la plupart de ces estaminets étaient généralement établis dans d’anciennes fermes habilement transformées en débit de boissons.

 
L’endroit devait faire le bonheur de générations de riverains durant de nombreuses années, surtout à la belle saison, jusqu’au triste jour où, voici deux décades, un incendie ravagea le bâtiment qui, à la suite de cette triste catastrophe, allait rester inoccupé pour une bonne dizaine d’années.

 

Après bien des discussions sur la réaffectation des lieux, la Région de Bruxelles Capitale décida alors de prendre les choses en main et de chercher une équipe qui, dans le cadre d’un droit de superficie, exploiterait ce lieu à la fois historique et prometteur, qui en plus est situé en plein cœur de  la Héronnière, le seul éco-parc de l’agglomération.

 
C’est donc ainsi que, voici dix ans, trois amis liés entre autre par la pratique du Rugby au sein  de l’ASUB, décidèrent de relever le défi en recréant dans ce lieu magique un établissement, conçu dans l’esprit de celui d’origine mais réalisé en tenant compte des réalités du secteur Horeca d’aujourd’hui.

 
Pour le décor intérieur, en raison de l’affectation première du bâtiment, l’idée allait rapidement tourner autour des sports d’extérieur avec bien entendu la pêche, illustrée par la présence de quelques vieilles cannes, matériaux et trophées d’un autre âge, mais aussi très rapidement d’autres disciplines aquatiques, comme l’aviron avec un double scull (une ancienne et vénérable embarcation) pendues au plafond ou franchement plus terrestres comme, passion des exploitants oblige, une série de maillots de rugby des équipes contre qui ils ont joué.

 
Le tout dans un ensemble de volumes à deux niveaux à l’ambiance chaleureuse, rappelant quelque peu certains établissements de la Nouvelle Angleterre…. Une attache américaine sans doute prémonitoire si l’on sait que le trio, aujourd’hui réduit à une paire, s’était à une époque conjointement lancé pour un temps dans l’exploitation d’un « Brussels Bistro» à Laguna Beach,  dans le sud de la Californie.

 
Dix ans plus tard, même s’ils ne sont aujourd’hui plus que deux dans l’aventure, Nicolas Carlier  et Alain Gérard poursuivent le petit bonhomme de leurs « Pêcheries » avec enthousiasme dans un décor toujours aussi intemporel mais également, et c’est sans doute le plus important, avec un souci de la clientèle qui fait plaisir à voir.

 

C’est que, sans jamais avoir revendiqué de prétentions de haute gastronomie, la cuisine servie dans l’établissement fait partie de celle dont on ne se lasse jamais. Volontiers qualifiée par ses auteurs de « belgo-belge », la carte fait la part belle à des spécialités aussi incontournables que la croquette aux crevettes – oui, oui, avec un pluriel bienvenu à « crevettes » !- réalisées dans la maison, mais aussi, en saison, à de superbes moules ou encore de belles préparations de gibier. Tout ceci à côté d’une série de suggestions, en fonction aussi bien du calendrier que des trouvailles du marché, avec une petite prédilection pour les abats nobles, comme les ris et rognons ou travaillés comme l’andouillette.

 

 
L’offre se veut particulièrement accessible, avec des entrées entre 7 et 13 €, des plats entre 10 et 19 € mais aussi un lunch deux services à 15,50 € et un plat du jour à 9 € ainsi, pour les groupes et sur réservation, d’intéressants menus du mois. Du côté de la carte des vins, que des bonnes surprises également, avec une belle sélection en provenance de France et du reste du monde, comprenant pas mal de très jolies bouteilles proposées en dessous de la barre des 25 € mais aussi quelques flacons plus ambitieux pour les amateurs.

 
Inutile d’écrire que, situé dans un environnement aussi verdoyant, un des atouts majeurs  du restaurant Les Pêcheries est évidemment le jardin, d’une belle capacité qui, à la belle saison, est sans aucun doute un des plus agréables de la capitale. Même avantage avec le vaste parking contigu qui, de son côté, est recouvert depuis quatre ans à l’occasion du 21 juillet pour la tenue, avec la complicité des autorités communales pour un grand bal populaire de la fête nationale.

 
Parmi les autres activités proposées par les Pêcheries, comment ne pas évoquer également les mercredis soir, au cours desquels, pour un droit de bouchon forfaitaire de 2 € par personne, les amateurs peuvent amener les  flacons de leur cave et les déguster en toute quiétude. Idem, dans le même esprit, avec les « jeudis-vins », organisés généralement les deuxièmes jeudis du mois et à l’occasion desquels, pour un soir, les produits d’un viticulteur ou d’un négociant sont mis en valeur au sein d’un menu quatre services boissons comprises proposé au prix très intéressant de 35 €.

 
Bonheur également, en saison d’hiver, pour les amateurs de jazz, avec les concerts organisés normalement tous les 3èmes jeudis et qui remplissent l’établissement.

 
Plénitude, enfin, pour les amateurs de moules, tous les mardis soirs au cours desquels les précieux mollusques sont servis non moins qu’à volonté !

 
Si on ajoute à tout cela que le Wifi est gratuit pour tous les clients, qu’une belle salle à l’étage d’une capacité de 30 couverts est à la disposition des groupes, que le personnel de salle est on ne peut plus sympathique et que le couvert moyen dépasse rarement les 30 €, on ne voit franchement pas pourquoi on bouderait son plaisir à rendre une petite visite à ces « Pêcheries » si bien situées…

 

Break-Even

5 octobre 2011 - Publié dans Restos | Aucun commentaire »

Un concentré d’Italie dans l’assiette… et en salle !

 

 

La Main dans la Poêle : rien que le nom de ce restaurant a de quoi intriguer, piquer la curiosité, signaler qu’on a affaire ici à une adresse vraiment pas comme les autres ! L’une des particularités de la maison - c’est loin d’être la seule ! -  c’est que tous les plats que l’on commande sont effectivement servis à table, dans une poêle… L’appétit aiguisé par toutes les saveurs qui se dégagent de ces sympathiques casseroles, on se sert, on se ressert, on goûte ce que l’autre a commandé… C’est déjà une approche différente, on ne peut plus conviviale, d’une cuisine qui ne laisse personne indifférent : celle de toutes les régions d’Italie, des recettes du terroir, parfaitement mises en valeur par le savoir-faire, la maestria de Ciro, chef-magicien des fourneaux !

 

 

Un chef, une vraie personnalité

 

La Main dans la Poêle, c’est en effet d’abord, avant tout, un chef, une présence, depuis l’ouverture il y a 7 ans, midi et soir, celle de Ciro Cica. Issu d’une famille où
la gastronomie est à la fois une passion et un métier, transmis de génération
en génération, Ciro comme l’appelle les nombreux habitués, a voulu faire à la Main
à la Poêle un restaurant à son image, un endroit à la fois simple, chaleureux, décontracté, et évidemment où l’on mange bien ! Une cuisine saine, composée avec des produits naturels, frais, de saison, venant quasi exclusivement d’Italie.
De l’authenticité dans les saveurs, sans aucune tricherie ni faux-semblants,
de l’authenticité aussi dans les recettes, dont les racines s’inscrivent dans la tradition, mais que Ciro réinterprète aussi, apportant sa touche personnelle, sa manière
de préparer, d’accommoder, de relever les plats.

 

 

Pas de carte, des plats composés selon le marché, les saisons

 

Une démarche qui repose sur la confiance : ici, pas de carte, mais uniquement
des plats inscrits sur un tableau, selon le marché. Bien souvent d’ailleurs ceux qui sont un tant soit peu familier de la maison préfèrent demander directement au chef quelles sont les suggestions du moment, à moins qu’ils ne redemandent
une des recettes qu’ils ont particulièrement appréciées lors d’un précédent repas !

 

 

 

Des vins italiens… dans toute leur générosité

 

Ciro, en bon épicurien, ne laisse à personne le soin de sélectionner et d’importer
les vins qu’il propose, des vins exprimant toute la générosité des différents terroirs transalpins, depuis le vin maison provenant de la région de Naples (20 euros), jusqu’aux plus grandes bouteilles, en passant par les Brunello di Montalcino, Barbaresco, Barollo, ou encore, difficile à dénicher chez nous, un vin provenant de l’île d’Ischia, une découverte.

 

 

La Main à la Poêle, vrai restaurant convivial

 

Outre la cuisine à la fois traditionnelle et authentique, préparée avec l’amour du terroir, ce qui fait vraiment de la Main à la Poêle un endroit unique, c’est l’ambiance on ne peut plus détendue qui y règne, une dolce vita appréciée par tous, y compris par quelques personnalités célèbres, comme Lara Fabian ou Calogero pour ne citer qu’eux, qui viennent en amis, avec la garantie, comme pour tous les autre clients,
de passer un très bon moment. Rien d’étonnant dès lors à ce que les repas
se prolongent souvent jusque tard, voire très tard dans la soirée…

 

 

Un concentré d’Italie de l’assiette à la table

 

Une ambiance relax, un cadre au diapason : pas de tape à l’œil, mais un bar carrément niché en vitrine, histoire déjà d’annoncer la couleur, de signaler qu’ici on est entre bons vivants, ensuite deux petites salles intimes, des toiles contemporaines sur les murs pour donner des touches de couleurs, une atmosphère chaude, amicale, agréable, avec une cuisine totalement ouverte, une nécessité pour Ciro, a l’affût
des réactions des clients, un œil sur les fourneaux, l’autre sur les tables.

 

Un petit escalier en colimaçon mène à un sous-sol aménagé en cellier, avec d’un coté une grande table d’hôtes (l’endroit le plus « privé » de la maison), de l’autre d’autres petites tables, disposées entre des étagères où sont rangés les pâtes, les bouteilles d’huiles, et même quelques jambons et saucissons !

 

Break-Even

5 septembre 2011 - Publié dans Restos | Aucun commentaire »

C’est ainsi… Dès que reviennent les beaux jours, le corps appelle à la fois plus de fraîcheur et de légèreté dans l’assiette. L’occasion d’enchanter son palais avec des senteurs de garrigues ensoleillées et de mer aussi bleue que le ciel. Mais aussi de faire confiance à des spécialistes qui savent ce que le terme « cuisine de saison » signifie.
Cette connaissance, voilà près de 16 ans que Pierre Duqué et Rocky Renaud en témoignent quotidiennement dans leur Passage ucclois. Les guides gastronomiques de premier plan ne s’y sont pas trompés, qui chantent à l’unisson la qualité de l’endroit. Avec une terrasse-jardin parmi les plus exceptionnelles de la capitale, un accueil aussi chaleureux que professionnel et, bien sûr, une cuisine qui sait à la fois combiner sensualité et esprit,  l’équipe du Passage peut légitimement revendiquer la place qui lui est due dans la galaxie de la gourmandise.

 

 

Un duo rassurant

 
A une époque où la télévision laisse entendre que la cuisine est un métier à la portée de tous, où la médiatisation de certains chefs les éloigne tellement de leurs cuisines qu’ils n’y sont plus jamais et où nombre d’amateurs se lancent un peu n’importe comment dans l’art culinaire, des duos comme celui qui se trouve à la tête du Passage sont rassurants.

 
A l’accueil en effet, Pierre Duqué n’a rien à voir avec certains tenanciers d’établissement arrivés un peu par hasard dans le secteur et qui ne comprennent rien à ce qu’ils font. Professionnel aguerri, il n’a pas son pareil pour mettre à l’aise une clientèle séduite d’entrée de jeu. Le cadre, aussi spacieux que lumineux, est pour beaucoup dans l’impression de bien être ressentie une fois les portes franchies. L’espace a en effet été conçu dans un esprit entièrement rénové à l’occasion du déménagement de l’établissement depuis la maison voisine, ceci voici un peu plus d’un an.

 

 

Ingrédients rares

 
Mais la conquête définitive des clients se concrétise bien entendu au moment où arrivent les premières assiettes. A la tête des fourneaux de la maison depuis le début, Rocky Renaud possède un solide bagage culturel culinaire. Spécialiste des épices, qui constituent à ses yeux – et à ses papilles !- le plus naturel des exhausteurs de goût, notre homme n’hésite pas à rechercher, grâce à des fournisseurs aussi professionnels que pointus, des ingrédients rares qui vont faire la petite différence. Celle-là même qui fait que l’on a envie de venir et revenir dans un restaurant parce que, précisément, on y mange ce que l’on ne trouve pas ailleurs et encore moins chez soi.

 
A la fois sensible et volontariste, le chef sait aussi quand il faut lever le pied sur des saveurs qui ne manquent pourtant pas dans sa cuisine. Ainsi, avec le retour des beaux jours, il a pris le parti, logique mais judicieux, de revenir vers une légèreté tant en termes de calories que de saturation des saveurs. Exit la crème et les fonds appuyés, ceci au profit de produits de saison tout en subtilité, magnifiés par de splendides jus d’épices et de légumes. Oubliés jusqu’à l’hiver, les jus corsés et tout ce qui peut agresser un palais avide de sensations aériennes. Une cuisine bien dans l’air de la saison, donc, qui ne fait jamais que confirmer le talent d’un chef aussi en phase avec les saisons qu’avec le marché.

 
Pour arroser ces richesses, pas vraiment de soucis non plus, avec une cave riche de plus de 150 références sélectionnées avec passion, essentiellement dans le registre hexagonal mais qui ose également s’ouvrir vers quelques jolis flacons venus d’ailleurs… Rien de mieux qu’une conversation avec Pierre Duqué pour décider quelle bouteille assortir aux petites merveilles qui sortent des mains de son compère Rocky Renaud.

 
Vaste parking

 
Mais tout ceci ne doit-il pas coûter affreusement cher ? Eh bien, avec un lunch avec double choix à 30 € et des menus à 45 et 60 €, Le Passage se profile largement comme un des plus accessibles dans sa catégorie, celle d’une véritable cuisine gastronomique reposant sur des produits exceptionnels, travaillés par un véritable spécialiste et présentés par un professionnel qui l’est tout autant.

 
Avec un remarquable salon privatif qui peut accueillir sans sourciller de 9 à 18 couverts, une ouverture à toutes les suggestions et, ce qui ne gâte rien dans le quartier, un parking de belle capacité, un Passage qui mérite donc, en ce joli printemps, que l’on y passe et que l’on y repasse…

 

 

Break-Even

5 juin 2011 - Publié dans Restos | Aucun commentaire »

Il y a des chefs taiseux, qui ne sortent pas de leur cuisine. Et puis d’autres nettement plus communicatifs, qui aiment savoir pour le bonheur de qui ils travaillent. Georges Grintzias fait assurément partie de cette catégorie. Que dire de ce sympathique bonhomme, qui symbolise à lui seul toute la richesse de l’Union européenne ? Avec un papa grec et une maman allemande qui a rencontré son mari à Liège, Georges est né à Charleroi, où ses parents s’étaient installés après avoir, dans un premier temps, exploité un établissement dans la Cité Ardente.

 
Nouveau déménagement pour la famille, ensuite, qui ouvre un des premiers restaurants grecs du quartier du Midi : le « Parthénon ». C’est là que notre homme apprend en observant ses parents ce que travailler dans l’Horeca signifie : « On faisait à l’époque une moyenne de 250 couverts par jour… à une moyenne de 25 FB par tête ! »

 
Suivent, toujours pour la famille, différents établissements, toujours à Bruxelles, dont le premier « Renard » du nom, rue du Progrès, même si Georges Grintzias quitte un moment le métier. En effet, alors qu’il ambitionnait de devenir maître d’hôtel, il suit des cours de technicien radio-tv !

 


Après une petite réorientation et un passage par les Arts et Métiers, il se retrouve électricien diplômé, avant de devenir agent de voyage, en tant qu’agent de comptoir, et puis à la tête de sa propre agence, Destination Travel, place Dailly à Schaerbeek. Mais la Guerre du Golfe met le secteur du voyage en grosse difficulté et Georges décide alors de se relancer dans l’Horeca, non pas sans avoir été suivre une formation professionnelle au Ceria.

 

 
Conforté par le soutien de la famille, il ouvre alors son premier établissement à lui, le Coin d’Athènes, avant de se lancer dans le Renard 2, qu’il doit hélas quitter en raison d’un problème de bail. Heureusement, à l’époque, une maison assez connue dans le Brabant wallon, à Glabais, connue sous l’enseigne de « La Bonne Ferme » vient de cesser son activité. C’est ainsi que, dans un premier temps, Georges Grintzias crée « Le Renard de la Bonne Ferme », un concept de café-restaurant proposant une simple cuisine de brasserie. Néanmoins, trop habitués, les clients venaient essentiellement pour la restauration et, rapidement, le patron à l’écoute des conseils, évolue vers un restaurant plus ambitieux. C’est ainsi que s’offre désormais au gourmand « La table de Georges », l’enseigne du Renard étant préservée à la fois pour l’activité traiteur et pour ne pas trop déstabiliser les vieux habitués…

 
Le décor ? Avec une salle à manger très lumineuse largement ouverte sur l’extérieur mais également dotée d’une belle cheminée, le maître des lieux n’a eu qu’à choisir un mobilier sobre et élégant pour créer un espace simple et convivial, doublé d’une salle arrière un peu plus rustique où se retrouvent les amateurs de ce qui est devenu une des grandes spécialités de la maison : la fondue bourguignonne à volonté. Celle-ci, proposée à un prix déjà incroyable tout au long de la semaine et presque offerte le mercredi, jour de promotion, fait en effet partie des incontournables musts qui font accourir les clients qui viennent même depuis Bruxelles.

 

Mais limiter l’art gourmand de Georges Grintzias à cette spécialité serait tristement réducteur.
En effet, à côté des moules qui font également, en saison, le succès de la maison, notre chef, qui est un membre très actif d’Euro-Toques et de la Chaîne des Rôtisseurs propose également un remarquable panaché de cuisine aussi bien belge que française… ou grecque !

 
Bien que né en Belgique, ce cuisinier n’en a pas pour autant oublié ses racines helléniques. Et c’est ainsi que l’on retrouve à sa carte une série de spécialités grecques, dont le Mezze, ici décliné aussi bien en entrée qu’en plat et pouvant même être accompagné de grillades, mais aussi de grands classiques comme la Moussaka. Avec également, la chose mérite d’être soulignée, des préparations moins courantes mais méritant le détour, comme le savoureux lapin à la grecque.

 
Un lapin également décliné, précisons le, d’une manière nettement plus belge, c’est-à-dire à la Kriek ! C’est que bien d’autres spécialités de notre terroir, comme les boulets à la liégeoise, les carbonnades ou encore les chicons gratinés font également le succès de l’endroit, à côté d’incontournables classiques de la cuisine française, comme le succulent os à moelle ou encore la parfaite sole meunière…

 
Du côté de la cave, pas mal de bonnes surprises hexagonales largement en dessous des 25 € mais également de bons vins maisons d’origine grecque presque offert eut égard à leur remarquable qualité prix !

 
Une cuisine ouverte sur tous les horizons de la gourmandise, donc, pour un chef à la bonne humeur communicative et qui n’est jamais aussi heureux que lorsqu’il voit que ses clients sont contents… Idéalement situé à un jet de pierre de la capitale, dans un site où les problèmes de parking sont inconnus et avec, à la belle saison, un splendide jardin, le restaurant de Georges Grintzias fait véritablement partie des coups de cœurs de ceux qui le découvrent.

 
Pourquoi bouder son plaisir, donc, et ne pas rendre une visite à cette « Table de Georges » aussi conviviale que gourmande ?

 

Break-Even

5 mars 2011 - Publié dans Restos | Aucun commentaire »

Pour associer le plaisir des papilles et le plaisir des yeux, La Bonne du Curé est l’endroit !

 

Au numéro 33 de la rue de l’Ecuyer reliant la place de la Monnaie à la gare centrale, c’est là, en plein centre de Bruxelles, que se trouve un établissement dédié aux amateurs de ce qui est beau et bon…
La Bonne du Curé, un Resto-B’art imaginé par Pierre Piwonski, fou amoureux de la vie et de la gastronomie belge, et décoré par Juan Kiti, fou-artiste hors normes.

 

En entrant, c’est tout d’abord le plaisir des yeux qui est aux anges…
La luminosité dégagée par l’impensable salle à manger imaginée par l’artiste bruxellois Juan Kiti en jette…
Entièrement composée de meubles, tables et chaises de récupération qui sont peints d’un blanc à l’éclat rarement rencontré et ensuite redécorés et tout cela sur un sol cerise, oui, c’est de l’art à l’état pur qui fait qu’avant même de découvrir la carte, le plaisir est présent !

 

Il y a bien sûr une cuisine dans ce Pays des Merveilles où Manuel Ramos Rodriguez, formé à la rude mais prestigieuse école du traiteur Loriers, est aux commandes. Il revoit avec talent et inventivité les grandes spécialités de terroir pour présenter une superbe carte dont certains éléments sont parfois refusés à la clientèle, fraicheur oblige !

 

Faisant l’impasse sur le « Belgian Mojito» où le soda est remplacé par de la bière blanche ainsi que sur le cocktail à base de cuberdon et de bonbon à la violette proposés comme apéritif, j’optais pour une bière…
Une bière comme apéro ?
Oui mais une « Bonne du Curé », une blonde édition limité « Baiser d’anges » brassée à l’Abbaye du Val-Dieu selon une recette du 13ème siècle, recette remise au goût du jour par les brasseurs du Val-Dieu en collaboration avec Pierre Piwonski et je me suis très vite aperçu que j’avais fait le bon choix pour deux raisons…
Cette bière est tout d’abord un vrai délice mais j’ai aussi eu tout le temps de découvrir la splendide carte en dégustant les 75 cl de ce breuvage qu’on ne trouve bien sûr que là !

 

En prenant comme entrée les scampi à l’Eau de Villée, on s’aperçoit d’emblée qu’on ne lésine pas sur la disponibilité des produits à la Bonne du Curé…
Non, ce n’est pas qu’un nom sur la carte, l’Eau de Villée est bel et bien présente dans la préparation !

 

Après cette délicieuse entrée, mon choix se dirigeait vers une araignée de bœuf… Superbe présentation pour cette pièce de choix, qualité et quantité étaient présentes dans l’assiette à côté de laquelle avait été déposé un vrai cornet de frites bien belges !

 

Ayant, à mon habitude, demandé le vin maison,c’est un Languedoc réserve Clos de Belloc qui m’était servi… Du bonheur comme d’ailleurs mentionné sur l’étiquette !

 

Remerciant et félicitant le chef, je lui fit remarquer que tout cela était copieux, ce à quoi il me répondait: « Le principal ingrédient pour une bonne cuisine familiale, c’est l’amour, l’amour de ceux pour qui vous cuisinez… Nous voulons du bon, du fin mais aussi rassasier, tel est le but », ce à quoi je ne pouvais que répondre: « Oui, très bien mais je me vois obligé de faire l’impasse sur le dessert ! »

 

Raymond Euchamps

5 février 2011 - Publié dans Restos | Aucun commentaire »

Gaëtan Colin est un jeune chef qui monte et qui se dédouble… A découvrir sans nul doute !

 

Les gastronomes de la région bruxelloise connaissent Gaëtan Colin, cuisinier ou plus exactement créateur et son Jaloa situé au départ à la Place de la Vieille Halle aux Blés.
Se trouvant là a l’étroit vu le succès, Gaëtan Colin installait le Jaloa à la Place Sainte-Catherine mais regrettait très vite de ne plus pouvoir assurer sa gastronomie «pointue» devant tant de clientèle…

 

L’infatigable créateur dédoublait alors le Jaloa….
Au n° 5 de la Place Sainte-Catherine, la Brasserie Jardin Jaloa est un des endroits incontournables du bien mangé et de la convivialité bruxelloise et au n° 4 du Quai aux Barques se trouve Le Jaloa, un haut lieu de la gastronomie.

 

Gaëtan Colin: un jeune chef qui monte…
A seulement 32 ans, Gaëtan Colin, membre des Jeunes Restaurateurs d’Europe, a déjà obtenu plusieurs distinctions…

 

«Meilleur chef européen à la S.Pellegrino Cookink Cup»… L’été dernier, 14 jeunes chefs internationaux participaient à la dixième édition de la «S. Pellegrino Cooking Cup» à Venise où la compétition consiste a confectionner un plat gastronomique à bord d’un voilier disputant une régate sur la lagune vénitienne !

 

Outre le titre de Meilleur chef européen, Gaëtan Colin se classait deuxième du «Asqua Panna and S.Pellegrino Young Chef of the Year» (international), là où goût, présentation, accord mets-vins-eau et difficulté de préparation sont jugés dans des conditions peu habituelles.

 

«Grand de demain» dans le Gault & Millau Belgique Luxembourg 2011. Le réputé guide le reconnaît comme le jeune chef le plus prometteur pour la région de Bruxelles et lui octroie aussi un 16 sur 20 soit deux points de plus qu’en 2010 et deux Toques.

 

«Le Fouet d’Or 2011» décerné par les magazines du groupe Roularta (Weekend le Vif, Trends, Knack, …) et attribué par un jury de journalistes gastronomes.

 

Notons encore que dans quelques jours, les 26 & 27 janvier prochains, Gaëtan Colin défendra ses chances à la finale du «Bocuse d’Or», véritable coupe du monde des cuisiniers qui se disputera à Lyon.

 

Brasserie Jaloa: un endroit incontournable !
A même le trottoir, quartier de Bruxelles consacré au meilleur de la mer oblige, un superbe banc d’écailler avec produits (crevettes, crabes, homards, huîtres, caviar,…) pouvant être consommés sur place ou emportés.

 

A l’intérieur, le décor est plaisant avec ses couleurs chaudes et les chemins de table en cuir sont du plus bel effet.

 

L’accueil est remarquable, très classe tout en restant sympa !

 

Aux beaux jours, manger dans la plus belle cour-jardin de Bruxelles est un plaisir à lui seul dont je ne me suis pas privé !
Des oliviers, des vignes en tonnelles, des tables de deux ou de quatre très espacées vous laissant en couple ou en groupe en toute discrétion, un bar, un barbecue, oui, un jardin unique et aussi et surtout un personnel on ne peut plus attentionné sans être trop présent !

 

La brasserie vue par Gaëtan Colin est  simple et traditionnelle franco-belge sans pour autant choquer les exigeants.
Tous les produits viennent bien sûr de fournisseurs de premier ordre et chaque plat est signé Jaloa par la petite touche de raffinement propre à Gaëtan Colin.

 

M’excitant les papilles avec l’apéritif maison, un fabuleux champagne/mandarine, le garçon apportait un excellent pain et son huile d’olives ainsi qu’une bouteille d’eau plate stimulant la digestion, une Galvanina (antique source romaine ) à 2,50 €.
Pour le vin, je partais, comme à mon habitude, sur le vin du patron et trois m’étaient proposés à 8 € le ¼, 14 € le ½  ou 22 € les 75 cl: un Santa Carolina 2008 Reserva, un Cabernet Domaine Penautier ou un Château des Alouettes de Nîmes. Optant pour le premier, je ne regrettais pas mon choix, bien en bouche du plat au fromage.

 

Les potages et entrées froides ou chaudes se déclinant de 7 à 18 €. Je choisissais un filet de hareng, pommes tièdes à la ciboulette à 13 € alors que ma compagne se laissait aguicher par une cervelle de veau sauce tartare…
Succulentes et copieuses, ces entrées pourraient pour beaucoup être considérées comme plats, mon filet de hareng aurait d’ailleurs dû être mis au pluriel !

 

Les plats de 19 à 21 € sont eux aussi de bonnes présentation et composition tels la joue de bœuf confite en Parmentier sur lit d’épinard à 18 € ou encore le foie de veau aux échalotes, gratin dauphinois et ses petits légumes à 21 €.

 

Une croquette au crevettes en entrée tout comme un boudin compote en plat sont aussi à la carte, comme quoi, oui, la Brasserie Jaloa est ouverte à toutes et tous !

 

Restaurant Jaloa: un lieu !
Oui, un lieu unique à tel point que nous dirons «Le lieu» de la cuisine raffinée et inventive qui se trouve dans une somptueuse bâtisse composée d’une aile du XVIIème  et d’une autre constituée de ce qui semble bien être la plus vieille maison de Bruxelles, dernier vestige du couvent de la Sainte-Croix remontant au XVème.

 

Là, il faut réserver car le créateur ne s’occupe que de 25 couverts maximum…
Un voiturier vous attend devant le n° 4 du Quai aux Barques, vous sonnez et on vient vous accueillir pour entrer dans un endroit contemporain, très select, superbement décoré, très sécurisant et apaisant,… Oui, vous entrer là dans un autre monde, le monde de Gaëtan Colin !
Un lieu dans lequel, à quelques pas de vous, il crée devant «son» public dans une cuisine largement ouverte !

 

Tel un artiste, il jongle avec les produits du marché du moment, il crée, il invente, il travaille sur les saveurs, les textures, les cuissons pour vous faire passer un moment (comptez tout de même +/- 3 heures !) de pur bonheur qui est une succession de découvertes !

 

Ne demandez pas la carte, il n’y en a pas ! Non, on ne va pas là pour manger, on va au Jaloa pour se laisser aller dans un voyage gourmand ou plus exactement encore se laisser surprendre !
Une seule carte est présente, celle des vins, et je vous conseille de la laisser de côté  et d’opter pour la variation des vins en accord avec les mets successifs afin de vous laisser guider et surprendre complètement…

 

Un seul choix vous reste donc, celui non pas du menu, non, même pas celui-là qui change tous les 15 jours vu que suivant les variations du marché (produits de saison) et du chef mais seulement celui de votre appétit, à savoir 4, 6 ou 9 services…

 

Le 4 services est à 58 € (72 € avec sélection des vins), le 6 services est lui à 76 € (105 € avec sélection des vins) et le 9 services comportant 2 entrées chaudes suivant l’inspiration du moment du chef est à 95 € (128 € avec sélection des vins).

 

Le cadre est magique, le voyage est inoubliable… Chaque plat vous arrive et est seulement alors présenté (composition, cuisson, …) et chaque vin qui accompagne est expliqué (région, cépage, façon de travail,…).

 

Pour ma part, il n’est bien sûr pas très indiqué d’aller au Restaurant Jaloa en groupe ni même en famille et encore moins pour discuter d’affaires.
Non, l’idéal reste de faire ce fabuleux voyage gastronomique en couple mais pour les autres et autres occasions il y a la Brasserie Jaloa car en fait, Jaloa n’est ni un resto ni une brasserie, c’est un monde, le monde de Gaëtan Colin !

 

Raymond Euchamps

5 janvier 2011 - Publié dans Restos | Aucun commentaire »

Invité à une bio-dégustation en chaud et froid, j’étais septique, moi habitué aux restos de renom, mais j’y suis allé, ai découvert timidement d’abord et en suis revenu… Convaincu !

 

Qui n’est pas appelé a faire un jour ou l’autre appel à un traiteur ? Notre petit pays compte bon nombre de spécialistes de très haute qualité mais Biorganic Factory, premier traiteur labellisé 100 % Bio, propose une dimension supplémentaire qu’est celle d’une alimentation saine répondant aux critères les plus stricts de l’agriculture biologique présentée de plus dans un contexte aussi respectueux de l’environnement que possible.

 

Certes de petites structures travaillant artisanalement existent depuis pas mal de temps pour tenter de satisfaire quelques convives mais pour de gros événement, non, il n’y en existait pas avant… Biorganic Factory !

 

Professionnelle exigeante dans le domaine d’organisation d’évènements et impliquée dans la mise sur pied de grandes manifestations en relation avec l’environnement, Isabelle Ratzel a pensé aux particuliers, certes, mais aussi et surtout aux entreprises pour offrir une forme de catering et d’organisation à la fois saine et plus responsable en terme d’implications écologiques et s’est entourée de qui y fallait pour mettre sur pied une structure qui, tout en tenant compte des exigences, pourrait rencontrer la demande d’une clientèle à la fois demandeuse de qualité et de respect de l’environnement…
Philippe Ratzel, son frère, très sensible à une démarche environnementale responsable est avant tout un professionnel de la cuisine avec «La Ferme Rouge» et «La Cuisine du 519» comme passé, deux enseignes exploitées avec son complice de toujours, Didier Van Rooy, tout aussi impliqué et convaincu par la démarche environnementale.

 

C’est donc ce trio qui est à la tête de Biorganic Factory, à l’heure actuelle la seule structure dans notre pays pouvant mettre sur pied de A à Z des évènements élaborés dans un esprit aussi proche que possible d’un respect total de l’environnement.

 

Le premier aspect est bien entendu culinaire avec un ensemble de préparations élaborées à base de produits issus de filières biologiques jouissant d’un label bio-garantie certifié «Certisys» et si certains produits exigés par le client ne sont pas disponibles, il est fait appel à des produits issus du commerce équitable ou de productions locales respectant les règles du développement durable et valorisant les circuits courts.
Je vous rassure, tant les modes de préparations que les présentations sont traditionnelles et axées sur les deux grands plaisirs que sont le gustatif et le visuel !

 

Il y a un autre aspect que l’assiette pour Biorganic Factory…
Dans la conception même de l’évènement, il est fait uniquement appel à du matériel aussi neutre que possible en termes de gestion des déchets… L’entièreté de la vaisselle, des couverts et des nappages et autres serviettes est choisie dans une gamme recyclée, recyclable ou réutilisable.
Lieu de l’évènement, personnel et déplacement de celui-ci tout comme le choix du savon utilisé, tout est étudié et pris en compte avec comme seul mot d’ordre: «Respect de l’environnement» !

 

Oui mais a quel prix tout cela ?
Les prestations de Biorganic Factory ne sont en rien plus élevées que celles d’un autre traiteur classique de bon niveau avec, pour exemples, un petit déjeuner classique à déjà 9€/personne, un petit déjeuner buffet à 16 €/personne, un buffet froid & drinks à 18 €/personne ou encore un buffet chaud & froid & drinks à 20 €/personne.
Et ça donne quoi ?

 

Lors de la dégustation respectant donc l’environnement, les saisons et les vraies saveurs, ils nous fut proposé une mousseline de carotte et espuma vert au cumin, un siphon de choux fleur à l’huile de colza parfumée, un gratin de panais au macis, un gaspacho de potimarrons, un espuma de rutabaga au mascarpone, un petit flan de choux de Milan au salsifis frais, un potage de topinambours au Roquefort, un blanc de volaille revu et corrigé façon chicon gratin et une feuille de bette farcie à la mousse de volaille de nos régions sans oublier le moment sucré composé d’un siphon de crème brûlée à la banane séchée, un granita d’orage à l’estragon en one shoot et un espuma de chocolat noir de noir…

 

Sceptique, oui, je l’étais mais convaincu que l’on peut manger à la fois bon, beau et intelligent, oui, maintenant je le suis !

 

Raymond Euchamps

5 décembre 2010 - Publié dans Restos | Aucun commentaire »

Place St Job à Uccle, c’est là que les malles-postes s’arrêtaient au 18ème pour permettre de reprendre des forces et près de 300 ans plus tard, c’est toujours dans le même endroit que l’on vient se rassasier dans le même esprit…

 

Tout fait de boiseries et de carrelages, le décor authentique inspire la convivialité et cette convivialité se ressent dès le passage de la porte… Pas de chichis ni d’habillement requis!
Non, 7 jours sur 7 de midi à minuit, familles et bandes de copains peuvent là s’esclaffer sans retenue tout en mangeant et même en mangeant très bien…
Bruyant diront certains à qui je répondrai tout d’abord que nous sommes dans une brasserie et aussi que l’endroit est sacré pour bon nombre de ucclois et que affluence ne rime bien sûr pas avec calme plat !

 

Aux commandes, Thierry Groeteclaes, un licencié en sciences économiques tombé dans les casseroles et poêles par pure passion et qui jongle avec les produits de saison pour pouvoir offrir une cuisine saine et savoureuse…
Côte à l’os (2 couverts), foie de veau aux échalotes confites, rognon de veau maison, vol au vent tradition, duo de boudins artisanaux, cervelle de veau sauce tartare, os à moelle présentés dans leur bouillon… Çà ne vous met pas l’eau à la bouche ?

 

Moi, après de très belles et savoureuses ravioles d’écrevisses à la brunoise de légumes, beurre blanc à la ciboulette et tomates séchées en entrée, j’ai opté pour le jambonneau braisé à la sauce moutarde de Meaux… Un pur délice pour 16€ car oui, les prix sont plus que raisonnables au Relais St Job où les entrées froides sont proposées de 9,50 à 15 €, les chaudes de 10 à 13,50 €, les deux pouvant être servies en plat de 14 à 22 €. Le prix des plats varie lui de 13,50 € à 26,50 € mais là pour un filet pur irlandais et les desserts s’échelonnent de 6,50 à 10 €… Abordable, vous en conviendrez, pour une cuisine «tout fait maison» à l’exception du pain et de la glace !
Toujours côté prix, un lunch deux services du lundi au vendredi à midi est proposé à 12,90 € et un menu week-end trois services est lui proposé à 22 € sans oublier les enfants qui ont le plat plus dessert à 9,50 €.

 

Assez parlé d’euros, revenons à la table pour préciser que les fans de poissons et crustacés ne sont pas oubliés au Relais St Job qui a son vivier d’où sort le homard qui sera cuit à la minute et servi encore légèrement tiède et donc moelleux ou grillé et qu’aucun poisson surgelé ne transite par les cuisines.
Les végétariens sont aussi les bienvenus pour savourer le wok de légumes du marché ou encore l’assiette de légumes vapeur, filet d’huile d’olive, entre autres.

 

Côté vins, Thierry Groeteclaes voue une véritable passion à son cellier et çà se remarque d’emblée par son choix avec en ce qui me concerne un Bourgogne rouge de 2007 proposé «frais», un pur moment de plaisir avec ce vin pourtant dit «du patron»!
Qu’il est parfois difficile de choisir le vin qui ira avec tout le repas et ou qui plaira à toute la table, on le sait aussi au Relais St Job qui propose donc les vins au verre !

 

Banquets et réunions impossible dans ce décor et cette ambiance d’antan ? Détrompez-vous …
Présentant une décoration d’un style résolument différent axée sur la brique nue et les ors des miroirs et des lustres, l’espace banquet tranche sur le reste des volumes avec sa séparation vitrée qui permet aux convives de se sentir résolument entre eux sans pour autant être confinés dans un espace totalement clos et l’on bénéficie là des équipements les plus récents en matière de multimédias.

 

Pas de jardin ? Si mais en suspendu !
Même si nous sommes toujours dans la bâtisse du 18ème, nous ne sommes plus -hélas- dans la campagne où s’arrêtaient les malles-postes mais monter d’un étage et arriver sur la terrasse est synonyme d’entrer dans un autre monde situé pourtant toujours en ville… Tout en teck, près de 100 m2  pouvant être utilisés quasiment neuf mois sur douze grâce à sa couverture à la demande par un système de tente rétractable et son chauffage par rayonnement, voilà de quoi faire le bonheur d’une soixantaine de personnes et… de quelques fumeurs !

 

Le Relais St Job est donc une brasserie familiale recommandée aux bandes de copains mais aussi un endroit idéal pour banquets, fêtes de famille, dîners d’affaires, anniversaires, communions, mariages et aussi cocktails dînatoires jusqu’à 100 personnes sans oublier son espace bar devenu lieu de rendez-vous des ucclois !

 

L’accueil y est chaleureux, le service sympathique et la cuisine tellement bonne !

 

Raymond Euchamps

5 novembre 2010 - Publié dans Restos | Aucun commentaire »
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